Présidentielle 2017 : Fillon fait main basse sur "Les Républicains"

 |  | 557 mots
Lecture 3 min.
François Fillon a fait jouer ses prérogatives de vainqueur de la primaire de la droite en réorganisant à sa main tout l’état-major du parti Les Républicains.
François Fillon a fait jouer ses prérogatives de vainqueur de la primaire de la droite en réorganisant à sa main tout l’état-major du parti "Les Républicains". (Crédits : REUTERS/Christian Hartmann)
La Tribune publie son "journal de campagne" quotidien, reprenant les principales déclarations des candidats (et de leurs soutiens) à la présidentielle de 2017. Au programme de ce mercredi: Fillon réorganise le parti "Les Républicains" et place ses hommes aux postes clés.

François Fillon, le vainqueur de dimanche, n'aura pas perdu de temps. Comme le prévoyaient les statuts de la primaire de la droite, il avait la haute main pour réorganiser le parti « Les Républicains ». Il s »y est employé dès mardi, plaçant ses fidèles aux postes clés... et n'oubliant pas ses rivaux de la primaire. L'objectif est bien que le parti soit en ordre de bataille pour la présidentielle d'avril 2017... et les législatives qui suivront en juin.

Les postes clés, d'abord. Ils reviennent à des fillonistes pur jus.

Accoyer, Stéfanini, Larcher... Les fillonistes aux postes clés

Ainsi, c'est l'ancien président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer qui devient secrétaire général, c'est-à-dire le vrai patron du parti, derrière François Fillon bien entendu. Il sera secondé par une secrétaire générale adjointe, Annie Genevard, députée du Doubs.

Patrick Stéfanini, lui, ce vieux routier des campagnes du RPR, et qui fût justement le directeur de campagne de François Fillon, remplace le très sarkozyste Frédéric Péchenard, à la direction générale du parti. A priori, c'est lui aussi qui devrait piloter la future campagne présidentielle de François Fillon.

Autre filloniste historique, le député de Paris Jean-François Lamour va occuper à la place de Christian Estrosi, le poste stratégique de responsable de la commission d'investiture.

Un "comité politique" qui ratisse large

Quant à un autre fidèle, Gérard Larcher, président du Sénat - et déjà pressenti pour occuper le poste de premier ministre en cas de victoire de François Fillon à l'Elysée - , il devient président du « comité politique » où l'on retrouve plusieurs des anciens candidats à la primaire ou leurs proches. Ainsi, participeront à ce « comité politique », Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Frédéric Poisson et Jean-François Copé. Si Alain Juppé n'en sera pas , sa plus proche adjointe à Bordeaux, Virginie Calmels y a été nommée. Du côté Sarkozy, on retrouvera François Baroin, Christian Jacob ou encore Gérald Damanin. Proche de Bruno Le Maire, Thierry Solaire, grand ordonnateur de la primaire, siègera aussi au comité politique. En revanche, on remarque les absences de ... Bruno Le Maire et de Valérie Pécresse, qui a eu le tort de lâcher Fillon pour Juppé. Mais tout ce petit monde pourrait rejoindre l'équipe de campagne début 2017. Ce qui pourrait aussi être le cas du sarkozyste Eric Woerth.

Bien entendu, des fillonistes participeront aussi à ce comité politique, notamment Bruno Retailleau le « patron » des sénateurs « Les Républicains ».

A noter que Laurent Wauquiez, proche de Nicolas Sarkozy et qui assurait l'intérim de la direction du parti jusqu'ici, a été nommé à une très honorifique fonction de « premier vice-président » du parti.... Mais pas loin de lui, il aura la très filloniste Isabelle le Callennec, « deuxième vice-présidente » et l'une des étoiles montantes du parti.

Et aussi

Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de la gauche, était l'invité de Jean-Jacques Bourdin ce 30 novembre sur RMC-BFMTV. Il a confirmé sa participation a la primaire du PS et a annoncé qu'il déposerait dès demain - jour d'ouverture pour le dépôt des candidatures - sa candidature avec les parrainages nécessaires.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 30/11/2016 à 15:45 :
Sarko viré c'est son "collaborateur" qui le remplace. On prend les même et on recommence, heu non, on continue...!!!! Comment croire ce "godillot" qui s'est fait piétiner pendant 5 longues années par Pol Bizmut sans jamais lever la voix..? Soit il était d'accord et dans ce cas il est co responsable de sa gestion, soit il n'était pas d'accord et il fallait quitter le gouvernement. Or, Ni l'un ni l'autre, en fait c'est un ni ni, comme les autres et je pense qu'il a profité d'un vide pour prendre la place, mais en aucun cas je ne lui ferai confiance vu l'état dans lequel il a laissé le pays...! D'ailleurs, il n'y a qu'à constater son entourage, je revois les mêmes têtes que sous Sarko, il faut dire que la place est bonne....!! Comment les Français peuvent ils encore se laisser abuser.???

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :