Pourquoi l’industrie automobile française procède à une saignée sociale chez ses ingénieurs
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Le Centre de développement avancé de Renault en Chine à Shanghai.
/FW1HFS/Maju Samuel - REUTERS - Zoey Zhang
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Le Centre de développement avancé de Renault en Chine à Shanghai.
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C’est un symptôme bien précis de la souffrance de l’industrie française, pour ne pas parler de désindustrialisation. Ces derniers mois, les industriels réduisent massivement leurs effectifs d’ingénieurs. Le spécialiste du petit électroménager SEB est concerné, tout comme le groupe Somfy. Mais ce phénomène est bien plus présent dans le secteur automobile.
Par exemple, le groupe Stellantis vient d’annoncer la suppression de 650 postes d’ingénieurs en Allemagne pour sa filiale Opel. Renault l’a imité en décidant de supprimer 800 postes d’ingénieurs en France d’ici 2027. Bosch en a fait de même quelques mois plus tôt, comme Forvia, tandis que Valeo a lancé cette démarche au cours de l'année 2024.
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Ce mouvement témoigne aussi d’une industrie automobile qui transforme ses équipes de développement produit. Elle cherche à l’adapter aux nouveaux enjeux du marché, comme l’intelligence artificielle, la cybersécurité, l’expérience numérique du conducteur ou le développement des batteries. Preuve de cette nouvelle méthode de travail, le groupe Stellantis a investi des millions d’euros dans des bancs d’essai sur son site de Sochaux-Belchamp, que La Tribune a pu visiter.