Manifestation du 7 septembre contre Macron : le baptême du feu pour Matignon
latribune.fr
Manes Nadel, président du syndicat des lycées, s'exprime derrière un pupitre au slogan "Non à la prise de pouvoir de Macron" lors de la conférence de presse des représentants de toutes les organisations politiques lycéennes, étudiantes et de gauche...
Reuters
Deux mois jour pour jour après des élections législatives que La France insoumise (LFI) estime avoir gagnées, le parti organise une réplique ferme dans la rue en appelant à manifester dans des dizaines de villes contre le « coup de force » d'Emmanuel Macron. Cette initiative est motivée par la nomination de Michel Barnier à Matignon, jugée comme une preuve que « l'élection a été volée » pour Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI.
Article mis en ligne le 07/09/2024 08:40 | Mise à jour le 07/09/2024 12:22
L'appel à manifester, lancé fin août par les syndicats d'étudiants et de lycéens, a été immédiatement repris par LFI, qui en fait l'élément central de son nouveau triptyque : « censure, mobilisation, destitution ».
Les manifestants sont invités à se rassembler dans plus de 150 lieux à travers la France, notamment à Paris où un grand rassemblement est prévu à 14h place de la Bastille. Fabien Roussel, patron du parti communiste, et Marine Tondelier, cheffe des Ecologistes, rejoindront également les manifestations, respectivement à Paris et Lille.
Prévisions de mobilisation
Avant la nomination de Michel Barnier, les autorités anticipaient une faible mobilisation, avec environ 15.000 personnes attendues au total, dont 2.000 à Paris. Cependant, ces chiffres ont été révisés à la hausse, avec plus de 30.000 manifestants prévus, dont 4 à 8.000 personnes dans la capitale, selon des sources policières.
La mobilisation semble se renforcer grâce à une forte activité sur les réseaux sociaux et tous les supports médiatiques. Cependant, la rentrée universitaire étant encore loin, les grandes centrales syndicales n'ont pas repris l'appel à manifester, se concentrant sur des dates ultérieures. La CGT a pris ses distances et fixé sa propre date de rentrée sociale le 1er octobre.
Absences notables et difficultés de coordination
Le parti socialiste n'a pas relayé l'appel à manifester, même si certaines de ses fédérations locales y participeront. Le Nouveau Front populaire (NFP), qui revendique la victoire aux législatives avec 193 députés, ne sera donc pas au complet pour protester contre le « déni de démocratie » qu'il dénonce.
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Pour briser cet isolement, LFI tente par tous les moyens de rallier l'opinion à sa cause. Outre les manifestations de samedi, une pétition pour soutenir la procédure de destitution d'Emmanuel Macron a recueilli près de 260.000 signatures en une semaine.
La France insoumise appelle à une « mobilisation la plus puissante possible » pour s'opposer à ce choix de Premier ministre et pour protester contre ce qu'elle considère comme un « coup de force » contre la démocratie. Les citoyens sont invités à se mobiliser massivement pour défendre la souveraineté populaire et le choix issu des urnes.