Bardella, Mélenchon, Castets... Les réactions au gouvernement Barnier
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Jordan Bardella et Marine Le Pen
Gonzalo Fuentes
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Jordan Bardella et Marine Le Pen
Gonzalo Fuentes
C'est l'un des éléments qui étaient scrutés par les opposants politiques d'Emmanuel Macron : quel équilibre suite à la dissolution de l'Assemblée nationale qui n'a donné aucune majorité à un parti ? Après trois mois d'attente, force est de constater que la composition de ce gouvernement Barnier, dévoilé samedi 21 septembre, offre des postes clés au parti Les Républicains (LR), dont celui de l'Intérieur à Bruno Retailleau.
Pour Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, le gouvernement de Michel Barnier « signe le retour du macronisme » et « n'a aucun avenir », a estimé celui dont le parti détient à l'Assemblée le pouvoir de censurer cette nouvelle équipe.
« Ce +nouveau+ gouvernement signe le retour du macronisme par une porte dérobée. Ce que les Français ont démocratiquement sanctionné, à deux reprises, ne peut revenir par de lamentables jeux d'appareils et calculs politiciens. C'est donc un gouvernement qui n'a aucun avenir », a affirmé Jordan Bardella sur X.
L'ancienne présidente du RN et députée, Marine Le Pen, étrille également ce nouveau gouvernement : « Les Français, qui ont exprimé par deux fois lors des dernières élections leur volonté de rompre avec sept années de renoncements et d'échecs du macronisme, se retrouvent ce soir avec un gouvernement remanié, éloigné du désir de changement et d'alternance exprimé en juin dernier. Ce gouvernement transitoire est la conséquence du bourbier créé par des alliances contre-nature nouées lors des élections législatives. La grande alternance que nous appelons de nos vœux, nous allons continuer de la préparer pour permettre à la France de se relever », a-t-elle tweeté samedi soir.
« Le gouvernement Barnier, c'est la victoire du macronisme qui absorbe de nouveaux ralliés issus des Républicains et de la gauche pour poursuivre la même politique mère de la même faillite nationale », a quant à lui estimé Eric Ciotti, qui a fait alliance avec le RN.
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De son côté, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a appelé samedi à se « débarrasser aussitôt que possible » du gouvernement de Michel Barnier à peine nommé, qui n'a selon lui « ni légitimité ni futur ».
« Le casting du nouveau film catastrophe macroniste est connu. Le gouvernement des perdants des élections législatives est dans la main de l'inquiétant ministre de l'Intérieur », le LR Bruno Retailleau, a-t-il estimé.
La gauche a déjà annoncé qu'elle voterait une motion de censure de ce gouvernement à l'Assemblée. Elle aura pour la faire passer besoin des voix de l'extrême droite.
« Pas un nouveau gouvernement, un remaniement. Pas une révolution, une restauration. La continuation du macronisme... en pire. Les socialistes censureront cette trahison du vote des Français », a ainsi écrit le patron des députés socialistes Boris Vallaud.
« On nous promettait un gouvernement de concorde, on a un gouvernement de droite dure. C'est la démocratie qui est humiliée ce soir avec la fin de ce suspense de papier », a réagi pour sa part Lucie Castets, la candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon. « Un gouvernement contre nature et contre la nature », a abondé la patronne des Ecologistes, Marine Tondelier. Enfin, Olivier Faure, premier secrétaire au Parti socialiste (PS) a dénoncé « un gouvernement réactionnaire en forme de bras d'honneur à la démocratie. »
L'ONG environnementale Greenpeace a estimé samedi que le gouvernement de Michel Barnier « semble déjà enfermé dans les logiques dépassées de l'ancien monde » face à l'urgence climatique. « Nous avons besoin d'actions radicales et ambitieuses pour faire face aux crises climatiques et sociales, mais ce gouvernement semble déjà enfermé dans les logiques dépassées de l'ancien monde », cingle son directeur général, Jean-François Julliard, cité dans un communiqué. « Ce n'est pas avec des demi-mesures qu'on fera baisser les émissions de gaz à effet de serre ni qu'on protégera les plus vulnérables », ajoute-t-il.
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La directrice générale du WWF France Véronique Andrieux s'est pour sa part dite « dans l'expectative quant à (la) vision (de Mme Pannier-Runacher) pour l'environnement et la biodiversité ». Dans un message transmis à l'AFP, elle a salué sa « capacité de travail », son « sérieux » et son « engagement dans le domaine de l'énergie ». Mais « la seule fois où nous l'avons entendue s'exprimer sur des sujets liés à la nature, c'était lors de son bref passage au ministère de l'Agriculture, où elle a défendu les pesticides », a relevé Mme Andrieux. « Sans une protection forte de la nature, nous ne pourrons pas atteindre nos objectifs de réduction des émissions », a-t-elle ajouté.
(Avec AFP)
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