CGT: la succession de Philippe Martinez s'annonce mouvementée

Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Philippe Martinez a du mal à bien préparer sa succession en mars 2023
Reuters

Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Philippe Martinez a du mal à bien préparer sa succession en mars 2023
Reuters
L'interview publiée dans la Marseille, un 28 décembre, sonne comme un coup de semonce au sein de la CGT. Olivier Mateu, qui dirige l'union locale des Bouches-du-Rhône, fait part de son intention de s'opposer au sortant, Philippe Martinez. L'actuel chef de file de la CGT a prévu de ne pas se représenter en mars prochain. Et, surtout, il souhaiterait passer le flambeau à Marie Buisson. Ce qui serait une première pour ce vieux syndicat - la CGT a 127 ans - qui a toujours été dirigé par des hommes... Ce serait un symbole de modernité, a souvent expliqué Philippe Martinez.
Reste que Marie Buisson est loin de faire l'unanimité au sein de la centrale. Elle est issue de la section enseignement de la CGT, soit la branche services, et non de l'industrie qui a fourni les derniers chefs de file du syndicat: Bernard Thibault venait de la SNCF, Thierry Le Paon de la métallurgie, Philippe Martinez de l'automobile.
Très discrète, elle est peu connue en interne ( comme en externe). Mais aux yeux de beaucoup, elle incarne un virage plus sociétal de la CGT, entre défense du féminisme et de l'écologie. Surtout, beaucoup la soupçonnent d'être trop complaisante avec les patrons mais aussi le gouvernement.
D'où cette candidature d'Olivier Matheu, qui ne s'en cache pas, monte clairement au créneau contre la volonté du sortant. Au journal la Marseillaise, il explique vouloir « lutter contre un syndicalisme d'accompagnement du capitalisme ».
Ce n'est pas la première fois que la CGT est traversée par des divisions sur des questions de fond. Le premier syndicat de France peine à trouver une ligne claire sur le nucléaire, les éventuelles alliances avec les autres syndicats, notamment la CFDT, la nécessité ou non de négocier... Il est régulièrement écartelé entre, d'un côté, un pôle de « durs de durs », et, de l'autre, une frange moins radicale, plus ouverte au compromis.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Fanny Guinochet
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?