Chômage : malgré le ralentissement de l'activité, le taux de chômage reste stable

Fanny Guinochet
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Le chômage reste stable ce 3eme trimestre
SARAH MEYSSONNIER

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Le chômage reste stable ce 3eme trimestre
SARAH MEYSSONNIER
... des indemnités en fonction de la situation économique du pays.
Les cassandre qui pensaient que le ralentissement de l'activité allait provoquer une hausse du chômage en seront pour leurs frais. Au moins pour les trois derniers mois, entre juillet et septembre, le taux de chômage en catégorie A - sans aucune activité - n'a pas augmenté. Il est resté parfaitement stable, avec 3,16 millions de personnes inscrites à Pôle emploi. Ni hausse. Ni baisse, donc. Mais, après 6 trimestres consécutifs de baisse constante, la décrue s'arrête et semble atteindre un plateau. Sur l'année, la chute du taux de chômage est toutefois très significative : 11% d'inscrits en moins, soit 390.000 personnes.
Si l'on regarde les autres catégories, il en est de même. Le nombre de demandeurs d'emplois, dans la catégorie B, c'est-à-dire les personnes inscrites à Pôle emploi qui ont exercé une activité réduite de 78 heures dans le mois maximum, a nettement progressé : plus de 40.000 personnes. Mais dans le même temps, la catégorie C - pour des inscrits qui eux, ont travaillé plus de 78 heures dans le mois ont chuté de presque autant : - 39.700... Comme si ces deux catégories, souvent traitées ensemble, s'annulaient, statistiquement parlant.
Marqué par une forte activité touristique et une production industrielle maintenue, l'été a permis de conserver les emplois. Autre signe positif : les entrées à Pôle emploi diminuent légèrement, notamment pour les jeunes actifs qui entrent sur le marché du travail mais aussi pour les licenciements. Signe que les tensions en matière de pénurie de main-d'œuvre incitent les employeurs à garder leurs salariés, alors même que le carnet de commandes tend à moins se remplir.
L'emploi résiste donc, malgré les nuages qui s'amoncellent sur le pays : inflation, prix de l'énergie, ralentissement de la consommation, inquiétude marquée des chefs d'entreprise. Pour rappel, l'Insee anticipe un ralentissement de l'emploi dans les mois à venir, tout comme l'OFCE qui table sur un recul de l'emploi pour plus de 50 000 personnes en début d'année. Selon les Urssaf en revanche, les intentions d'embauche restent positives, à 2,2%.
Fanny Guinochet
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