« Les entreprises n'ont pas attendu les injonctions de Madame Borne pour se préparer à la sobriété », Patrick Martin, président délégué du Medef
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Entretien vidéo réalisé le mardi 30 août 2022 à la REF
Avec 10.000 personnes sur deux jours à la REF à l'Hippodrome de Longchamp, cette université d'été du Medef est un succès.
On bat un record, mais ce qui est important, c'est la symbolique des chiffres, leur signification. La lecture qu'on en fait, avec Geoffroy Roux de Bézieux, c'est qu'il y a un intérêt, une appétence des adhérents, des entrepreneurs et de tout l'écosystème pour cette manifestation, qui a un contenu de haut niveau, une organisation impeccable et permet une chose à laquelle je suis très attaché : le off. Toutes les discussions qui se nouent en aparté. On sent qu'il y a un vrai collectif, c'est essentiel pour le Medef.
Jusqu'à récemment, l'image du Medef dans l'opinion, c'était l'arrogance. Le sondage que vous avez fait montre qu'elle s'est améliorée. A quoi attribuez-vous cela ?
Nous sommes bien conscients qu'une image, c'est très fragile. Charge à nous de nous employer à la maintenir et de faire en sorte que si possible elle progresse encore. Le chiffre qui nous frappe, c'est que 53% de l'opinion publique a une bonne opinion du Medef et 82% des chefs d'entreprise. Le tout étant en sensible progression. Cela s'explique par le fait que l'entreprise, quelle que soit leur taille, a dorénavant une très bonne cote aux yeux de nos concitoyens. Notamment parce qu'ils sont conscients que durant la période Covid, les entreprises ont été chahutées sur le plan sanitaire et économique, mais qu'elles ont fait face à leurs responsabilités, que le dialogue social a été d'une grande qualité, plus important encore qu'en temps normal. Et il y a le quotient personnel de Geoffroy Roux de Bézieux, qui a assumé un certain nombre de virages de la part du Medef, dans le style, dans l'expression et sur le fond. Le fait que nous nous soyons dotés très rapidement après son élection d'une raison d'être, alors qu'il y avait des critiques dans nos rangs. Qu'on ait cherché, avec plus ou moins de succès, à ouvrir un dialogue avec les ONG, donc certaines nous sont assez violemment opposées. Nous persévèrerons. Nous sommes plus ouverts à la société civile et nous nous sommes aussi employés à renforcer encore notre présence de proximité. Cela permet aux dirigeants, aux salariés, aux concitoyens, de mesurer combien les entreprises et le Medef sont accessibles, opérationnels et pragmatiques. Cela nous dédiabolise.