« Nous devons travailler l’omnicanalité » (Julie Bécart, Avant Cap)
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Marseille Business Avant Cap
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Marseille Business Avant Cap
DR
« L'investisseur à une dynamique très volontariste sur le site, nous avions déjà eu une extension et un agrandissement en 2013 », rappelle Julie Bécart, la directrice du centre, insistant sur le fait que la vision durable n'est pas nouvelle et fait partie intégrante de la stratégie de l'investisseur - qui ne souhaite pas pour autant communiquer sur le montant injecté - et que d'autres investissements sont à venir.
Mais outre l'investissement « technique », c'est bien toute l'ambiance générale du centre qui doit être travaillée, l'objectif étant de maintenir une atmosphère capable de continuer à attirer la principale cible que sont les familles.
« Il est important que le consommateur ne se perde pas dans les différents étages, aussi le parcours client est-il jalonné d'espaces de repos, d'espace de jeu pour les enfants », poursuit Julie Bécart, insistant sur les liens humains qui se sont consolidés entre les différentes enseignes du centre, recréant ainsi, d'une certaine façon, une âme de centre de village, promet la directrice générale.
Ou on en revient à la notion d'un centre commercial lieu de vie. Apparue il y a quelques années, cette vision d'un centre qui ne serait pas uniquement un lieu où l'on vient faire ses achats mais où l'on consomme diverses activités mène désormais les stratégies. Ce qui oblige, d'une certaine façon, à toujours réfléchir sur ce qui peut contenter, attirer et surtout faire revenir le client. « Nous développons une stratégie de lieu de vie, nous accueillerons bientôt un escape game, un centre de loisirs pour la famille appelé Prison Island qui réalise sa première implantation dans les Bouches-du-Rhône, au sein d'Avant Cap ».
Réfléchir sur l'offre commerciale est aussi challengée par les années de crise sanitaire, qui ont forcément bouleversé les attentes et les centres d'intérêt. Ce que confirme Julie Bécart bien volontiers. « Avant la crise, nous avions un positionnement très mode. La zone commerciale de Plan de Campagne est très axée décoration et nous nous sommes posés la question de savoir si cela allait suffire. Le fait d'accueillir des marques à forte notoriété nous a permis de voir la clientèle revenir. Le bon compromis c'est d'avoir les bonnes enseignes, avec de quoi se restaurer et la possibilité de s'accorder des moments de pause ».
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Laurence Bottero