Affaire Weinstein : le dépôt de bilan du studio libère la parole des victimes
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La weinstein company se declare en faillite
Carlo Allegri
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La weinstein company se declare en faillite
Carlo Allegri
Dans un communiqué lundi soir, la direction du studio, The Weinstein Company (TWC), attaqué en justice par plusieurs victimes présumées d'Harvey Weinstein et criblé de dettes, a indiqué avoir déposé son bilan. Elle a ajouté avoir trouvé un accord avec une société d'investissement, Lantern Capital, pour la reprise "en substance de ses actifs et de ses employés", même si cet accord reste à confirmer par le tribunal des faillites.
Aucune information chiffrée n'a été donnée concernant cet accord de rachat.
La TWC a aussi annoncé mettre fin "immédiatement" aux clauses de confidentialité signées à l'initiative de Harvey Weinstein, "dans la mesure où elles empêchaient de parler des individus ayant subi ou été témoin des abus sexuels d'Harvey Weinstein".
La TWC, prudente, ne dit pas combien d'accords de confidentialité ont ainsi pu être signés.
Si une centaine de femmes ont déjà accusé Harvey Weinstein d'abus sexuels allant du harcèlement au viol, cette annonce rend d'autres révélations possibles. Le procureur de l'Etat de New York, Eric Schneiderman, qui avait assigné la TWC en justice en février et empêché un accord de reprise de la TWC faute de dispositions suffisantes pour les victimes d'Harvey Weinstein, s'est réjoui de cette annonce.
Le dépôt de bilan intervient après de nombreux rebondissements.
La TWC a longtemps négocié une reprise avec l'ancienne responsable des PME de l'administration Obama, Maria Contreras-Sweet, qui voulait racheter le studio pour quelque 500 millions de dollars, mais les négociations ont tourné court il y a deux semaines.
(avec agences)
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