JO d'hiver 2030 : Michel Barnier apporte enfin la garantie de l'Etat
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Le CIO a attendu ce document pendant plusieurs mois et avait même conditionné l'attribution des Jeux à cette garantie financière.
Denis Balibouse
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Le CIO a attendu ce document pendant plusieurs mois et avait même conditionné l'attribution des Jeux à cette garantie financière.
Denis Balibouse
C'était attendu depuis plusieurs mois afin d'officialiser l'attribution des Jeux d'hiver de 2030 aux Alpes françaises. Ce mercredi, le Premier ministre Michel Barnier a apporté la garantie financière de l'Etat au Comité international olympique (CIO), selon l'AFP.
Le CIO a attendu ce document pendant plusieurs mois et avait même conditionné l'attribution des Jeux à cette garantie financière.
Du fait de la dissolution de l'Assemblée nationale et des élections législatives qui ont suivi, les 30 juin et 7 juillet, cette garantie n'avait pu être envoyée dans les temps au CIO qui avait accordé un délai à la France jusqu'au 1er octobre. Elle a donc été adressée à Thomas Bach avec un jour de retard.
Mais les choses se sont finalement accélérées cette semaine. « Avec Michel Barnier, nous avons désormais un capitaine dans le navire de la montagne, pour mettre le cap sur les JO 2030. Car il a cette capacité à être fédérateur et à porter le dossier, ce qui envoie nécessairement un signal fort », affirmait à La Tribune, en septembre le le président de l'Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM) Jean-Luc Boch, qui rappelait que l'ancien coprésident des Jeux Olympiques d'hiver d'Albertville, en 1992, pourra compter sur sa connaissance et son partage d'expérience.
Interrogé samedi au sujet de la garantie, le nouveau ministre des Sports, Gil Avérous, avait prévenu qu'elle serait bien envoyée au CIO, mais « peut-être pas le 1er octobre, mais peut-être le 2 ou 3 octobre ».
A noter que, dans son courrier, Michel Barnier ne précise pas le montant que l'Etat s'engage à garantir auprès du CIO. « Les engagements budgétaires correspondant à la présente lettre de garantie seront précisés dans le cadre de la loi de finances publiques pour 2025, qui doit être approuvée par le Parlement », indique-t-il.
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Mais d'après le quotidien Le Monde, ce soutien financier serait de 520 millions d'euros.
Selon les prévisions des deux régions à l'initiative du projet, le budget des Jeux d'hiver 2030 devrait être de l'ordre de 3 milliards d'euros, ventilé entre coûts d'organisation (deux milliards) et infrastructures (un milliard). En juillet, La lettre A a cependant révélé qu'un rapport de l'Inspection générale des finances commandé par l'ancien Premier ministre Gabriel Attal alertait sur un risque de dépassement.
Le mois dernier, le cabinet d'études parisien Asterès a estimé les premières retombées attendues à l'échelle du territoire. Selon lui, cet événement annoncé pour 2030 pourrait ainsi générer « 48.000 emplois, 3,6 milliards d'euros de valeur ajoutée (soit environ 0,15% du PIB sur six ans) et 1,6 milliard d'euros de recettes fiscales et sociales » : des retombées qui devraient profiter équitablement aux Alpes-Maritimes, aux Hautes-Alpes ainsi qu'à la Savoie et à la Haute-Savoie.
« En partant du principe que ce budget provisoire serait scrupuleusement respecté, il s'agirait des Jeux les moins chers depuis Calgary en 1988, une fois le budget ajusté par le nombre d'athlètes présents », affirmait Sylvain Bersinger, chef économiste au cabinet Asterès à La Tribune en septembre. « Il générerait aussi 0,15% de produit intérieur brut (PIB) en l'espace de six ans : cela reste une goutte d'eau, mais elle serait toujours bonne à prendre ».
De fait, les JO d'hiver sont perçus comme un accélérateur à la fois sur des sujets de mobilité, et de transformation du modèle des Alpes, malgré les questions de durabilité pointées par ses opposants.
« Nous allons désormais devoir travailler avec le nouveau gouvernement sur la question des infrastructures, des mobilités, et pas seulement jusqu'en 2030 : car les Jeux en eux-mêmes ne sont pas l'essentiel. C'est ce qu'ils vont apporter à la vie sur ces territoires qui sera déterminant, car il ne faut pas oublier que la montagne est un endroit où les conditions de vie peuvent être difficiles », rappellait Jean-Luc Boch.
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Le président de l'ANMSM attend, entre autres, des « simplifications administratives » permettant de restreindre la durée d'études des projets d'infrastructures. Même si, comme le promet le dossier initial, près de 95% des infrastructures liées aux JO 2030 devaient être réutilisées.
(Avec AFP)
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