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La Tribune DimanchePolitique

Première journée de consultations pour Michel Barnier

latribune.fr

Publié le 06 septembre 2024 à 15:44 - Mis à jour le 06 septembre 2024 à 16:37

Michel Barnier doit désormais plancher sur la composition de son gouvernement.

Michel Barnier doit désormais plancher sur la composition de son gouvernement.

Rémi Benoit

Le Quotidien Numérique

04 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Routier de la politique, Michel Barnier doit désormais plancher sur la composition de son gouvernement. Retour sur les temps forts de sa première journée à Matignon.

17h25 - Comment Michel Barnier prépare sa feuille de route économique

En plein marasme budgétaire, le nouveau Premier ministre va rapidement devoir fixer ses priorités économiques.

À quelle politique économique faut-t-il s'attendre ? Issu des Républicains, l'ancien commissaire européen pourrait appliquer une politique économique de l'offre, pro-business et pro-européenne.

Afin de relancer la machine, le camp de la droite et celui du centre au Parlement pourraient faire pression pour une baisse de la fiscalité sur les ménages et les entreprises. Mais la situation des finances publiques tricolores risque de réduire les velléités de compromis au Parlement pour faire baisser la pression fiscale.

👉 Lire notre article

17h07 - 3 Français sur 4 estiment que Macron n'a pas tenu compte des résultats des législatives

74% des Français estiment qu'Emmanuel Macron n'a pas tenu compte des résultats des législatives en désignant à Matignon le LR Michel Barnier, indique un sondage Elabe pour BFMTV.

Plus de la moitié des 1007 personnes interrogées (55%) se disent même d'accord avec les propos du patron de La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon qui a accusé le chef de l'Etat d'avoir «volé l'élection au peuple français», révèle cette enquête d'opinion.

A noter cependant, 40% des Français considèrent la nomination de Michel Barnier comme « une bonne chose pour le pays ». Seuls 29% pensent qu'il s'agit «d'une mauvaise chose».

14h37 -« On se retrouve avec une droite dure »,dénonce le maire PS de Rouen

En nommant Michel Barnier à Matignon, Emmanuel Macron a fait preuve d'un « déni démocratique et d'un déni républicain », a jugé le maire de Rouen, en marge de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée ce vendredi matin, à laquelle s'est rendu notre correspondante en Normandie, Nathalie Jourdan. Le numéro 2 du PS estime néanmoins que sa famille politique porte une part de responsabilité dans l'arrivée d'un LR à la tête du gouvernement.

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Pour lui, le NFP a failli en refusant d'apporter un soutien net à Bernard Cazeneuve, « Est-ce que la gauche s'est montrée à hauteur du moment ? Non. A force de vouloir une gauche supposément pure, on se retrouve avec une droite dure », a t-il tranché en évoquant notamment son « inquiétude pour les migrants ».

14h20 - Déjà une proposition sur le bureau de Michel Barnier

Gabriel Attal a laissé au nouveau Premier ministre, qui a fait du pouvoir d'achat une de ses priorités, une proposition pour « désmicardiser », en revoyant le système d'exonérations de cotisations sociales, a-t-on appris vendredi auprès d'un conseiller gouvernemental sortant.

Il s'agit d'une « refonte structurelle » de ces exonérations qui concernent aujourd'hui les salaires jusqu'à 3,5 Smic, a indiqué à l'AFP ce conseiller de Matignon, confirmant une information des Echos. Ces exonérations, maximales au niveau du Smic, instaurées pour soutenir l'emploi, sont aujourd'hui accusées par certains économistes de freiner la progression salariale en créant des « trappes à bas salaires ».

Aujourd'hui, le système est constitué par un empilement de trois dispositifs : une réduction générale des cotisations, fortement dégressive jusqu'à 1,6 Smic, une réduction de 6 points de pourcentage des cotisations maladie (le « bandeau maladie ») jusqu'à 2,5 Smic et une réduction de 1,8 point sur les cotisations familiales (« bandeau famille »).

La piste retenue par le Premier ministre sortant, sur la base d'un rapport qui lui a été remis par les économistes Antoine Bozio et Etienne Wasmer, est de « recréer un système avec un allègement unique » et non plus ces trois dispositifs. Il serait « dégressif », ce qui éviterait les effets de seuil et s'arrêterait « à trois Smic » (au lieu de 3,5 actuellement). Aujourd'hui, augmenter de 100 euros net un salarié payé 2.000 euros brut coûte près de 500 euros à l'employeur. Dans le nouveau système, le coût total pour l'entreprise serait plutôt de l'ordre de 350 euros.

14h01 -« Le président a vraiment changé de logiciel »

Nos confrères de BFMTV ont sollicité plusieurs sources proches du locataire de l'Elysée. Elles laissent entendre que le chef de l'Etat a pris la décision d'octroyer plus de libertés au locataire de Matignon. La chaîne de télévision en continu en veut pour preuve la suppression des conseillers partagés entre la présidence et les services du Premier ministre.

« Le Président a vraiment changé de logiciel. Il semblait beaucoup plus détaché hier soir à la réunion. Depuis sept ans, c'est la première fois que je le vois comme ça », a ainsi appris BFMTV de sources concordantes, après la réunion hier soir à l'Élysée entre le chef de l'État et ses ministres sortants.

Toujours selon nos confrères, Michel Barnier et Emmanuel Macron ont discuté de trois sujets distincts lors de leur entretien ce vendredi à la mi-journée : la composition du gouvernement, le budget et la prise de parole prévue ce soir au JT de TF1.

13h47 - Michel Barnier attendu au JT de TF1 ce vendredi soir

Le nouveau locataire de Matignon est attendu au micro de TF1 à partir de 20 heures, ce vendredi. Cet entretien marquera sa première interview en tant que Premier ministre.

13h46 - Yaël Braun-Pivet va recevoir Michel Barnier

Selon les informations de BFMTV, la présidente de l'Assemblée nationale doit rencontrer le Premier ministre samedi à la mi-journée. Ce jour-là, il doit également s'entretenir avec Elisabeth Borne, puis Edouard Philippe dimanche. Cette rencontre interviendra alors que plusieurs manifestations sont prévues, à l'initiative d'organisations de jeunesse. Plusieurs partis du NFP ont fait part de leur intention d'y participer.

13h29 - «Ni volonté de blocage, ni soutien inconditionnel»

Le groupe macroniste n'aura « ni volonté de blocage, ni soutien inconditionnel » au gouvernement Barnier, a déclaré Gabriel Attal aux députés de son groupe parlementaire, selon l'AFP.

«Il n'y aura de notre part ni volonté de blocage, ni soutien inconditionnel : seule la volonté d'être utiles à notre pays et fidèles à nos valeurs nous guidera», a assuré l'ancien Premier ministre en évoquant une «possible participation» des macronistes au futur gouvernement, dans un message aux députés de son groupe transmis par son entourage.

Cette déclaration intervient alors que l'ex-locataire de Matignon a été reçu par Michel Barnier ce vendredi en début de matinée.

12h43 -« On est heureux que ce soit une personnalité comme Michel Barnier »

Bruno Retailleau, sénateur et chef de file LR au palais du Luxembourg, a indiqué avoir demandé au nouveau Premier ministre quel serait son mode de gouvernance. « Quel Premier ministre compte-t-il être : collaborateur ou de plein exercice ?», a-t-il insisté, ce vendredi matin, à l'issue de sa rencontre à Matignon, visant directement le chef de l'Etat.

12h31 -«Ce qui compte, c'est le programme», martèle Wauquiez

Après s'être entretenu avec le Premier ministre, Laurent Wauquiez, chef de file des députés de la Droite républicaine, a répondu aux questions de BFMTV. Il a mis l'accent sur la nécessité d'appliquer un programme permettant de « la revalorisation du pouvoir d'achat par le travail, et non par l'assistanat ».

12h19 - Un chantier fiscal en perspective pour le nouvel exécutif ?

Le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) a plaidé ce vendredi pour un encadrement renforcé des impôts et taxes « affectés », utilisés notamment pour financer les collectivités locales, les organismes de sécurité sociale, des opérateurs de l'Etat ou l'audiovisuel public. « L'affectation d'un impôt ou d'une taxe peut dans certains cas renforcer le consentement des contribuables. Elle présente néanmoins des inconvénients importants : affaiblissement du contrôle parlementaire, rigidification des choix politiques, création de rentes budgétaires, complexification du paysage fiscal », a souligné cet organisme rattaché à la Cour des comptes dans un rapport.

C'est pourquoi le CPO formule dans un rapport publié vendredi plusieurs recommandations. Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), contribution sociale généralisée (CSG), droits d'accises sur les tabacs...  Les impôts et taxes affectés représentaient 462 milliards d'euros en 2022, soit plus que les recettes fiscales nettes de l'État (323 milliards d'euros), a-t-il calculé. Ils sont en hausse de 24% par rapport à 2018, année de publication du précédent rapport du CPO consacré à cette thématique.

12h06 - Ce qu'il faut retenir à midi

Nommé jeudi par Emmanuel Macron, le Premier ministre Michel Barnier a initié de nouvelles discussions ce vendredi matin, recevant Gabriel Attal - pour le camp présidentiel - et les dirigeants LR. Il doit s'entretenir à la mi-journée avec le chef de l'Etat, a confirmé l'Elysée.

10h56 - Quelle feuille de route pour Michel Barnier ?

La feuille de route de Michel Barnier n'a pas été clairement été dessinée à ce stade. Lors de la passation de pouvoirs à Matignon, tout juste a-t-il assuré que « l'école restera la priorité du gouvernement », de même que d'autres chantiers dont « l'accès aux services publics" » « la sécurité au quotidien », « la maîtrise de l'immigration », ou encore le travail et le pouvoir d'achat.

  👉 Lire aussi : Michel Barnier, nouveau pompier de la dette française

Un plan a priori consensuel, même si Michel Barnier a promis « des changements et des ruptures » et laissé augurer de choix difficiles avec la volonté affichée de « dire la vérité sur la dette financière et écologique ».

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Les six dossiers urgents qui attendent Michel Barnier

10h30 - Une manifestation prévue samedi

Une manifestation est prévue samedi 7 septembre contre « le coup de force » de Macron. Au total, plus de 150 événements ont été recensés par les organisateurs, l'Union étudiante et l'Union syndicale lycéenne (USL). Plusieurs personnalités, à l'image de la patronne des Verts, Marine Tondelier, ont annoncé leur intention d'y participer. Le PS reste sur sa position : pas d'appel national à manifester, contrairement aux autres partis du Nouveau Front populaire, mais chacun est libre d'y participer.

10h14 - Ambiance électrique en perspective au Parlement

Les élections législatives ont donné naissance à une Assemblée nationale morcelée. L'hémicycle est désormais divisé en trois blocs : Nouveau Front populaire (NFP), camp présidentiel et extrême droite. Or, aucun de ces trois camps n'a obtenu de majorité, laissant présager des débats particulièrement agités au palais Bourbon.

Illustration de la tension ambiante : le député insoumis Manuel Bompard s'est permis une pique à l'ex-ministre Agnès Pannier-Runacher, députée Ensemble pour la République du Pas-de-Calais.

10h12 - Les dirigeants LR arrivés à Matignon

Laurent Wauquiez, accompagné de Gérard Larcher et Bruno Retailleau, sont arrivés à l'hôtel de Matignon. Ils doivent rencontrer Michel Barnier. Ce dernier est loin d'être inconnu, puisqu'il est issu de la droite républicaine, lui aussi.

  👉 Lire aussi : Michel Barnier, vieux routier de la politique

09h54 -Barnier reçu par Macron à la mi-journée

Les services de Matignon ont indiqué ce matin que le Premier ministre s'entretiendra avec le chef de l'Etat ce vendredi, à la mi-journée. Pour rappel, Michel Barnier devait rencontrer son prédécesseur, Gabriel Attal, à 9 heures, et les dirigeants de LR à partir de 10h15.

09h49 - Aucun socialiste au gouvernement ?

Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure s'est dit vendredi sûr « qu'aucune personnalité » de son parti n'entrera dans le gouvernement de Michel Barnier, confirmant que celui-ci ferait l'objet d'une motion de censure immédiate du Nouveau Front populaire.

«Je pense qu'aucune personnalité du PS ne sera dans son gouvernement, je n'ai aucun doute là-dessus», a-t-il déclaré sur France Inter.

09h25 - Macron entame une «coexistence exigeante» avec Barnier

La nomination du successeur de Gabriel Attal ouvre une page inédite sous la Ve République. En nommant un opposant de droite « raisonnable » qui sera soutenu au premier chef par les partis macronistes et LR, le président de la République s'engage dans une semi-cohabitation.

 👉 Retrouvez l'éditorial de Bruno Jeudy, Directeur délégué de La Tribune Dimanche

09h06 - La réforme des retraites, dossier inflammable

Interrogée au micro de France info ce vendredi matin, Clémentine Autain, députée NFP de Seine-Saint-Denis, a réaffirmé l'opposition de la coalition de gauche à la réforme des retraites. Elle a réitéré l'intention de demander l'abrogation du texte de loi.

 👉 Retrouvez notre décryptage : Réforme des retraites : le dossier explosif du nouveau Premier ministre

09h00 - «Nous mettons le RN en responsabilité», défend Aurore Bergé

Ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes du gouvernement démissionnaire, Aurore Bergé a pris la défense du nouveau chef du gouvernement, balayant les accusations de cohabitation avec l'extrême droite.

« Nous avons à l'Assemblée nationale 140 députés d'extrême droite (...) cela veut dire qu'elle est en mesure de censurer ou non (...). Notre enjeu n'est pas de quémander quoi que ce soit, mais de les mettre en responsabilité », a-t-il déclaré.

08h45 -« Nous ne voulons pas ajouter du chaos au chaos »

Le député RN Laurent Jacobelli était l'invité de l'émission Télématin sur France 2 ce vendredi. Tout comme Sébastien Chenu, il a rappelé que le Rassemblement national était « dans l'opposition ».

08h35 -«Nous n'étions pas prêts à cautionner un casting»

Le patron des socialistes a été interrogé ce vendredi matin au micro de France Inter. Interrogé sur les divisions internes au Nouveau Front populaire, et au fait que le profil de Bernard Cazeneuve n'ait pas été sélectionné pour Matignon, au profit de Michel Barnier, Olivier Faure s'est justifié.

« Les Français nous ont demandé à ce qu'on puisse remettre ce pays debout, ils n'ont pas demandé à avoir des noms », a-t-il asséné.

08h27 - «Nous demeurons des adversaires», avertit le RN

Le député Rassemblement national Sébastien Chenu était l'invité de CNews ce vendredi matin. Il s'est félicité du fait que « son parti a empêché le chaos institutionnel ».

La veille, le RN avait fait part de son intention de ne pas censurer le gouvernement de Michel Barnier, et ce, avant d'avoir écouté le discours de politique générale. « Nous ne sommes pas sur la même ligne politique », a-t-il rappelé, balayant l'accusation de « cohabitation » du RN avec Emmanuel Macron portée par la gauche.

08h02 -Michel Barnier« était le plan depuis le départ »

Interrogé au micro de TF1 ce vendredi matin, la patronne d'EELV a accusé le chef de l'Etat « d'avoir joué avec les Français (...) ». « Rien de ce qui a été à gauche d'Emmanuel Macron n'a jamais été sérieusement envisagé », a assuré Marine Tondelier.

07h56 - Lucie Castets se dit« très en colère »

Favorite du Nouveau Front populaire pour occuper le poste de Premier ministre, Lucie Castets avait été écartée par Emmanuel Macron, le chef de l'Etat jugeant le risque de censure à l'Assemblée trop élevé. Ce vendredi matin au micro de RTL, la fonctionnaire s'est dite très en colère, estimant que la nomination de Michel Barnier ne respecte pas le vote des Français, lors des dernières législatives.

« Le président de la République se place en cohabitation avec le Rassemblement national », a-t-elle pointé du doigt. Elle a par ailleurs réaffirmé l'intention de la coalition de gauche de voter une motion de censure contre le gouvernement Barnier

07h47 - Le PS, plus divisé que jamais

Le Parti socialiste s'est de nouveau divisé jeudi soir sur l'hypothèse avortée d'un gouvernement Bernard Cazeneuve, les courants minoritaires du parti déplorant une occasion manquée d'un gouvernement de gauche, la direction affirmant qu'Emmanuel Macron n'avait jamais réellement envisagé de le nommer.

« Vous n'avez pas voulu Cazeneuve, vous avez eu Barnier » : c'est en substance ce qu'ont reproché les opposants au premier secrétaire du PS Olivier Faure, après qu'Emmanuel Macron a nommé l'ex-commissaire européen de droite Michel Barnier à Matignon, ont indiqué plusieurs témoins à l'AFP. Le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol et la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy, favorables à Bernard Cazeneuve, ont répété qu'il aurait fallu donner une chance à cette option.

07h42 - Attal attendu à Matignon à 9 heures

Outre les membres de sa famille politique, le nouveau locataire de Matignon doit recevoir son prédécesseur Gabriel Attal, président du groupe macroniste Ensemble pour la République (EPR) à l'Assemblée, à partir de 9 heures.

07h34 - Les dirigeants LR attendus à Matignon à 10h15

Dès vendredi matin, Michel Barnier recevra les dirigeants de son propre parti, Les Républicains (LR), pour examiner les conditions d'une participation à sa future équipe. L'enjeu est de taille : les élections législatives ont en effet donné lieu à une Assemblée nationale morcelée, et sans majorité.

07h32 - Barnier a déjà multiplié les coups de fil

Sans attendre, Michel Barnier a multiplié les appels téléphoniques, et ce, avant même sa prise de fonction, selon son entourage : Edouard Philippe, François Bayrou, Laurent Wauquiez, mais aussi Nicolas Sarkozy, ainsi que la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet et celui du Sénat Gérard Larcher.

« Certaines personnalités de gauche » ont également été contactées et d'autres échanges devaient suivre, y compris avec la France insoumise et le Rassemblement national, car « il veut rassembler et respecter tout le monde ».

07h30 - Bonjour et bienvenue sur ce live

Michel Barnier a été nommé Premier ministre jeudi par Emmanuel Macron. Tout juste nommé à Matignon, où il a promis « des changements et des ruptures », il doit désormais s'atteler à composer un gouvernement susceptible de démontrer sa capacité à rassembler et à s'émanciper d'Emmanuel Macron.

L'essentiel à retenir

Dans la foulée des élections européennes, Emmanuel Macron a acté la dissolution de l'Assemblée nationale, le 9 juin dernier. Inédite, cette décision a conduit à la tenue d'élections législatives, le 30 juin et le 7 juillet. Le scrutin a donné lieu à un hémicycle sans majorité, découpé en trois blocs : le Nouveau Front populaire - arrivé en tête -, le camp présidentiel, et l'extrême droite.

A l'issue d'une trêve estivale et olympique, le chef de l'Etat a lancé des consultations avec les différentes forces politiques en présence à l'Assemblée. Il a refusé la candidate du NFP, Lucie Castets, au poste de Premier ministre, laissant planer le doute sur l'identité du nouveau locataire de Matignon durant de longues semaines. Les noms des ex-ministres, l'un de gauche l'autre de droite, ont été régulièrement cités pour prendre la tête d'un gouvernement dans cette configuration politique très complexe. Emmanuel Macron était à la recherche d'un Premier ministre qui puisse ne pas faire l'objet d'une censure immédiate à l'Assemblée. Il a finalement opté pour Michel Barnier, ancien négociateur du Brexit.

Pour aller plus loin, La Tribune vous propose...

👉 Notre dossier spécial D'une crise politique à une crise institutionnelle, retour sur 3 mois d'errance

👉 Nos derniers décryptages et coulisses :

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