Les élus écologistes montpelliérains ne lâchent rien tant que les travaux n'ont pas commencé... Ils ont présenté, le 1er février, une alternative au projet de Contournement ouest de Montpellier (COM) opéré par Vinci Autoroutes. Leur proposition : réaliser deux boulevards urbains, l’un à l’ouest et l’autre au sud de la ville, en adéquation avec les enjeux environnementaux actuels.Tandis que le premier Copil consacré au futur contournement ouest de Montpellier (COM) - 2x2 voies de 6,2 km devant relier, à horizon 2029-2030, les autoroutes A750 et A709 entre Juvignac et Saint-Jean-de-Védas - doit se tenir le 15 février en préfecture, les élus écologistes montpelliérains souhaitent soumettre au débat public une nouvelle proposition.
«Vinci autoroutes a chiffré les travaux du Contournement ouest de Montpellier à 300 millions d'euros : nous proposons, pour le même coût, la réalisation de deux boulevards urbains, l'un à ouest et l'autre au sud de la ville», lance leur porte-parole Manu Reynaud, 2e adjoint au maire, accompagné de Marie Massart, élue de la Ville déléguée à la politique alimentaire et à l'agriculture urbaine, Eddine Ariztegui, délégué au bien-être animal et Fatma Nakib, déléguée à l'Égalité et aux droits des femmes.
« Des recours juridiques vont être lancés »
Concrètement, le premier boulevard urbain se substituerait au projet actuel de Contournement ouest de Montpellier sur la RD 132, le second succèderait à l'actuelle A709, anciennement A9. La vitesse de ces deux boulevards urbains serait limitée à 70 km/h, « ce qui permet de ne pas avoir de bande d'arrêt d'urgence », précise Manu Reynaud. Aussi bien pour le 2x2 voies à l'ouest que le 3x2 voies au sud, « une voie serait réservée dans chaque sens pour le covoiturage et les bus ».
L'échangeur actuel avec l'A750 serait conservé à l'ouest et un nouvel échangeur, au niveau d'Odysseum/gare Sud de France, serait mis en place au sud ainsi que « les bretelles manquantes, notamment au niveau du rond-point du Zénith, sur les échangeurs existants ».
D'autres choix sont-ils encore possibles aujourd'hui ? Manu Reynaud assure que « des études parcellaires et environnementales sont à venir » et que « des recours juridiques vont être lancés par le collectif AutreCom ».
«Tant qu'il n'y a pas eu le premier coup de pioche, on veut re-poser le débat car il est toujours temps d'adapter le projet», veut-il croire.