Fiasco des prévisions budgétaires : le carton rouge de Charles de Courson
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Le député et rapporteur du budget Charles de Courson.
Reuters
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Le député et rapporteur du budget Charles de Courson.
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Le brouillard va-t-il enfin se dissiper sur le dérapage inédit des finances publiques survenu en 2023 et 2024 ? Embourbée dans un déficit à 6%, la France peine à sortir du marasme des finances publiques. Pour tenter d'y voir plus clair, le rapporteur du budget à l'Assemblée nationale, Charles de Courson, a directement interrogé les services du Trésor à Bercy au mois de décembre dernier.
Et sa conclusion est sans appel : « hypothèses macroéconomiques irréalistes », « modèles inadaptés aux nouveaux comportements des acteurs économiques », « absence de pluralité dans l'élaboration des scénarios », a énuméré en cascade l'élu, à l'issue de son travail dévoilé ce mercredi 26 mars au Palais Bourbon. « J'ai été demandé impôt par impôt au Trésor comment s'expliquent de tels écarts de l'ordre de 20 milliards d'euros en 2023 et 40 milliards d'euros en 2024. C'est énorme ! ».
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Au lendemain du point d'étape du député macroniste Mathieu Lefèvre, cette investigation vient de nouveau plomber le bilan des précédents gouvernements d'Elisabeth Borne et Gabriel Attal. Pour rappel, le déficit initialement prévu devait être de 4,4 % du PIB à fin 2024. Dans la mise à jour des comptes nationaux prévue ce jeudi, l'Insee pourrait légèrement réviser à la baisse la projection du déficit à 6 % inscrit dans le budget 2025, mais les modifications devraient être marginales. Autant dire que l'écart entre le déficit prévu et le déficit réalisé risque de laisser des traces dans l'histoire budgétaire.