Amazon : les syndicats proposent une reprise progressive d'activité

 |   |  462  mots
(Crédits : Kevin Mohatt)
Les syndicats CGT, CFDT et SUD d'Amazon France proposent à la direction une reprise progressive d'activité, alors que le géant américain de la logistique a fermé jusqu'au 5 mai ses centres français, dans un communiqué commun diffusé ce mercredi.

Une reprise progressive d'activité. C'est la proposition portée par les syndicats CGT, CFDT et SUD d'Amazon France, alors que le géant américain de la logistique a fermé jusqu'au 5 mai ses centres français. "Contrairement à ce que vous affirmez partout, les organisations syndicales, quasi unanimes, n'ont d'autre but que protéger la santé des salariés, des intérimaires, des salariés des entreprises extérieures intervenant dans les entrepôts ainsi que par ricochet, les proches de l'ensemble de ces travailleurs", indiquent les trois organisations syndicales.

Elles détaillent une proposition qui prévoit une consultation des instances représentatives en deux étapes, la première s'étendant sur une "dizaine de jours maximum" pour préparer une reprise d'activité "limitée avec des effectifs réduits et une organisation du travail révisée", "la seconde d'environ un mois, qui commencerait par exemple deux semaines après cette reprise d'activité limitée et après présentation par la direction d'un retour d'expérience, avant une reprise d'activité complète".

Lire aussi : DIRECT Coronavirus : 11,3 millions de Français sont en chômage partiel

A défaut de négociation, les syndicats se réservent le droit de "mener toutes les actions, y compris judiciaires, afin d'obtenir le respect des droits des salariés et de leurs représentants". Ils réitèrent aussi leur demande d'un paiement à 100% des salaires des personnels ayant exercé leur droit de retrait.

Réduction des délais de consultation des CSE

Amazon a été sommé vendredi par la cour d'appel de Versailles de procéder à une évaluation des risques liés à la crise du coronavirus avec les représentants du personnel et de réduire son activité d'ici là sous astreinte de 100.000 euros par infractions constatée. Le groupe a préféré fermer ses entrepôts jusqu'au 5 mai. Un comité social et économique central (CSEC) convoqué lundi a été repoussé à mercredi 14h.

Lire aussi : Défaillances d'entreprises : les PME sous pression

Me Judith Krivine, avocate conseil de SUD/Solidaires, craint qu'"Amazon joue la montre en attendant le décret réduisant les délais de consultation du personnel pour les reprises d'activité". Le groupe avait jugé vendredi que "l'enjeu principal n'est pas tant la sécurité que la volonté de certaines organisations syndicales de tirer parti d'un processus de consultation complexe avec les CSE".

