Contrairement à la Fed et à la BoE, la BCE voit un reflux de l'inflation en 2022
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Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE).
Reuters
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Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE).
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A l'issue de la réunion de son Conseil des gouverneurs, qui s'est tenue ce jeudi, la Banque centrale européenne (BCE) a indiqué qu'elle allait mettre progressivement fin à son programme d'achats urgence pandémie (PEPP), doté d'une enveloppe de 1.850 milliards d'euros. Toutefois, elle augmentera un autre programme d'achats "classique" après le mois de mars 2022 pour ne pas sevrer trop brutalement l'économie et risquer de durcir les conditions de crédit.
L'institut présidé par Christine Lagarde continue donc son cavalier seul à l'heure où d'autres grandes banques centrales, comme la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque d'Angleterre (BoE), resserrent la vis monétaire. De l'autre côté de la Manche, la BoE a surpris tout le monde en relevant ce jeudi son taux directeur à 0,25% et laissé la porte ouverte à d'autres hausses pour contrer une inflation britannique au plus haut en dix ans. L'institut monétaire britannique est la première banque centrale du G7 à relever ses taux depuis le choc initial du coronavirus. La dernière hausse par la BoE remonte à l'été 2018. "Elle change son approche de gestion des risques, en mettant désormais au premier plan les inquiétudes concernant un marché du travail tendu et son besoin de renforcer sa crédibilité dans sa la lutte contre l'inflation", commente Andrew Goodwin, économiste chez Oxford Economics.
Sur le Vieux continent, les gardiens de l'euro jugent pour leur part toujours "très improbable" un relèvement des taux d'intérêt l'an prochain, a réaffirmé Christine Lagarde, sa présidente, au moment où la Fed dit envisager trois hausses de taux en 2022. "Il est difficile de comparer les Etats-Unis et la zone euro ou le Royaume-Uni et la zone euro", a argumenté Christine Lagarde, car "ces trois économies sont à des stades complètement différents de leur cycle. Elles ont démarré sur des bases différentes, elles ont eu des soutiens fiscaux différents".
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