Les pharmacies veulent pouvoir vacciner malgré des doses «en très faible quantité»

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(Crédits : © Eric Gaillard / Reuters)
Pour mettre un coup d'accélérateur à la campagne de vaccination, l'Ordre des phamarciens demande l'accès et la vente des deux vaccins autorisés, pour ainsi compléter les centres de vaccinations. « On ne cible pas encore assez la population cible, les personnes âgées de plus de 75 ans », regrette-t-il.

> DOSSIER - La course aux vaccins

Les pharmaciens demandent à vacciner contre le Covid-19 "le plus rapidement possible, même s'il n'y a pas beaucoup de doses" disponibles pour "infuser" "au plus profond du territoire", a indiqué jeudi le Conseil de l'Ordre, qui attend un feu vert officiel.

"On peut se féliciter du grand nombre de personnes vaccinées aujourd'hui mais le problème c'est que l'on ne cible pas encore assez la population cible, les personnes âgées de plus de 75 ans", a indiqué la présidente de l'Ordre des pharmaciens, Carine Wolf-Thal, lors d'un point de presse en visioconférence.

"La seule façon d'y arriver (est) de passer par le réseau de ville et le trépied médecin, infirmier, pharmacien", et ce "dès que les vaccins AstraZeneca seront disponibles, même en très faible quantité", a ajouté Mme Wolf-Thal, considérant que "ça pourrait également être jouable avec les vaccins Pfizer et Moderna".

Les deux doses conservées au réfrigérateur

Ces deux derniers "se conservent cinq jours dans un frigo normal", a-t-elle expliqué. En décomptant "les temps de transport et d'arrivée à l'officine, il reste encore 2/3 jours où ces vaccins pourraient être utilisés en ville par l'ensemble des professionnels de santé".

"L'important c'est d'anticiper, de ne pas attendre la dernière minute pour dire qu'on mobilise le réseau de ville", a jugé la présidente de l'Ordre, précisant que "les recommandations de la HAS (la Haute autorité de santé, NDLR) devaient arriver en début ou en milieu de semaine prochaine".

Si "les centres de vaccination ont leur intérêt" car "ils permettent de vacciner un grand nombre de personnes rapidement", Carine Wolf-Thal a noté "des trous dans la raquette", "des difficultés d'accès à la prise de rendez-vous, des difficultés d'accès physique aux centres". "Les deux sont clairement complémentaires", juge-t-elle en rappelant que le réseau de ville avait vacciné 3,7 millions de patients contre la grippe en un mois et demi.

Interrogée sur la présence d'un médecin à l'officine lors de l'injection, Carine Wolf-Thal a reconnu que "ça paraissait compliqué" mais que "les pharmaciens étaient des professionnels de santé formés à la prise en charge d'un choc anaphylactique", notamment.

Lire aussi : Les médecins dénoncent une campagne de vaccination « aux dépens des soignants »

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Commentaires
a écrit le 29/01/2021 à 10:22 :
Pendant ce temps :

Polémique en vue dans les couloirs de l’Hôtel de Ville de Paris. Comme le révèle Le Parisien, la CGT a dénoncé, dans un communiqué, un système de "passe-droits" qui aurait permis à du personnel administratif de la capitale de se faire vacciner avant les publics prioritaires. "On a vu des secrétaires administratifs de la mairie de Paris venir aux urgences se faire vacciner", dénonce ainsi Damien Wittman, secrétaire général CGT de l’Hôtel-Dieu. Le syndicat dénonce aussi la présence de "VIP non médicalement prioritaires". Interrogé par Actu Paris, Bruno Lamaille, secrétaire général du syndicat CGT de l’Hôtel-Dieu et secrétaire du CHSCT, évoque ainsi que plusieurs personnes ont été identifiées, dont "un directeur de cabinet de la préfecture, un commissaire, un commissaire divisionnaire, des personnalités de différents ministères". Alors même que les rendez-vous disponibles diminuent en raison d’une baisse du nombre de vaccins livrés par les laboratoires, le sujet fait polémique.
a écrit le 28/01/2021 à 17:18 :
"les pharmaciens étaient des professionnels de santé "

Effectivement :


27 mai 2020

Un pharmacien de Grigny de 58 ans, et deux de ses associés, ont été condamnés ce mardi par le tribunal correctionnel d'Evry pour avoir escroqué la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) à hauteur de 343 000 euros entre 2011 et 2013. Le principal auteur de cette escroquerie a été condamné à deux ans de prison ferme et à une interdiction définitive d'exercer la profession de pharmacien. Il devra également rembourser la CPAM. Un mandat d'arrêt a été émis à son encontre. Ses deux complices sont condamnés à 6 et 10 mois de prison avec sursis.

Le pharmacien en cavale, absent lors du procès, avait des intérêts dans des pharmacies de Grigny, Ris-Orangis (Essonne), Bougival (Yvelines) et Arnouville-lès-Gonesse (Val-d'Oise). Il a mis en place un système de fausse facturation dans ces officines, en « formant » ses associés à la fraude. Ils falsifiaient des ordonnances en gonflant les prescriptions, à l'insu des patients, faisaient de faux renouvellements de médicaments, facturaient de fausses gardes de nuit… Un des classiques de ces fraudes consistait à rajouter une ligne sur l'ordonnance avec des antirétroviraux qui coûtent plusieurs centaines à plusieurs milliers d'euros.Pour prouver ces fraudes, « il a fallu vérifier des milliers de factures, voir les patients, les médecins. Il y avait tellement de factures que nous n'avons vérifié que celle supérieures à 200 euros », précise l'avocat de l'assurance maladie.
a écrit le 28/01/2021 à 17:09 :
En parlant de pharmacien:

Le tribunal correctionnel de Lyon a condamné ce mardi 19 janvier un pharmacien installé dans le centre-ville à 4000 euros d’amendes, dont la moitié avec sursis, pour vente illégale de masques. De son côté, l’Ordre national des pharmaciens lui réclame 3000 euros de dommages et intérêt. Il encourait encourait six mois d'emprisonnement et 10.000 euros d'amende.Dans un décret pris par le gouvernement le 3 mars 2020 le délit de "violation d'un décret de réquisition pour la vente de masques de protection" avait été institué pour faire face à la pénurie.

Le 7 mars, le pharmacien avait fait l’objet d’une première procédure. Il avait alors répondu qu’il n’était pas au courant de la mesure prise par le gouvernement. Il a pourtant continué à vendre des masques du 10 au 21 mars 2020 malgré un second décret. Il a écoulé 1699 exemplaires pour 3068 euros auprès de 47 clients, parfois au-dessus du prix du marché précise France 3, qui rapporte l’information.Janvier 2021
a écrit le 28/01/2021 à 16:56 :
On les comprend les pharmaciens sont souvent des personnes de confiance pour les personnes agées et donc mieux placés pour les conseiller en qui ces derniers auront bien plus confiance que ces centres ineptes.

Les personnes agées vivant en ville sont bien domestiquées et capables de faire tout ce qu'on leur demande c'est sûr mais ce n'est pas la majorité des personnes agées, la plupart étant surtout de la campagne ils ont besoin de repères.
a écrit le 28/01/2021 à 14:24 :
Les centres de vaccinations restent fermés ? Je ne comprends pas la démarche
Réponse de le 28/01/2021 à 15:33 :
C'est de l'humour d'apothicaire, règlement de vieux compte

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