Une ordonnance prévoit la réduction des délais de consultation des CSE sur les décisions de l'employeur face au Covid-19. Me Krivine craint que ces délais soient réduits à 8 jours contre 1 mois actuellement (2 mois en cas d'expertise et 3 mois si les comités d'établissement sont consultés). "Ce serait une atteinte aux droits des salariés et du sur-mesure pour Amazon", s'insurge-t-elle.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 29/04/2020 à 19:09 :
Difficile de suivre les syndicats. Il y a quelques jours ils voulaient que Amazon ferme ses portes. Désormais, ils demandent la réouverture. Perso, à la place de Amazon France, je continuerai à expédier depuis l'étranger pour éviter une amende de 100 000 $ par objet suspect. Surtout que dans le même temps, cdiscount, fnac et autres expédient tout ce que le client veut. Inéquitable...
Réponse de le 29/04/2020 à 20:14 :
Vous avez raison et tout cela est incompréhensible !
Derrière les syndicats se cache l'idéologie communiste pour détruire les emplois... J'en veux pour preuve que la majorité des employés d'Amazon étaient contre les syndicats !
Il n'a qu'à regarder sur ce qui s'est passé dans les ports de Marseille et du havre... Une catastrophe.
Réponse de le 03/05/2020 à 11:13 :
Ils doivet avoir leur carte de LaREM... Un jour noir le lendemain blanc ils sont comme notre président et ces ministres, juste a savoir si comme dans LaREM ils ont aussi interdiction de s'exprimer personnellement
a écrit le 29/04/2020 à 18:04 :
Si Amazon.FR reprend son activité, ça risque de flanquer encore plus la pagaille.
Compte tenu du malaise récurrent dans les centres français, il vaudrait mieux arrêter les frais pour tout le monde, clients et salariés. Tout ce qui n'est pas "Market-Place" devrait donc se reporter sur des plateformes qui fonctionnent sans aléas.
De toute façon il semble désormais démontré que l' "Obsession du consommateur", chère à Amazon, ne peut pas fonctionner en France.
a écrit le 29/04/2020 à 16:17 :
les petits roitelets ridicules
apres avoir ete nuisibles pour rien, ils en remettent une couche; bon c'est sur, leur nuisibilite a ete attenuee par le fait que les commandes partent d'ailleurs, ils se rendent donc compte que leur pouvoir est nul, sauf celui de faire fermer les entrepots, ce qui arrivera a terme
les menaces de non negociations sont encore plus ridicules; ils croient que les gens en face ne vont pas se comporter comme eux?
c'est de toute facon tres facile de botter en touche, il suffit de demander a la cgt de payer les amendes ' si par le plus grand des hasard une erreur etait commise, avec amende a la cle'... et comme personne ne doute que ca va pas etre le cas...
reste les jours de greve non payes, c'est la cerise sur le gateau, ils devraient relire leur code du travail, et accessoirement constater que c'est pas comme chez edf ou chez total, quand les preneurs d'otages se font payer, appuyes par des politiciens verreux...........
les entrepots fermeront , point, on peut passer a autre chose
a écrit le 29/04/2020 à 13:31 :
Jamais les risques pour les clients ne sont évoqués, vu le nombre d'emballages plastiques et la durée de survie du virus sur les plastiques, un agent contaminé va contaminer des centaines de clients... mais qui se pose la question des clients en dehors de la décision de justice ...
Réponse de le 29/04/2020 à 16:38 :
Il suffit de ne pas commander si tu as des doutes, c'est pas compliqué.
Réponse de le 29/04/2020 à 18:20 :
Les clients avisés sont équipés de lampe UVC qui peuvent détruire les virus et les bactéries sur les objets courants en 10 secondes.
Ces petits bijoux coutent une misère et existent dans toutes les tailles. Ils SONT DISTRIBUES PAR AMAZON alors que, à ma connaissance, ils restent introuvables sur les autres sites français. Mais peut-être ces derniers ont-ils déjà anticipé qu'un produit nouveau non fabriqué en France (en est-il d'autres ?) sera vite interdit sous les prétextes paternalistes habituels (écologie, homologation, diffusion par des professionnels, licences, etc). Qu'il est bon de mourir en sécurité dans une prison !
Réponse de le 29/04/2020 à 19:03 :
Votre objection s'appliquerait à absolument tous les produits, à commencer par ceux vendus au magasin du coin. D'autant plus que très peu de gens sont testés et qu'on peut être contagieux avant d'être positif aux tests.
Ce n'est surement pas pour les millions de confinés, certains plus malades que les salariés d'Amazon, que les syndicats ont bloqué les plateformes d'Amazon.
Vus les problèmes qu'Amazon rencontre régulièrement avec les personnels de ses pateforme françaises, le plus sûr est de commander directement à Amazon.DE ou Amazon.ES.
Réponse de le 29/04/2020 à 19:11 :
La contamination par surface interposée est suspectée mais pas démontrée. Et la durée de vie du virus sur une surface sèche est de quelques heures. le temps que LaPoste ou votre transporteur local vous livre, il a le temps de mourir le virus.
a écrit le 29/04/2020 à 13:13 :
Amazon a gagné son combat.et est en position de force
Il est préférable de livrer la France à partir d'autres plateforme limitrophes plutôt que de reprendre dans des conditions non optimisées. Les syndicats vont devoir manger leur chapeau

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :