Émeutes au Royaume-Uni : le gouvernement britannique fustige l’attitude d’Elon Musk
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Le nouveau Premier ministre britannique, Keir Starmer, entend apporter une réponse ferme aux émeutes qui sévissent au Royaume-Uni.
Reuters
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Le nouveau Premier ministre britannique, Keir Starmer, entend apporter une réponse ferme aux émeutes qui sévissent au Royaume-Uni.
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Elon Musk ne s'intéresse pas qu'à la politique américaine... Le multimilliardaire semble également avoir un avis tranché sur la situation au Royaume-Uni qui est confronté à de violentes émeutes depuis plusieurs jours. Sur sa plateforme X (ex-Twitter), l'entrepreneur à succès a, pendant le week-end, répondu à un message mettant les violences actuelles sur le compte de « l'immigration de masse » en écrivant : « Une guerre civile est inévitable. »
« Si vous possédez une grande plateforme de réseaux sociaux, cela vous donne aussi une responsabilité », a-t-elle ajouté. « C'est profondément irresponsable (...) tout le monde devrait appeler au calme. »
Ce n'est pas la seule intervention d'Elon Musk sur ces émeutes, qui ont démarré sur fond de rumeurs non étayées et en partie démenties sur l'origine et la religion du suspect de l'attaque au couteau qui a tué trois fillettes la semaine dernière en Angleterre.
Il a également répondu par des points d'exclamation à un message de l'agitateur antimusulman, Tommy Robinson, critiquant les propos du Premier ministre travailliste, Keir Starmer, qui a qualifié les casseurs de « voyous ». Autrefois supprimé, le compte X (ex-Twitter) de Tommy Robinson, Stephen Yaxley-Lennon de son vrai nom, a été rétabli par Elon Musk l'année dernière.
Encore lundi, le milliardaire - soutien du candidat républicain Donald Trump à l'élection présidentielle américaine -, a répondu à un message de Keir Starmer qui promettait de « ne pas tolérer les attaques contre les mosquées et la communauté musulmane » par une question : « Ne devriez-vous pas vous préoccuper des attaques contre (toutes) les communautés ? »
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Le gouvernement britannique a plusieurs fois mis en garde les réseaux sociaux et leurs dirigeants, Keir Starmer rappelant encore lundi que « la loi s'applique aussi bien en ligne qu'hors ligne ». Car les spéculations sur l'attaque au couteau de Southport, dans le nord-ouest de l'Angleterre, ont été abondamment relayées par des influenceurs proches des mouvances d'extrême droite, comme le masculiniste, Andrew Tate, qui avait qualifié le suspect de « migrant illégal ».
Le Royaume-Uni est secoué depuis une semaine par une succession de rassemblements violents, selon les autorités, à l'appel de groupes d'extrême droite, après que trois fillettes ont été tuées dans une attaque au couteau à Southport (nord-ouest de l'Angleterre).
Les premières violences ont débuté sur fond de rumeurs sur le profil du suspect, présenté à tort comme un demandeur d'asile de confession musulmane. Le jeune homme de 17 ans, Axel Rudakubana, est en fait né à Cardiff, au Pays de Galles, et selon les médias britanniques, sa famille est d'origine rwandaise.
« Nous ferons en sorte que tous ceux qui seront condamnés à des peines de prison ferme pour les émeutes et désordres auront une place en prison qui les attend », a assuré, ce mardi matin, sur la BBC la secrétaire d'Etat à la Justice, Heidi Alexander. Le gouvernement a fait en sorte que soient libérées des places qui auraient été disponibles « plus tard dans le mois », a-t-elle expliqué, évoquant le chiffre de 567 places.
Selon la police, au moins 378 personnes ont été interpellées depuis le début des violences il y a une semaine, un chiffre amené à augmenter avec le temps.
Sur Times Radio, la secrétaire d'Etat à la Justice a en outre confirmé la mobilisation de 6.000 policiers spécialisés dans le maintien de l'ordre, précisant une annonce faite lundi par Keir Starmer. Quatre mille de ces policiers étaient disponibles dès ce week-end et « 2.000 autres seront disponibles cette semaine », a-t-elle indiqué.
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La soirée de lundi a de nouveau été émaillée de violences, en particulier à Belfast (Irlande du Nord), où des policiers en tenue de maintien de l'ordre ont été mobilisés. À Plymouth (sud-ouest de l'Angleterre), où 150 policiers ont été déployés lundi soir, six personnes ont été interpellées et plusieurs policiers légèrement blessés, selon la police. Des images en direct de la chaîne Sky News montraient notamment un face-à-face tendu entre extrême droite et contre-manifestants, séparés par des policiers de part et d'autre d'une route, ponctués de jets de projectiles.
(Avec AFP)
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