Extension possible de la CMU : les mutuelles sont perplexes
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L'avenir de l'assurance maladie passe par des reformes, selon la cour des comptes
Regis Duvignau
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L'avenir de l'assurance maladie passe par des reformes, selon la cour des comptes
Regis Duvignau
La piste d'une extension de la CMU (couverture maladie universelle) à plusieurs millions de Français pour qu'ils bénéficient d'une complémentaire santé se précise. Thierry Beaudet, le président de la Mutualité française, a confirmé lundi à l'AFP qu'un projet de fusion de la CMU-C et d'un autre dispositif, l'ACS (l'aide au paiement d'une complémentaire santé), a bien été présenté en juillet par la Direction de la Sécurité sociale lors d'une réunion avec les fédérations des sociétés d'assurance, des mutuelles et des institutions de prévoyance.
Cette réforme, qui viserait à réduire les taux de non-recours élevés (30% pour la CMU-C, plus de 50% pour l'ACS), pourrait, en effet, faire partie du "plan pauvreté" qu'Emmanuel Macron doit annoncer jeudi. Pour préparer le terrain, le chef de l'Etat a d'ailleurs passé lundi cinq heures dans un centre d'ATD Quart Monde pour rencontrer des personnes touchées par la grande pauvreté.
Jusqu'à présent, les personnes seules ayant des revenus entre 730 et 980 euros par mois n'avaient droit qu'à un dispositif intermédiaire, à savoir l'ACS, une subvention leur permettant d'obtenir, par exemple, une réduction sur le coût d'une mutuelle. Demain, si le projet est adopté, ils pourraient bénéficier d'une couverture calculée en fonction de la situation de leur foyer. Nos confrères de RTL parlaient hier d'un coût qui pourrait varier "de quelques euros à 30 euros maximum par mois et par personne".
Pour Thierry Beaudet, "tout ce qui tend vers la simplification va dans le bon sens", affirmant que la Mutualité française était demandeuse d'une refonte des deux dispositifs pour tenir compte du "100% Santé", le remboursement intégral de certaines lunettes, prothèses dentaires et audioprothèses promis par le chef de l'Etat.
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Du côté des assureurs, "on voudra continuer à être présents" sur ce marché, mais "tout dépendra des conditions d'application" une fois la fusion actée, indique une responsable de la Fédération française de l'Assurance.
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"On peut prendre acte de ce choix, puis discuter des paramètres", comme "l'indemnisation des frais de gestion", explique-t-elle.
(avec AFP)
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