One Planet Summit 2 à New York : les engagements à retenir

 |   |  600  mots
(Crédits : DR)
La deuxième édition du sommet pour le climat, qui s'est tenu le mercredi 26 septembre à New York, en marge de l'Assemblée des Nations unies, a donné lieu à de nombreuses initiatives, plus ou moins engageantes. En voici la liste des plus notables.

Réunis à l'invitation d'Emmanuel Macron pour la deuxième édition du One Planet Summit à New York, en même temps que l'Assemblée générale de l'ONU, ce mercredi 26 septembre, des dirigeants mondiaux ont fait le point sur les promesses de l'accord de Paris de 2015 et de la première édition du sommet climat, à Paris, en décembre dernier.

"Nous ne sommes pas là seulement pour parler, mais pour rendre des comptes", a déclaré Emmanuel Macron. "Il faut réaffecter un tiers de la finance mondiale vers de nouvelles actions climatiques".

Le chef de l'Etat français, tout comme le président indien Narendra Modi, a reçu la distinction de "champion de la Terre" des Nations unies, un titre qui a fait jaser. Depuis Paris, Greenpeace a accusé le président français de "parader" alors que les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté en France en 2017, notamment à cause des transports.

Des milliards de dollars d'actions nouvelles ont été annoncés au fil de la journée pour "décarboner" l'économie mondiale, aider les pays les plus exposés et financer la transition écologique des pays en développement. Nous en avons sélectionné une liste des plus engageantes.

Un milliard de dollars de la Banque mondiale

Le groupe de la Banque mondiale s'est engagé à investir 1 milliard de dollars pour accélérer le déploiement de batteries de stockage de l'énergie dans les pays en développement  Cette initiative devrait mobiliser 4 milliards supplémentaires de financements à taux préférentiels et d'investissements privés, et se traduire par une nouvelle capacité de stockage de 17,5 GWh d'ici 2025 - plus du triple des 4-5 GWh actuellement installés dans tous les pays en développement.

Par ailleurs, un club de 23 banques de développement a annoncé qu'elles consacreraient désormais le quart de leurs prêts à des projets climatiques, soit 200 milliards de dollars.

 320 milliards d'euros de l'Union européenne

La Commission européenne a proposé de consacrer 25% du prochain budget de l'UE pour la période allant de 2021 à 2027 aux objectifs climatiques, soit 320 milliards d'euros. Elle va aussi soutenir les investissements durables dans les infrastructures grâce au programme InvestEU de 150 milliards d'euros.

Elle a par ailleurs annoncé des programmes pilotes visant à relancer l'industrie à long terme dans les régions minières, avec un soutien sur mesure provenant des 68,8 milliards d'euros de fonds structurels. 

20 millions d'euros pour protéger le Pacifique

L'Union européenne, la France et la Nouvelle Zélande ont lancé une Initiative conjointe pour la diversité biologique, le changement climatique et la résilience dans le Pacifique, dotée d'un budget initial de 20 millions d'euros.

 Un réseau sur la finance durable à Wall Street

L'ex-maire de New York et milliardaire Michael Bloomberg a annoncé qu'il contribuerait à réunir un réseau à Wall Street sur la finance durable, le Wall Street Network on Sustainable Finance, pour encourager l'innovation financière durable et plus respectueuse de l'environnement sur les marchés des capitaux américains.

La place new-yorkaise n'avait pas à ce jour d'initiative comparable à Finance for Tomorrow à Paris ou Green Finance à Londres.

Google et ses 10.000 smart cities

Le géant du web Google s'est engagé à fournir à près de 10.000 villes du monde de nouvelles données en ligne sur les transports, les bâtiments, la qualité de l'air, afin de les aider à mettre en œuvre des plans d'action. Le Global Convenant of Mayors établira un programme de recherche et d'innovation pour les villes appelées Innovate4Cities visant à développer un soutien local pour engager des actions de lutte contre le réchauffement climatique.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/09/2018 à 15:18 :
Rien qu’en France il y a quelques 1800 milliards d’euros en assurance-vie principalement en fonds euros qui détiennent des titres à rendement négatif.

Il est donc étonnant que certaines des sicav de valeurs française comme européennes ne soient pas aménagées pour investir un certain % dans le non coté et des start-up et PME innovantes sur les secteurs de la transition énergétique, efficacité énergétique, stockage, mobilité, transports, rénovation des infrastructures etc qui aident à se passer plus rapidement de nos coûteuses importations et dépendance aux fossiles polluantes (56 milliards d’euros par an en moyenne pour la France et 450 milliards d’euros par an pour l’Europe et largement plus avec les impacts de la pollution)

Un léger avantage fiscal pourrait compenser la très relative part de risque supplémentaire puisque l’on intervient un peu plus en amont des entreprises, lors de leur phase encore de développement.

Mais comme l’ont étudié des université comme Stanford, c’est plus efficace quand l’Etat fait étudier les secteurs d’avenir, en informe le public, soutien la R&D dans ces secteurs mais par contre c’est le privé qui finance les entreprises. Et c’est d’autant plus motivant pour le public d’être mobilisé.

Dès lors ce type de sicav pourraient bénéficier d’une légère réduction fiscale et l’assurance vie pourrait inciter à y investir entre 5 et 10% comme elle le fait déjà pour réduire la part du fonds euros. Dans le cas contraire la rémunération du fonds euros est moindre comme c’est souvent proposé actuellement.

Rien que pour l’assurance vie et sans compter les comptes-titres une telle incitation peut apporter plus de 50 milliards d’euros et être plus rentable pour les investisseurs que le rendement actuellement bas des fonds euros qui couvre souvent même plus l’inflation.

On constate en effet que les gens connaissent peu les fonds ISG et ESG et que les plateformes internet d’assurance vie et de compte-titres les proposent peu. Donc il y a une faille à ce niveau qui n’est pas encore traitée.

Et il n’existe pas non plus de sicav comme cité plus haut qui investisse de manière plus efficace comme le fait la BPI ou Climate Kic dans des start-up qui sont bien souvent des entreprises d’avenir. Alors qu’il est possible d’aménager certaines sicav pour çà, y compris même si leur période de vente doit être hebdomadaire ou mensuelle pour un capital plus stable.

Reste évidemment le Financement participatif mais lui aussi a besoin d’une léger coup de pouce fiscal dans ces domaines car s’il évolue favorablement, çà ne va pas assez vite et il n’offre pas la même liquidité que les sicav et manque de projets.

Mais il est clair qu’il y a des points à traiter et en particulier dans l’assurance vie et au moins certaines sicav qui se limitent trop souvent aux groupes classiques et ne font pas assez office de financement de l’innovation alors qu’une part d’entre elle pourrait le faire.

Le marché des petites entreprises et du non coté est lui aussi en pratique insignifiant et le grand public ne l’utilise quasiment pas.

Il est donc anormal de vouloir des entreprises, innovations, emplois et réduire notre dépendance énergétique et nos émissions, tout en continuant d’avoir un secteur de l’assurance vie et des banques qui ne propose pas des sicav plus adaptées et efficaces et quelques 1800 milliards d’euros qui sont investis bien souvent encore dans les secteurs sans intérêt ni avenir, dans le charbon etc.
a écrit le 27/09/2018 à 9:53 :
Bref des résolutions, encore des résolutions, toujours des résolutions pendant que la destruction de la planète et l'extermination de ses humains rapportent 30% de revenu en plus aux actionnaires milliardaires.

Ça ne va pas le faire.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :