L'activité économique de la France stabilisée en septembre à -5% de son niveau d'avant-crise

 |  | 447 mots
Lecture 2 min.
(Crédits : CHARLES PLATIAU)
La Banque de France, qui a interrogé 8.500 chefs d'entreprise, juge que l'activité est stable en septembre dans l'industrie, les services et le bâtiment. En outre, la banque centrale maintient son estimation d'un rebond de l'activité à 16% au troisième trimestre, après une chute de 13,8% au deuxième.

L'activité économique en France s'est maintenue en septembre à 5% en dessous de son niveau d'avant-crise, comme en août, a confirmé la Banque de France dans une note de conjoncture publiée jeudi.

La banque centrale maintient par conséquent son estimation d'un rebond de l'activité à 16% au troisième trimestre, après une chute de 13,8% au deuxième.

"Les perspectives des entreprises suggèrent quant à elles une stabilisation de l'activité en octobre", d'après la note qui ne fait pas de nouvelle prévision de croissance pour l'ensemble de 2020, après celle d'une récession de 8,7% publiée le mois dernier par la Banque de France.

Cette projection est légèrement meilleure que celle d'une chute prévue de 9% de l'activité que l'Insee a confirmée mardi.

Stabilité de l'activité dans l'industrie, les services et le bâtiment

Selon les 8.500 chefs d'entreprise interrogés par la banque centrale, "l'activité est, comme attendu il y a un mois, stable en septembre dans l'industrie comme dans les services et le bâtiment", précise la Banque de France, qui souligne néanmoins "une forte hétérogénéité entre les secteurs".

Un ensemble de secteurs représentant environ 90% du produit intérieur brut (PIB) a retrouvé une activité qui se "rapproche de la normale", dont les industries pharmaceutique et agroalimentaire, les télécommunications et une partie des services aux entreprises.

Transports, hôtellerie-restauration, spectacles... dans le rouge

"À l'inverse, d'autres secteurs comme les matériels de transport, l'hébergement-restauration et les activités de spectacles et récréatives demeurent substantiellement affectés", selon la note.

Sans surprise, dans l'hébergement et la restauration, "les indicateurs de l'enquête relatifs aux perspectives d'activité et à la demande (en particulier à la demande étrangère) restent très dégradés, témoignant de l'inquiétude des chefs d'entreprise".

Tous secteurs confondus, ces derniers "continuent d'exprimer des incertitudes sur la vitesse de la reprise au cours des prochains mois" avec des carnets de commande qui restent "à un niveau relativement faible" dans l'industrie mais qui ont retrouvé en septembre dans le bâtiment "un niveau proche de la moyenne de longue période".

Le taux moyen d'utilisation des capacités de production a fléchi en septembre à 73%, contre 75% en août et 79% avant la crise.

"Il est en hausse dans l'industrie chimique mais se replie sensiblement dans le secteur de l'aéronautique et des autres transports", précise la banque.

L'opinion des chefs d'entreprise sur leur trésorerie s'est légèrement améliorée et "retrouve son niveau d'avant-crise" dans l'industrie, notamment grâce aux prêts garantis par l'État (PGE), mais reste en-deçà de ce niveau dans les services.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :