Dans un an, la Sécu remboursera moins bien ceux qui refusent les médicaments génériques

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Comme chaque année, le gouvernement veut renforcer le recours aux médicaments génériques dans le cadre des économies (3,8 milliards en 2019) demandées au secteur de la santé, misant cette fois-ci sur deux nouvelles mesures.
Il s'agit d'une nouvelle phase coercitive, en deux volets. Premier volet : selon une disposition du projet de budget de la Sécurité sociale dévoilé mardi, les patients refusant sans justification médicale les médicaments génériques proposés par leur pharmacien seront moins bien remboursés. La mesure entrera en vigueur dans à peine plus d'un an, dès le 1er janvier 2020.
Ainsi, le "remboursement d'un assuré qui ne souhaiterait pas, sans justification médicale, la substitution proposée par le pharmacien se fera désormais sur la base du prix du générique", est-il écrit dans le dossier de presse du projet de loi de financement de la sécu (PLFSS).
Or un générique coûte en moyenne 40% de moins que le princeps, selon le ministère de la Santé.
L'autre mesure vise à "mieux réguler les conditions dans lesquelles les médecins" peuvent apposer la mention "non-substituable" sur leurs ordonnances et qui empêche les pharmaciens de proposer des génériques à la place des médicaments d'origine dits "princeps", selon Bercy.
Cette mention devra reposer "sur des critères médicaux objectifs, définis en lien avec l'agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé", explique le dossier de presse.
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Ces mesures devraient permettre à court terme "moins de 100 millions d'euros" d'économies, selon Bercy.
(Avec AFP)
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