« Je fais un choix aujourd'hui, c'est celui de soutenir Alain Juppé ». Tels sont les termes employés ce matin sur France Inter par le député « Les Républicains » de la Drôme, Hervé Mariton, recalé à la primaire de la droite.
On aurait pu croire Hervé Mariton idéologiquement plus proche de François Fillon. Mais l'ex candidat a expliqué ne pas partager « du tout l'alignement de François Fillon sur Vladimir Poutine, concernant la Syrie. » Il est également en désaccord avec le fait de laisser filer le déficit budgétaire à 4,7% du PIB, comme annoncé par l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy.
Avant la parution de son livre « La Cause du peuple » jeudi 29 septembre, Patrick Buisson, l'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, continue son « teasing » en accordant un entretien à Valeurs actuelles.
Selon lui, « la défaite de Sarkozy à la primaire de la droite entraînera presque automatiquement le renoncement de Hollande à sa propre candidature » et « si Sarkozy sort vainqueur », « on aura droit, à partir de février 2017, à une pyrotechnie politico-judiciaire », avec Hollande en « premier artificier », « depuis l'Élysée ». Quant au Front national, il est « socialement nécessaire », car « il offre un exutoire à la souffrance de la France des invisibles », mais « politiquement inutile ».. Surtout, « il offre un repoussoir très utile à la classe dirigeante » et « lui permet de se survivre à bon compte ». À ses yeux, « paradoxalement, le vote FN est encore la meilleure assurance-vie du système ».
Selon le baromètre Kantar-Sofrès-One Point pour RTL/Le Figaro/LCI, les intentions de vote en faveur d'Alain Juppé à la primaire de la droite des 20 et 27 novembre sont en hausse.
Nicolas Sarkozy, crédité de 34 % des suffrages fin août, à égalité avec Alain Juppé, au lendemain de l'annonce de sa candidature, perd un point, à 33 %, tandis que l'ancien Premier ministre progresse de cinq points, à 39 % des intentions de vote.
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Au second tour, Alain Juppé l'emporterait avec 59 % des voix contre 41 % à Nicolas Sarkozy dans l'hypothèse d'une participation à 2,9 millions d'électeurs. Soit un écart de dix-huit points alors qu'il n'était que de dix points en août.
Le premier débat de, « l'autre primaire », celle des écologistes, s'est tenu mardi 27 septembre sur le plateau de LCP-Public Sénat. Et les quatre candidats se sont accordés sur une nécessaire « meilleure coopération européenne » de la police et du renseignement et un travail sur les causes de la radicalisation. Cette primaire oppose Cécile Duflot, Yannick Jadot, Michèle Rivasi et Karima Delli.
« Ce qu'ont montré tous les derniers attentats, malheureusement, c'est qu'on manquait terriblement de coopération européenne, à la fois sur la police, sur les services de renseignements, sur les capacités d'enquête », a estimé le député européen Yannick Jadot sur le plateau de LCP-Public Sénat. Il a plaidé pour la création d'un « FBI européen, [d']une agence qui coordonne un service de renseignement et (la nomination d')un procureur européen ».
De son côté, l'ancienne ministre du logement Cécile Duflot a évoqué le MI5 britannique, notant que le service avait augmenté ses recrutements notamment d'analystes. « Il faut faire cet effort là en France, c'est-à-dire qu'il faut se donner les moyens d'une autre approche du renseignement », a-t-elle développé. La députée a également estimé que parallèlement il fallait « écouter ce qu'a dit le chef d'état major des armées : les terroristes et ceux qui passent à l'action, prospèrent aussi sur un terreau et ce terreau il faut absolument l'assécher ».
« En autorisant free mobile j'ai peut-être fait perdre de l'argent aux opérateurs mais j'en ai fait gagner aux consommateurs », explique François Fillon sur son compte Tweeter.
A l'époque Nicolas Sarkozy était contre l'arrivée de Xavier Niel sur le marché pour défendre son ami Martin Bouygues.
Et c'est François Fillon qui, premier ministre de l'époque, a permis l'arrivée de Free Mobile. Xavier Niel, avait en effet expliqué en 2011 dans le Canard enchaîné, comment ce dernier avait réussi à lancer l'appel d'offre. « Fillon a fait adopter le texte en Conseil des ministres en vitesse pendant que Sarko était sorti répondre à un appel ! Et il a signé le décret en profitant de son malaise vagal ».
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