Alors que la France avait annoncé mardi par la voix de son secrétaire d'État au commerce extérieur l'arrêt des négociations sur le TTIP, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, a indiqué dimanche que Bruxelles "continuera de négocier" avec les États-Unis. Jean-Claude Juncker juge en effet que son mandat restait pleinement valable, et ce en dépit de l'opposition de la France et d'une partie du gouvernement allemand, rapporte l'AFP.
Lundi matin, la déclaration de François Hollande, à l'issue d'une conférence de presse, sonne comme un rappel à l'ordre, un brin exaspéré : "Jean-Claude Juncker peut poursuivre, mais la position de la France est claire", a fait savoir le chef de l'État français, opposé en l'état à la poursuite de ces négociations.
À l'issue de ces deux jours de rencontre à Hangzhou, le président chinois, Xi Jinping, a fait savoir que le club des puissances mondiales était parvenu à s'accorder sur la nécessité de "s'opposer au protectionnisme".
Dans leur communiqué final, les dirigeants des pays du G20 (qui représentent 84% de l'économie mondiale) mentionnent la nécessité de réduire les surcapacités industrielles mondiales et les subventions qui "perturbent" les marchés. Mais la Chine, hôte de ce G20 et principal pays concerné par de telles déclarations, n'est bien entendu pas citée nommément dans le communiqué final. Bref, dans ce type de sommet, il est d'usage de désigner les adversaires sans les nommer.
Pour rappel, la Chine est vivement fustigée par l'Union européenne et les États-Unis pour les colossales surcapacités de ses aciéristes. Pékin (qui produit pratiquement la moitié de l'acier mondial) est accusé d'inonder le marché avec de l'acier à bas prix, et de provoquer, de facto, un effondrement des cours.
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Enfin, dernier point d'accroche et non des moindres, la question du conflit en Syrie a largement occupé le temps de discussions à Hangzhou. Sans succès. À l'issue du sommet, Moscou et Washington, en désaccord total sur le sort du président syrien Bachar El Assad, ne sont pas parvenus à s'accorder sur un cessez-le-feu. Les États-Unis déplorent "une reculade" de Moscou.
L'autre protagoniste du dossier, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a de son côté réclamé -une nouvelle fois- la mise en place d'une "zone sûre" de 40 km dans le nord de la Syrie pour permettre aux déplacés syriens de vivre à l'abri des combats, et d'interrompre l'afflux de réfugiés en Turquie.
Dimanche, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a prévenu que les capacités d'accueil des réfugiés en Europe étaient "proches de leurs limites", et appelé les dirigeants du G20 à prendre leurs responsabilités...
(Avec agences)
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