Le port méditerranéen, laboratoire des transitions
Natasha Laporte
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Les ports de Méditerranée, actifs stratégiques à l'heure de la troisième révolution industrielle, celle de la décarbonation.
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Les ports de Méditerranée, actifs stratégiques à l'heure de la troisième révolution industrielle, celle de la décarbonation.
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« Une position unique », à la convergence de l'Europe, de l'Afrique, du Moyen-Orient et de l'Asie, « qui lui donne un avantage compétitif considérable », la Méditerranée abrite différents modèles de ports qui font preuve d'une « capacité d'adaptation remarquable » lors des crises, comme celle qui a vu l'an dernier le flux des conteneurs se reconfigurer en mer Rouge, dresse Pierre Leonidas. Qu'il s'agisse de grands ports à transbordement, comme Tanger Med ou Barcelone, généralistes, comme Fos-sur-Mer, ou de taille moyenne, à l'instar de Sète et Livourne, ces lieux sont aussi des laboratoires de la relation maritime entre l'Europe et l'Afrique, estime le directeur adjoint en charge des affaires publiques et institutionnelles du Cluster maritime français.
Car au-delà des liens commerciaux, les ports méditerranéens se distinguent par une identité particulière, celle d'une histoire et d'un destin commun, abonde Christophe Castaner, président du conseil de surveillance du Port de Marseille-Fos. « Nous ne sommes pas uniquement une plateforme portuaire, mais également un levier de compétitivité industrielle », complète Mehdi Tazi-Riffi, Pdg du port de Tanger Med, un hub mondial classé troisième selon l'indice de performance des ports à conteneur de S&P, qui accueille une centaine d'entreprises, françaises, allemandes et japonaises, entre autres.
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« La bataille des ports se gagne à terre, puisqu'un port est efficace quand il arrive à maîtriser la connectivité terrestre et à créer un hinterland qu'il va pouvoir agrandir, relier avec des moyens durables afin d'accueillir sur son territoire l'industrie et la logistique pour créer un écosystème efficace grâce à la proximité du maritime », observe pour sa part Christine Cabau Woehrel, vice-présidente en charge des actifs et opérations chez CMA CGM (actionnaire de La Tribune, NDLR) et qui estime que pour devenir un grand port, il faut donc « une logique de bâtisseur visant à créer un écosystème qui va s'auto-alimenter ». Bref, être un « aménageur du territoire » créateur de valeur.
Natasha Laporte