Dans la réorganisation des routes maritimes, le Grand Port de Marseille conserve son influence
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Le trafic global du GPMM s'établit à 36,4 millions de tonnes à fin juin 2026.
Port de Marseille Fos
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Le trafic global du GPMM s'établit à 36,4 millions de tonnes à fin juin 2026.
Port de Marseille Fos
Hervé Martel en est conscient. Être à la tête d’un port européen en croissance - de 13% pour les conteneurs, ce qui est une situation exceptionnelle - a tout de la contradiction. « C’est probablement supérieur à la moyenne européenne », souligne le président du directoire du GPMM qui dresse un paysage géopolitique secoué par la guerre en Ukraine, les tensions dans le Golfe et en Mer rouge, la fermeture du détroit d’Ormuz. Autant de facteurs « qui ne sont pas favorables au commerce mondial », admet-il, mais qui ont, pourtant, « très peu d’impact sur le GPMM. En termes de flux, nous sommes très peu affectés. La marchandise et les produits énergétiques sont très peu en provenance du Golfe », poursuit-il. Quant au canal de Suez, sujet à une permanente menace de fermeture alors que « l’on commençait à avoir une légère tendance à la réouverture », Hervé Martel assure que se poursuit une « organisation stabilisée bien avant la guerre du Golfe », à savoir le contournement de l’Afrique par le Cap de Bonne Espérance. « Cette nouvelle organisation maritime, temporaire, a eu un impact sur la séparation des plus grands ports de transbordement de la partie ouest de la Méditerranée et, finalement, un impact positif pour le GPMM puisque le transbordement augmente sur le port de Fos notamment », explique le président du directoire.