Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A poursuit sa décrue

Au mois de juillet, le nombre de demandeurs en catégorie A s'établit à 3,41 millions, contre 3,35 millions en juin, marquant une baisse de 5.000 personnes sans activité. Pour autant, la situation reste tendue car, non seulement la fin du "quoi qu'il en coûte" se profile, mais le nombre total d'inscrits à Pôle emploi est en légère hausse et concerne notamment les salariés qui occupent les emplois les plus précaires.
Grégoire Normand
Malgré l'embellie de la catégorie A, la situation reste tendue car le nombre total d'inscrits reste à la hausse, et la fin du quoi qu'il en coûte a déjà commencé. Ainsi, depuis le premier juillet, la prise en charge de l'activité partielle a  diminué: les salariés (hors secteurs les plus touchés) perçoivent une indemnité de 60% de la rémunération antérieure brute contre 70% jusque-là (84% du salaire net).
Malgré l'embellie de la catégorie A, la situation reste tendue car le nombre total d'inscrits reste à la hausse, et la fin du "quoi qu'il en coûte" a déjà commencé. Ainsi, depuis le premier juillet, la prise en charge de l'activité partielle a diminué: les salariés (hors secteurs les plus touchés) perçoivent une indemnité de 60% de la rémunération antérieure brute contre 70% jusque-là (84% du salaire net). (Crédits : Reuters)

L'embellie sur le marché du travail se poursuit. Après une année 2020 catastrophique, le nombre de demandeurs d'emploi en juillet 2021 se rapproche de son niveau pré-crise selon les derniers chiffres dévoilés par Pôle emploi et la direction statistique du ministère du Travail ce mercredi 25 août. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A, c'est-à-dire ceux qui n'ont pas travaillé du tout pendant le mois dernier, a baissé passant de 3,41 millions à 3,35 millions entre juin et juillet 2021. En février 2020, juste avant le premier confinement, les inscriptions pour cette catégorie s'établissaient à 3,2 millions avant de grimper à 3,5 millions en avril (+300.000 demandeurs).

"Les bons résultats sont, en grande partie, à mettre sur le compte des mesures d'urgence prises pour amortir la crise. Une remontée future du taux de chômage ne peut être exclue mais, a priori, la situation devrait continuer de s'améliorer, portée par le rebond de la croissance et le plan France Relance" a expliqué dans une note Hélène Baudchon, économiste de BNP-Paribas en charge du suivi de la France.

Les inscriptions au service public de l'emploi poursuivent leur décrue après avoir atteint un nouveau pic en avril 2021 à 3,6 millions au moment du troisième confinement. L'accélération de la vaccination au cours du second trimestre et la levée des mesures sanitaires ont permis de booster les embauches durant ces dernières semaines. À cela s'ajoute la saison estivale souvent propice aux jobs saisonniers dans l'hôtellerie, la restauration et le tourisme. Le maintien des aides à l'activité partielle a permis à un grand nombre d'entreprises de limiter les licenciements. Une levée trop rapide à la rentrée pourrait mettre en péril un grand nombre de sociétés et d'emplois. À ce sujet, une réunion est prévue à Bercy à la fin du mois d'août pour faire le point sur les secteurs en difficulté concernés notamment par l'application du pass sanitaire et des restrictions.

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Situation toujours tendue car le nombre total d'inscrits reste à la hausse

La baisse du nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A ne doit pas faire oublier que la situation sur le marché du travail reste très tendue. L'examen plus approfondi des chiffres de Pôle emploi indique que le nombre total d'inscrits est en légère hausse entre juin et juillet pour passer de 6,39 à 6,4 millions, des chiffres qui restent considérables. En effet, depuis le premier confinement, le nombre total d'inscrits n'est pas redescendu en deçà des 6,3 millions.

Le mois dernier, plusieurs catégories ont ainsi connu une hausse de leurs inscriptions. C'est par exemple le cas de la catégorie C qui est passée de 1,5 million à 1,52 million. Ce groupe correspond aux personnes qui ont réalisé plus de 78 heures de travail rémunérées par mois. Ces individus occupent souvent des postes à temps partiel plus précaires. Le nombre de personnes qui sont sans emploi et qui ne sont pas immédiatement disponibles est également en hausse (catégorie D) pour passer de 371.000 à 421.000, soit 50.000 personnes supplémentaires.

La menace du variant Delta et de... la fin du "quoi qu'il en coûte"

L'arsenal d'aides mises en place par l'État depuis le début de la pandémie (chômage partiel, fonds de solidarité, prêts garantis par l'État) a permis de limiter la hausse du chômage. Un grand nombre d'entreprises a eu recours à l'activité partielle au moment des périodes de confinement. Après 18 mois de pandémie et à l'approche de l'élection présidentielle, la fin du "quoi qu'il en coûte" annoncé par Emmanuel Macron au printemps 2020 se profile.

Depuis le premier juillet, la prise en charge de l'activité partielle a notamment diminué: les salariés (hors secteurs les plus touchés) perçoivent une indemnité de 60% de la rémunération antérieure brute contre 70% jusque-là (84% du salaire net).

Lire aussi 7 mnDébranchement des aides : la délicate fin du « quoi qu'il en coûte » se profile

Grégoire Normand

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Commentaires 2
à écrit le 25/08/2021 à 17:22
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A propos du rappel pour le vaccin janssen, je comprends pas la logique, une vaccination c'est une éducation immunitaire, pas un concours de titre. Pour l'hépatite B il suffit d'avoir des anti HBs quel que soit le titre, je suis même sur que Ac négati...

le 26/08/2021 à 7:27
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Bin si cobaye! !! jansen c'est à adenovirus ! Comme ceux D'Astra, Sputnick.. . J'attends ceux à l'ancienne c'est à dire a virus inactivé donc soit Valneva ou les chinois mais je pense que ça relève du phantasme ( voir l'obstruction ou la passivité...

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