• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieInternational

Immigration, crise des réfugiés : un diplomate algérien raille le discours européen

Photo de Jérôme Cristiani

Georgi Gotev, Euractiv

Publié le 24 mars 2017 à 06:45 - Mis à jour le 07 avril 2017 à 13:45

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'Europe sous-investit dans l'éolien et la rénovation des bâtiments
  • Le Monténégro accueille un sommet européen
  • Xi Jinping se rendra en Corée du Nord lundi et mardi
  • Le Japon veut remplacer 14 réacteurs nucléaires
  • Les inquiétudes sur l'IA tirent les Bourses asiatiques vers le bas
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 3

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 4

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 5

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

  • 6

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Des heures de discussions sur la crise des réfugiés et la politique de voisinage et... aucune mention des mots "Irak" ou "Islam" : Lakhdar Brahimi, ex-ministre algérien des Affaires étrangères et ancien envoyé spécial des Nations Unies et de la Ligue arabe en Syrie (qui avait démissionné en mai 2014 devant l'échec des discussions de Genève), condamne la langue de bois des Européens, lors du 7e Forum européen des Think Tank sur le thème "Le voisinage de l'UE : comment le stabiliser ?".
"Le mot Irak n'est jamais prononcé; pourtant, l'Irak est votre voisin. La majorité des migrants viennent de Syrie, le deuxième groupe majoritaire vient d'Afghanistan et le troisième d'Iran."

Pour Lakhdar Brahimi, qui fut fonctionnaire onusien, les Européens peinent à regarder la réalité en face au sujet des migrants.

Lakhdar Brahimi s'exprimait lors d'un dîner-débat à La Valette, capitale de Malte, le 27 février, sur le thème des relations de l'UE avec son voisinage, organisé par le l'Institut Jacques Delors (IJD) et la présidence maltaise de l'UE. Joseph Muscat, Premier ministre maltais, ainsi qu'Enrico Letta, président du think tank IJD et ancien Premier ministre italien, avaient ouvert le débat.

    > Lire : Enrico Letta appelle les pro-européens à se mobiliser

Crise des réfugiés ? La faute aux "politiques occidentales destructrices"

L'ancien envoyé spécial de l'ONU en Syrie a conseillé à son audience de se pencher sur les causes de cette crise des réfugiés sans précédent. Selon lui, elle a été déclenchée par des politiques occidentales destructrices.

Plusieurs intervenants se sont exprimés sur la crise des réfugiés durant la journée, discutant principalement de la réaction de l'UE plutôt que de l'origine de la crise. Selon le diplomate arabe, l'un des principes des affaires internationales est que « si vous ne pouvez pas faire de bien, au moins ne faites pas de mal ». L'ancien fonctionnaire onusien précisait : "Je ne pense pas que vous ayez respecté ce principe."

« Si ce ne sont pas les Européens, du moins les Occidentaux ne l'ont pas respecté. L'Irak a été envahi et détruit par les Américains, avec la complicité d'un des plus importants pays européens et d'une personnalité majeure. Le pays a été anéanti et sa reconstruction prendra longtemps. Je ne pense pas que les Américains et M. Blair aient envahi l'Irak pour le donner à l'Iran, mais c'est ce qu'il s'est passé », a-t-il estimé.

Terrorisme international : encore vingt ans de malheur minimum

Lakhdar Brahimi a cité le président d'Afghanistan, Ashraf Ghani, qui a récemment déclaré, lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, que le terrorisme international ne disparaîtrait pas avant au moins vingt ans.

En ce qui concerne la Libye, Lakhdar Brahimi a déclaré que personne ne pleurait le départ de Mouammar Kadhafi, en ajoutant néanmoins que « l'intervention de l'OTAN, menée par Nicolas Sarkozy, a détruit le pays et créé plus de problèmes qu'elle n'en a résolus ».

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Sur la situation en Syrie, Lakhdar Brahimi a déclaré que l'analyse des capitales occidentales avait été « très superficielle », surtout lorsqu'elles ont décidé que le dirigeant du pays, Bachar El-Assad, devait partir en quelques jours ou du moins quelques mois, alors que l'ONU et lui-même affirmaient qu'il n'y avait pas de solution militaire. A ce moment-là, les dirigeants occidentaux les avaient accusés de chercher à protéger Bachar El-Assad. Et quand, finalement, l'Occident a fini par accepter qu'il n'y eût pas de solution militaire, ils étaient déjà engagés dans une action militaire.

Le problème de l'Europe : l'Islam et les amalgames qu'elle faits autour

Selon Lakhdar Brahimi, la plupart des Européens n'osent jamais prononcer le mot « Islam ». Ce qui traduit un malaise vis-à-vis de l'Islam, qui favorise un amalgame dangereux entre l'État islamique, ou Daech, et la foi islamique. Il a cité l'exemple de Geert Wilders, chef de file du parti xénophobe néerlandais, Parti pour la liberté, l'un des candidats favoris aux prochaines élections du pays, qui a affirmé que tous les musulmans étaient des terroristes.

Lakhdar Brahimi a expliqué qu'à Raqqa, la capitale autoproclamée de Daech en Syrie, les islamistes avaient retenu l'attention du monde entier en décrochant la croix d'une église. Alors que peu de personnes savent que sept jeunes musulmans de cette même ville ont remis la croix à leur place.

« Qui sont les musulmans ? Daech ? Ou les sept personnes qui ont risqué leur vie pour remettre la croix ? », a-t-il demandé.

Daech, résultat de la dissolution de l'armée irakienne par les Américains

Il ajoutait :

« Évitez de faire des amalgames, de mélanger les choses. Au sein de l'Islam, nous avons un problème grave. Daech est le résultat de l'invasion de l'Irak et en particulier de la dissolution de l'armée irakienne. Des centaines de milliers de personnes ont perdu leur poste au sein de l'armée, et c'est pour cela que Daech est si bien organisé, a de telles compétences militaires et s'y connaît si bien en technologies de l'information."

Vaincre Daech, c'est s'attaquer aux conditions de sa naissance

Lakhdar Brahimi a ajouté que les bombardements menés par les États-Unis n'avaient atteint aucun objectif militaire, mais avaient plutôt poussé Daech en dehors de l'Irak et vers la Syrie, l'Afrique du Nord, et le reste de l'Afrique.

« Daech est une création conjointe des musulmans, des Américains et des Européens occidentaux. Vous ne combattez pas Daech avec des bombardements. Vous combattez Daech en vous attaquant aux problèmes qui ont conduit à sa naissance », a-t-il commenté.

À lire également

  • États-Unis: le second décret anti-immigration à son tour suspendu
  • Quand le FN détourne les chiffres de Médecins du monde sur les migrants
  • Guerres, migrants, terrorisme : à quoi sert l'ONU ?
  • Migrants : un défi majeur pour les villes
  • Migrants: à contre-courant, l'OCDE souffle ses idées
  • Aux États-Unis, une compagnie aérienne dédiée à l'expulsion de migrants
  • L'Allemagne annonce un plan Marshall pour endiguer les flux de migrants

Interrogé sur le rôle de la Russie en Syrie, il a répondu que l'intervention militaire de la Russie avait fait « beaucoup de dommages, mais aussi beaucoup de bien ». « Elle a notamment permis à la Syrie de rester unie », a-t-il poursuivi, puisque le pire des scénarios selon lui, serait la désintégration du pays.

___

Par Georgi Gotev, Euractiv.com (traduit par Marion Candau)

(Article publié le mercredi 1 mars 2017)

___

>> Retrouvez toutes les actualités et débats qui animent l'Union Européenne sur Euractiv.fr

Euractiv
Euractiv (Crédits : Photo DR)

Georgi Gotev, Euractiv

Sur le même sujet

  • 1

    Guerre au Moyen-Orient : les économies émergentes souffrent mais devraient résister en 2026

  • 2

    🔴 Sommet européen au Monténégro, réacteurs nucléaires japonais, Bourses… L'essentiel de l'actualité ce vendredi 5 juin

  • 3

    Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles

  • 4

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir