Confinement : des pertes de revenus très inégales selon les territoires
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
La pandémie creuse les inégalités territoriales. Selon une note éclairante de l'Insee dévoilée ce jeudi 8 avril, environ 25% des Français ont déclaré avoir subi une perte de revenus lors du premier confinement au printemps 2020. Derrière cette moyenne nationale, il existe de fortes disparités territoriales liées notamment à la part des actifs et la proportion de pauvres présents dans les territoires. En Seine-Saint-Denis, cette maladie infectieuse a fait des ravages chez les familles les plus pauvres contraintes de se confiner dans des logements souvent exigus. Plus d'un tiers des habitants du 93 ont connu de moindres revenus lors de cette paralysie de l'économie. Enfin, deux tiers des ménages à l'échelle nationale répondent que leur situation financière est restée stable en raison notamment des nombreuses mesures anticrise mises en oeuvre par le gouvernement.
Plus d'un an après la propagation du virus en France, la population française est obligée de se reconfiner dans un rayon limité et des restrictions de déplacement. La fermeture des établissements scolaires et des crèches ont obligé une nouvelle fois beaucoup d'entreprises et de salariés à devoir s'organiser pour assurer la garde des enfants. Cette annonce du chef de l'Etat le 31 mars dernier a donné des sueurs froides à de nombreux parents en leur rappelant les multiples difficultés du premier confinement. Elle risque surtout de contribuer à exacerber ces écarts criants alors que la reprise se fait toujours attendre.
À lire également
Sans surprise, les catégories de la population française les plus pauvres ont subi en premier lieu les mesures drastiques du premier confinement. 35% des personnes faisant partie du premier décile de niveau de vie ont déclaré avoir connu une détérioration de leur situation financière. Si on exclut les retraités, cette proportion frôle même les 40%. A l'opposé, les personnes des catégories aisées sont en proportion moins nombreuses à signalé une dégradation de leur porte monnaie pendant cette mise sous cloche de l'économie. Dans les départements où il y a une forte proportion d'habitants vivant avec un niveau inférieur au premier décile comme la Seine-Saint-Denis, l'Aude ou la Haute Corse, une grande partie de la population a ressenti une diminution de revenus. La fermeture complète de nombreux secteurs pendant près de huit semaines a laissé sur le carreau un grand nombre de travailleurs en CDD, en intérim, des saisonniers ou des petits indépendants. A l'opposé, dans les catégories supérieures au neuvième décile, les répondants sont bien moins nombreux en proportion à avoir subi une érosion de leurs revenus.