La Russie et l'Iran dans le collimateur du G7

A l'issue de leur réunion à Liverpool ce dimanche, les représentants des pays du G7 ont adressé des avertissements à Téhéran, sur les négociations du dossier nucléaire, et à Moscou sur les risques d'une invasion de l'Ukraine.
L'actuel président des Etats-Unis, Joe Biden, s'est dit prêt à revenir dans l'accord si l'Iran renoue aussi avec ses engagements, mais les négociations qui ont débuté en avril et viennent de reprendre après cinq mois d'arrêt semblent dans l'impasse.
L'actuel président des Etats-Unis, Joe Biden, s'est dit prêt à revenir dans l'accord si l'Iran renoue aussi avec ses engagements, mais les négociations qui ont débuté en avril et viennent de reprendre après cinq mois d'arrêt semblent dans l'impasse. (Crédits : Reuters)

L'Iran a une "dernière chance" de négocier sérieusement pour sauver l'accord sur le nucléaire iranien, a prévenu, dimanche lors d'une conférence de presse à Liverpool, la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss au terme d'une réunion du G7 qui a aussi mis en garde la Russie contre une invasion de l'Ukraine.

"C'est la dernière chance pour l'Iran de venir à la table des négociations avec une solution sérieuse à ce problème", a martelé la ministre, dont le pays préside actuellement le groupe des grandes puissances. "Il est vital qu'il le fasse" car "nous ne laisserons pas l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a-t-elle prévenu.

Les négociations indirectes entre l'Iran et les Etats-Unis, par l'intermédiaire notamment des Européens, ont repris fin novembre à Vienne pour tenter de ressusciter l'accord de 2015 censé empêcher la République islamique de se doter de la bombe atomique. Les Américains se sont retirés en 2018 de ce texte, sous la présidence de Donald Trump qui a rétabli ses sanctions contre Téhéran, lequel en réponse s'est affranchi progressivement des restrictions à son programme nucléaire. L'actuel président des Etats-Unis, Joe Biden, s'est dit prêt à revenir dans l'accord si l'Iran renoue aussi avec ses engagements, mais les négociations qui ont débuté en avril et viennent de reprendre après cinq mois d'arrêt semblent dans l'impasse.

Un plan B en préparation contre l'Iran

Les Occidentaux ont accusé les Iraniens d'avoir fait marche arrière par rapport au printemps. La diplomatie américaine soupçonne ouvertement le pays ennemi de vouloir gagner du temps pour parallèlement développer son programme nucléaire qui le rapproche de plus en plus de la bombe. Washington a prévenu ces derniers jours qu'il ne laisserait pas Téhéran adopter longtemps cette attitude, et a confirmé qu'un plan B aux contours encore flous était en préparation. Mais c'est la première fois qu'un pays membre de l'accord affirme qu'il s'agit des négociations de la dernière chance.

Selon Liz Truss, ce G7 des ministres des Affaires étrangères a aussi affiché un front uni face à Moscou, que les Occidentaux accusent depuis quelques semaines de préparer une éventuelle invasion de l'Ukraine, malgré les démentis du Kremlin. La réunion de Liverpool a montré, selon la ministre britannique, "la voix très unie des pays du G7 qui représentent 50% du PIB mondial, et qui sont très clairs" sur le fait "qu'il y aurait des conséquences massives pour la Russie en cas d'incursion en Ukraine". La menace de sanctions sans précédent a été formulée ces derniers jours par Washington, notamment par le président Joe Biden qui s'est entretenu avec son homologue russe Vladimir Poutine.

Résoudre la crise avec Moscou "par la diplomatie"

Une responsable américaine présente à Liverpool avait assuré samedi qu'il était encore possible de résoudre "par la diplomatie" cette nouvelle crise ukrainienne. Pour cela, le gouvernement américain a annoncé qu'il dépêchait sa secrétaire d'Etat adjointe chargée de l'Europe, Karen Donfried, en Ukraine et Russie de lundi à mercredi, en quête de "progrès diplomatiques pour mettre fin au conflit dans le Donbass", dans l'est de l'Ukraine, "en mettant en œuvre les accords de Minsk".

Ces accords conclus en 2015 pour mettre fin à la guerre qui a éclaté un an plus tôt dans cette région ukrainienne entre les forces de Kiev et des séparatistes pro-russes n'ont jamais été vraiment respectés. Si la Russie "décide de ne pas emprunter cette voie" diplomatique, "il y aura des conséquences massives et un prix important à payer, et le G7 est absolument uni là-dessus", avait déjà prévenu la responsable américaine. "Non seulement les pays qui étaient dans la salle mais un nombre encore plus grand d'Etats démocratiques nous rejoindraient pour en faire payer le prix" à la Russie, avait-elle assuré.

Le pape François a déclaré dimanche prier pour "la chère Ukraine", espérant "que les tensions soient désormais résolues par un dialogue international sérieux et non par les armes".

(avec AFP)

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Commentaires 7
à écrit le 13/12/2021 à 9:46
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C'est comme la Covid, plus on en parle et moins on y croit, on va finir par croire que c'est nous, occidentaux, qui leur cherchons des noises pour qu'ils réagissent mal!

à écrit le 13/12/2021 à 7:04
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Le G7 est une réunion d'une époque ou les pays qui le compose étaient puissants. Aujourd'hui le G7 est une chimere. Les US n'ont jamais été aussi individualiste et moins puissant. La GB est une ombre la France excelle fans le discours pour les autres...

à écrit le 12/12/2021 à 17:54
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imaginons, a un instant T la chine investi taiwan, la russie recupere l'ukraine et l'iran + hezb deboulent en israel ....elle fait quoi la G7 ?

le 12/12/2021 à 18:41
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Trois réunions.

à écrit le 12/12/2021 à 16:34
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A force de les sanctionner la Chine la Russie et l'Iran vont mettre en commun leurs intérêts et l’Europe va se retrouver à poil.

à écrit le 12/12/2021 à 15:03
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On est las de ces photos de tout ces dirigeants si faibles et impuissants face au pouvoir de l'argent exposant pourtant être si satisfaits d'eux mêmes.

le 12/12/2021 à 15:38
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ils se prennent pour les maitre du monde croit tout savoir et son incapables de gerer leur pays le cas de la france est un modele meme pas capable de creer un vaccin

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