Béziers : un contrat de ville pour relancer les quartiers défavorisés
Rémy Martino
Rémy Martino
Les représentants de l'agglomération Béziers Méditerranée, du Conseil régional, de l'État, du département de l'Hérault et de la Ville de Béziers ont signé le 25 juin le contrat de ville de Béziers (34) pour la période 2015-2020 avec de nombreux partenaires (parmi lesquels la Chambre des métiers de l'Hérault, la CCI de Béziers, l'Agence régionale de Santé, l'Académie ou la Caisse des dépôts).
Ce contrat définit les grands axes de développement de la ville pour les années à venir, qui s'orientent pour Béziers vers l'intégration des quartiers en difficulté du centre-ville, notamment ceux de la Devèze et de l'Iranget/Grangette.
L'aménagement, notamment la réalisation de logements sociaux, est en effet l'un des principaux axes du contrat de ville. Ce dernier a fait l'objet de sept mois de concertation entre élus, techniciens, membres de la société civile et acteurs économiques pour aboutir, selon le préfet de région Pierre de Bousquet à "un socle tout à fait acceptable". L'État s'est d'ailleurs déjà engagé verbalement, jeudi, sur l'aménagement.
Pour le reste, la partie chiffrée reste encore à définir. Les contrats de ville sont financés sur les crédits disponibles des instances signataires du projet. En l'absence de budget, chacun des signataires s'engage à soutenir financièrement les axes (qui seront plus tard définis en fiches d'action) du contrat de ville.
Robert Ménard, maire de la ville de Béziers, a cependant fustigé un dispositif qu'il estime inutile : "Je regrette l'existence de ce contrat de ville. Si tous les précédents avaient atteints leur objectif de mieux vivre ensemble, nous ne serions pas là". Il y voit cependant un intérêt :
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Dans ses grandes lignes, le contrat de ville de Béziers prévoit notamment pour 2015-2020 d'agir sur la formation en mettant en place des politiques éducatives en phase avec les besoins du territoire. Il vise également le développement de l'accès à la culture et à la santé, de meilleurs dispositifs de sécurité, et une plus importante politique d'intégration des populations.
Rémy Martino
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