Airbnb : la Ville de Paris veut abaisser le nombre de nuitées autorisées

Le Conseil de Paris a voté à l'unanimité mardi la volonté de significativement baisser le nombre de nuitées autorisées - 120 actuellement - pour les locations de meublés touristiques.
Dans les quatre premiers arrondissements, un logement sur quatre ne sert plus à loger des Parisiens, a dénoncé l'élu communiste Ian Brossat.
Dans les quatre premiers arrondissements, "un logement sur quatre ne sert plus à loger des Parisiens", a dénoncé l'élu communiste Ian Brossat. (Crédits : iStock)

Paris n'en a pas fini avec Airbnb et consorts. La ville souhaite que le nombre maximum de nuitées autorisées pour les locations de meublés touristiques soit "significativement baissé", selon un vœu voté mardi à l'unanimité par le Conseil de Paris. La capitale française, qui demande au gouvernement que les collectivités elles-mêmes puissent décider d'un nombre maximum, aujourd'hui de 120 nuitées, "ne souhaite pas à cette heure-ci le fixer", avant de discuter notamment avec les élus, a indiqué Ian Brossat, adjoint PCF au logement de la maire PS de Paris Anne Hidalgo.

| Lire aussi : Airbnb : dans six mois, l'enregistrement auprès de la mairie sera obligatoire

Paris, dans les six prochains mois, va par ailleurs organiser une rencontre avec d'autres grandes métropoles pour "travailler à une régulation concertée", de même qu'elle va lancer un "Observatoire de la location meublée touristique à Paris" avec les élus.

754.000 euros d'amendes depuis janvier

Dans les quatre premiers arrondissements, "un logement sur quatre ne sert plus à loger des Parisiens", a dénoncé le communiste. Il a indiqué que 754.000 euros d'amendes avaient été prononcées par la justice depuis janvier pour infraction à la réglementation.

Le président du groupe UDI-MoDem Eric Azière a, par ailleurs, envoyé mardi une lettre à tous les parlementaires pour qu'ils fassent en sorte, par la loi, de donner aux collectivités les "pouvoirs réglementaires nécessaires".

Paris, comme toutes les grandes villes touristiques, cherche à réguler ce type de locations souvent illégales qui se développent au détriment du secteur hôtelier, favorisent la spéculation immobilière, vident certains quartiers de leurs habitants et provoquent des désagréments quotidiens pour les autres. Un numéro d'enregistrement sera obligatoire à partir de décembre pour toute personne désirant louer son appartement sur une plate-forme numérique.

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Commentaires 6
à écrit le 28/09/2017 à 0:40
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Toutes les grandes villes rèveraient d'attirer autant les touristes qui créent richesse emplois, ne polluent pas avec des voitures, mais pas Paris qui a envie de revenir à la pauvreté des faubourgs de mon grand-daron, lol!

à écrit le 27/09/2017 à 23:42
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Les hôteliers, ce sont des électeurs. Et pour les élus de Paris, les touristes qui rapportent de l'argent et créent des emplois on s'en fout . (D'après les cours d'économie de Science Po et de l'ENA.)

à écrit le 27/09/2017 à 9:37
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Il est stupide de vouloir durcir une reglementation qu'un quart des loueurs ne respectent deja pas !!! => il faut tout controler automatiquement via un partage d'information avec Airbnb, s'ils ne partagent pas alors ils sont complices et donc sujets...

le 27/09/2017 à 12:28
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Changez pas de main!

le 28/09/2017 à 16:31
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Et sinon, d'autres brillantissimes idées rapportées de votre dernier séjour en CORÉE du NORD?

à écrit le 27/09/2017 à 9:34
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Et une fois de plus, le socialisme en action ! La question n'est pas d'empêcher de travailler, mais de s'assurer que tout le monde paie ses taxes et impôts de la même manière. Pourquoi ne pas interdire les touristes pendant qu'ils y sont :-)

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