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ÉconomieFrance

Travail le dimanche : Hidalgo nie avoir fait "volte-face"

Photo de Mathias Thépot

Mathias Thépot

Publié le 08 novembre 2016 à 07:49 - Mis à jour le 08 novembre 2016 à 14:35

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La maire de Paris Anne Hidalgo assure qu'elle n'a pas fait "volte-face" sur le sujet du travail du dimanche à Paris, malgré sa décision récente d'autoriser 12 dimanches d'ouverture en 2017 pour les commerces de proximité situés hors des zones touristiques internationales.

Farouche opposante au volet sur le travail du dimanche de la loi Macron de 2015, Anne Hidalgo en a surpris plus d'un. Elle a récemment annoncé par le biais de son adjoint Bruno Julliard que « l'exécutif parisien proposera au Conseil de Paris d'autoriser douze dimanches d'ouverture en 2017 pour les commerces de proximité situés hors des zones touristiques internationales (ZTI) parisiennes », comme le permet la loi. La proposition d'Anne Hidalgo est soumise au Conseil de Paris qui se tient du 7 au 9 novembre - qui ne rend qu'un avis consultatif - et devra ensuite être entérinée par un avis conforme de la Métropole du Grand Paris. « Il est essentiel, lors de grandes périodes de consommation, que le petit commerce puisse ouvrir le dimanche et faire face à la concurrence des grandes enseignes situées en ZTI », a indiqué l'exécutif parisien pour justifier son action.

De nombreuses réactions au sein de la majorité

L'annonce a suscité de nombreuses réactions, au sein de la majorité municipale d'abord, où plusieurs conseillers de Paris ont fait part de leur incompréhension. Du côté des communistes et du Front de gauche, on aurait notamment aimé que la maire détermine un nombre de dimanches inférieur à douze par an. Mais la maire de Paris assume des divergences de vue avec le reste de sa majorité. « Je suis social-démocrate », rappelle-t-elle, et ajoute que, sur des sujets en lien avec la politique du logement, elle a fait des concessions à ses alliés.

Du reste, la décision d'autoriser douze dimanches par an est « pragmatique » et « s'appuie sur la réalité des rythmes de vie des Parisiens, dans un contexte économique difficile pour les commerçants, touchés notamment par la baisse de la fréquentation touristique », justifie l'exécutif parisien. L'opposition parisienne a également profité des annonces de la municipalité pour s'indigner. La cheffe de la droite Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) ayant commenté : « Anne Hidalgo fait volte-face. C'était donc bien un problème personnel avec Emmanuel Macron ».

Hidalgo opposée aux méthodes "technocratiques"

Et comme souvent, lorsqu'elle est attaquée par NKM, Anne Hidalgo répond sèchement: « Il n'y a absolument pas de volte-face de ma part sur ce sujet, vous pouvez reprendre toutes mes déclarations depuis le début », assure-t-elle. Le diable se cache en effet dans les détails. D'abord, concernant le nombre de dimanches, Anne Hidalgo ne s'est pas opposée ouvertement au fait de porter de 5 à 12 le nombre de dimanches ouvrables, mais à l'exception parisienne qui laissait le préfet s'immiscer dans les affaires du maire pour les autorisations de travailler le dimanche. Ce sur quoi le Conseil constitutionnel a d'ailleurs donné raison à Anne Hidalgo le 24 juin dernier.

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Par ailleurs, la maire de Paris ne se serait pas non plus opposée au fait d'ouvrir le dimanche des commerces de proximité situés hors des zones touristiques internationales. Elle s'était en fait insurgée contre les méthodes « technocratiques » utilisées par les équipes du ministre de l'Économie de l'époque pour déterminer les zones touristiques internationales (ZTI). Ces nouvelles ZTI incluent par exemple la place d'Italie de manière injustifiée selon Anne Hidalgo. La maire de Paris a d'ailleurs rappelé ce lundi qu'elle avait proposé un amendement visant à déterminer les ZTI en fonction du chiffre d'affaires réalisé en détaxe par les commerces. Un amendement qui a été refusé à son grand regret par le gouvernement. « J'ai combattu les zones touristiques internationales (ZTI) instaurées par la loi Macron, car celles-ci privaient les élus locaux de leur pouvoir de décision, favorisaient les grandes enseignes au détriment des petits commerces, et ne prévoyaient pas de compensations suffisantes pour les salariés.», indiquait aussi Anne Hidalgo. Depuis, la loi a été adoptée, et la maire de Paris s'en accommode.

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Mathias Thépot

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