Nouvel attentat en Turquie : 39 morts

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Le président turc Erdogan
Le président turc Erdogan (Crédits : © Maxim Shemetov / Reuters)
Le dernier attentat remontait au 10 décembre. Il avait provoqué 44 morts

 Un individu a ouvert le feu à l'aveuglette dans un night-club d'Istanbul, faisant 39 morts et plus de 40 blessés dans la nuit de samedi à dimanche, selon un bilan fourni par le gouverneur de la plus grande ville de Turquie, qui a parlé d'attentat terroriste. L'attaque n'a pas été revendiquée pour le moment.

"Un terroriste avec une arme de gros calibre a commis cet acte brutal et sauvage, en ouvrant le feu sur des innocents qui étaient là pour fêter la nouvelle année et s'amuser", a déclaré à la presse le gouverneur, Vasip Sahin, venu sur les lieux de l'attaque.

Près de 600 personnes dans la boîte de nuit

Cinq à six cents personnes devaient se trouver à l'intérieur de la boîte de nuit "Reina", où elles fêtaient le passage à 2017, quand l'assaillant, tuant un policier et un civil à l'entrée, s'est introduit à l'intérieur, aux alentours de 01h15 locales.

La boîte de nuit se trouve sur le rivage du Bosphore, dans le quartier d'Ortaköy, dans la partie européenne de la mégalopole turque. Certaines personnes se sont échappées des lieux en plongeant dans les eaux du Bosphore et ont été secourues par les policiers.

Plusieurs dizaines d'ambulances et de véhicules de police ont été dépêchés vers la boîte de nuit d'Ortaköy, quartier niché sous l'un des trois points qui franchissent le Bosphore, et où se trouvent des restaurants, des boîtes de nuit et des galeries d'art ou musées.

Reina est l'un des night-clubs les plus connus d'Istanbul, fréquenté aussi bien par des Stambouliotes que par des touristes.

Washington propose son aide

Selon le gouverneur d'Istanbul, il n'y a eu qu'un seul assaillant, mais à en croire d'autres informations, notamment sur les réseaux sociaux, ils étaient au moins deux, déguisés en pères Noël. Des témoins, cités par le journal Hürriyet, ont parlé de plusieurs tireurs, qui ont crié en arabe.

"Nous étions en train de nous amuser. Tout à coup, des gens se sont mis à courir.(...) Mon mari a été touché à trois endroits", a déclaré au journal une femme qui se trouvait au Reina.

"Je n'ai pas vu qui tirait mais j'ai entendu les coups de feu et les gens ont pris la fuite. La police est intervenue rapidement", a témoigné sur Twitter Sefa Boydas, un footballeur turc.

Le propriétaire du Reina, Mehmet Kocarslan, cité par Hürriyet, a déclaré que des mesures de sécurité avaient été prises récemment, les services de renseignement américains ayant laissé entendre qu'il pourrait y avoir un attentat.

Le président américain Barack Obama, actuellement en vacances à Hawaï, a adressé ses condoléances à la Turquie et demandé à son administration de proposer à Ankara l'aide des Etats-Unis, a fait savoir la Maison blanche.

Cette attaque constitue une nouvelle épreuve pour la Turquie, qui cherche à se remettre après la tentative de putsch du 15 juillet et une série d'attentats meurtriers à Istanbul, Ankara et dans d'autres villes, imputés pour certains au groupe djihadiste Etat islamique (EI) et revendiqués pour d'autres par des organisations séparatistes kurdes.

A Istanbul, le dernier attentat remontait au 10 décembre, quand deux bombes avaient explosé aux abords d'un stade de football, faisant 44 morts et plus de 150 blessés. Un groupe kurde avait revendiqué les explosions.

Le 28 juin dernier, un triple attentat suicide a été commis à l'aéroport international Atatürk d'Istanbul, faisant 45 morts et près de 240 blessés. Le 12 janvier 2016, une explosion avait fait une dizaine de morts dans le centre touristique d'Istanbul, près de la Mosquée bleue. Huit Allemands étaient au nombre des tués.

Reuters

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Commentaires
a écrit le 01/01/2017 à 18:59 :
Condoléances au peuple turque , s'en prendre a des innocents est l'acte le plus impardonnable qui soit.
a écrit le 01/01/2017 à 12:24 :
pour des raisons avant tout politiques mais également par une certaine mégalomanie le président Erdogan est entrain de faire payer aux turcs ses dérives. Les purges, peut-être pour une partie plus politiques au sens de verrouiller pour sa mégalomanie, dans l'armée mais également dans la police et la magistrature démobilisent et déstabilisent ces piliers essentiels. M. Erdogan à cause de sa politique ambiguë doit faire face d'un côté à l'EI et de l'autres aux kurdes pour ces derniers son refus d'autonomie se retournera contre lui la guerre actuelle les renforcent mais également leur permet de maîtriser "l'art" de la guerre.
a écrit le 01/01/2017 à 12:18 :
Encore des victimes innocentes de la multinationale de l'horreur, maintenant il semblerait qu'elle ai de plus en plus de mal à frapper en Europe et que la Turquie fait un bon travail d'élimination de l'EI sur le terrain.

Maintenant hélas, sachant que Assad est dans le camp du "bien" on peut s'attendre à tout au royaume du mensonge et de l'hypocrisie générale.
Réponse de le 01/01/2017 à 15:28 :
@ citoyen blasé
"multinationale de l'horreur"? Le tueurs se sont enfuis, bien malin qui pourra dire à quel groupe ils appartiennent, qui les a envoyé, quelle cause ils défendent.
Réponse de le 02/01/2017 à 10:36 :
Ce sont des mercenaires et nombreux viennent certainement des armées privées américaines qui subitement sans emploi de part le retrait des états unis des conflits en Afrique se sont retrouvés sans emploi. Si on leur trouve un boulot bien payé ils arrêteront de massacrer.

Les bénévoles eux par contre seront les premiers à payer le prix de cette soumission aveugle et stupide.

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