The Village : 18 solutions pour réconcilier le local et le global

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Atelier de The Village
Atelier de The Village (Crédits : DR)
À The Village, quatre ateliers de travail ont réuni vendredi 31 août et samedi 1er septembre des acteurs du changement pour élaborer, dans une expérience de démocratie active et participative, des solutions opérationnelles afin de lutter contre les fractures territoriales. Voici les principales idées qui ont émergé au cours de cet événement global-local.

Relier les territoires : es nouvelles formes de collaboration

  • 1 - Faire briller la ruralité en lançant un label « French Tech ruralité » associé à des événements qui valorisent et font connaître les réussites économiques, sociales, environnementales en milieu rural, qu'elles soient publiques et/ou privées.
  • 2 - Créer le Conseil des Régions, un rendez-vous mensuel entre le président de la République et les président de régions.
  • 3 - Créer le site monterritoire.gouv.fr pour permettre à chaque citoyen d'exprimer ses souhaits en matière de bouquet minimal de services publics sur trois majeures : services professionnels, services familiaux, services associatifs.
  • 4 - Créer un « Airbnb » des tiers lieux territoriaux pour favoriser la mobilité professionnelle.
  • 5 - Dupliquer et essaimer The Village partout en France pour engendrer un mouvement en faveur de la lutte contre les fractures territoriales et promouvoir le « glocal ».

Transition écologique

  • 6 - Dynamiser la mobilité durable dans les territoires en étendant le remboursement systématique par les employeurs de 50 % des coûts de transport domicile-travail (contre exonération de cotisations sociales) à tous les modes de transport durables : vélo, covoiturage et voiture électrique.
  • 7 - Passer du concept d'obsolescence programmée à celui de réutilisation programmée, en imposant aux industriels et aux constructeurs la traçabilité des matériaux et leur réutilisation.
  • 8 - Imposer la formation à tous les âges de la vie (3-10 ans, collège-lycée et plus) à la transition écologique.

L'agriculture autrement : produire mieux, se nourrir bien

  • 9 - Donner aux enfants, dès la maternelle puis au primaire, les bases d'une alimentation saine et durable : éducation aux produits et au goût, cours de cuisine, retrouver le plaisir de la table. Réintégrer un artisan cuisinier dans chaque école.
  • 10 - Lancer une loi Evin du sucre, avec pour but de supprimer les produits à haut indice glycémique.
  • 11 - Mettre sur pied un référentiel, un système de notation national du produit autour de trois axes majeurs : qualités nutritionnelles, impact environnemental et social et répartition de la valeur, pour permettre au consommateur de choisir en toute conscience et sortir de la priorité du prix comme seule échelle de valeur. Faire de la France une force de proposition à l'échelle européenne.

Les nouvelles technologies au service de tous

  • 12 - Créer un chèque médiation numérique pour permettre aux usagers les plus fragiles de se faire accompagner dans leur apprentissage aux outils du numérique.
  • 13 - Accélérer la couverture mobile et Internet du territoire en modifiant les critères de définition des zones blanches, notamment en prenant mieux en compte les difficultés constatées et mesurées par les habitants.
  • 14 - Inscrire dans la Constitution un droit intangible d'accès à Internet avec un débit de connexion minimale pour garantir l'égalité de l'accès des citoyens aux technologies du XXIe siècle.
  • 15 - Créer des « places de village numérique » pour favoriser l'entraide et l'appropriation des usages numériques entre les citoyens.
  • 16 - Développer le métier d'écrivain public numérique pour aider les plus fragiles et les plus éloignés du numérique dans leurs démarches professionnelles et administratives.
  • 17 - À l'instar de la fête de la musique, créer une fête du numérique qui, dans des lieux ouverts, rend le numérique et ses usages accessibles.
  • 18 - Mettre l'utilisateur au centre la modernisation des services publics numériques en systématisant le « design user centric », comme en Angleterre.

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Commentaires
a écrit le 11/09/2018 à 17:25 :
C'est quoi cette manie de toucher a la Constitution pour un oui ou pour un non? Si vous voulez la déformer pour qu'elle soit compatible avec cette administration qu'est l'UE de Bruxelles et ne plus pouvoir s'en échapper, dites le!
a écrit le 11/09/2018 à 17:20 :
C'est quoi cette manie de toucher a la Constitution pour un oui ou pour un non? Si vous voulez la déformer pour qu'elle soit compatible avec cette administration qu'est l'UE de Bruxelles et ne plus pouvoir s'en échapper, dites le!
a écrit le 11/09/2018 à 17:18 :
"Créer un chèque médiation numérique pour permettre aux usagers les plus fragiles de se faire accompagner dans leur apprentissage aux outils du numérique".

C'est vrai quoi, eux aussi ont le droit de se faire pomper leurs données et de se retrouver sur des serveurs US y 'a pas de raison.Je me demande comment vont faire ceux qui ne veulent pas d'internet dans le futur ,personne ne se pose la question.A t-on encore le choix de refuser cet outil ou est-ce une obligation dorénavant ?
a écrit le 11/09/2018 à 17:13 :
C'est quoi ce marketing mondialiste pour mieux exploiter les zones rurales? L'uniformisation de l'exploiter facilitera le complication de sa gestion! C'est ce que l'on recherche pour générer de la richesse pécuniaire mais non sociale! Le célèbre principe mis en œuvre de faire la gestion complique de chose simple au lieu de faire la gestion simple de chose complexe!
a écrit le 11/09/2018 à 11:29 :
Bravo, de bonnes initiatives positives et "collaboratives". Créatrices de lien social.

Pour anticiper les problèmes et pour éviter qu'ils ne provoquent le rejet de l'ensemble, mieux vaut aussi penser aux effets négatifs éventuels. Ce qui fait que je me permettrai de jouer les "rabat joie".
Beaucoup d’évolutions dans les technologies agricoles, qui, même si elles n'ont rien à avoir avec la phase de mécanisation d'il y a un siècle et son exode rural (au hasard du web : https://www.persee.fr/doc/rural_0014-2182_1961_num_2_1_980_t1_0102_0000_1), peuvent aussi être à l'origine de la destruction d'emplois. Dans la ruralité on ne pourra se contenter de produire encore plus, sans supprimer des emplois. Ce qui oblige à anticiper, à former et aussi à prévoir des mutations dans les fonctions et les emplois du temps. Car il ne faut surtout pas oublier l'aspect saisonnier des activités rurales, que l'on n'a pas à la même dimension dans les métropoles, étant donné l’abondance et diversité d’activités. Ce qui oblige le milieu rural à avoir des activités ou des revenus de substitution. Sachant que l'on ne pourra ramener toute la population rurale 10000 ans en arrière, à l’ère du "chasseur-cueilleur", il y a des compléments modernes d'activités à trouver.
En termes d’aménagement et de préservation de la nature, du patrimoine, de gestion des zones naturelles, etc... Il se trouve que ces missions ont vu leur budgets et leurs emplois restreints.
Autre sources d’activités et de revenus potentiels, les énergies renouvelables, qui peuvent assurer des revenus de substitutions aux agriculteurs et aux communes rurales. Les métropoles ne pouvant être que consommatrices dans ce domaine, tout comme pour les productions agricoles d’ailleurs. Ou productrices à la marge, même si la mode est au hors sol, le prix du m2 carré citadin devrait ramener à un minimum de bons sens paysan.

Les territoires sont aussi confrontés à une forme de contradiction, avec d’un côté une agriculture qui pour devenir « performante » et productiviste doit se spécialiser, alors que les territoires ont besoin de conserver une polyvalence et de la diversité pour subsister sur le long terme.
A défaut d’activités, c’est peut être dans les zones rurales qu’il faut expérimenter le revenu universel. (https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250280863286). Pour être efficace il doit commencer par être souple et adaptatif et non servir à arroser aveuglément d'en haut.
Quand au numérique, généralement les infrastructures suivent, ne serais que grâce à l’évolution technologique des réseaux sans fil et du satellite. Le numérique est indispensable et n'oublions pas que les nouvelles générations y sont formées et peuvent aussi jouer ce rôle de transmetteur vers les ascendants. A conditions que les jeunes ne soient pas obligés de « partir à la ville » pour travailler.

Il y a obligatoirement de nouveaux modèles à inventer. De toute façon on ne pourra jamais revenir « aux temps d’avant » et toutes les populations ne pourront pas non plus migrer vers les métropoles. Encore une question d’équilibres à trouver.
a écrit le 10/09/2018 à 17:25 :
Beaucoup de bonnes idées que l'on voit mal être mises en place sous le régime néolibéral qui n'est que la dictature des marchés financiers sur la vie des citoyens.

Or vos idées là elles font pas beaucoup augmenter la marge bénéficiaire de l'actionnaire hein !?

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