Brexit : Theresa May appelle les Britanniques à l'unité en 2017

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Au moment où nous quittons l'Union européenne, nous devons saisir cette opportunité historique de nous construire un nouveau rôle audacieux dans le monde et d'unir notre pays alors que nous avançons vers l'avenir, a dit la Première ministre britannique.
"Au moment où nous quittons l'Union européenne, nous devons saisir cette opportunité historique de nous construire un nouveau rôle audacieux dans le monde et d'unir notre pays alors que nous avançons vers l'avenir", a dit la Première ministre britannique. (Crédits : © Dylan Martinez / Reuters)
Dans son premier message de Noël, la Première ministre a déclaré que le Royaume-Uni avait besoin d'unité et de se bâtir une nouvelle stature internationale à l'occasion du Brexit.

La Première ministre britannique Theresa May a appelé samedi sa population à l'unité en 2017, après une année de fortes divisions mises en évidence par le référendum sur le Brexit, dans son premier message de Noël. Elle a déclaré que la Grande-Bretagne avait besoin d'unité et de se bâtir une nouvelle stature internationale à l'occasion de sa sortie de l'Union européenne.

Lors d'un référendum en juin, 52% des électeurs britanniques s'étaient prononcés pour une sortie de l'UE, une décision qui a créé un fort clivage entre les partisans et les opposants du Brexit. Les controverses post-référendaires ont dominé le reste de l'année. Theresa May a déclaré qu'elle souhaitait lancer le processus formel de sortie de l'UE, qui peut prendre jusqu'à deux ans, au mois de mars.

"Construire un nouveau rôle audacieux dans le monde" et "unir notre pays"

Au moment où les familles se réunissent pour les fêtes de fin d'année, "nous rassembler est également important pour nous en tant que pays", a estimé Mme May.

"Au moment où nous quittons l'Union européenne, nous devons saisir cette opportunité historique de nous construire un nouveau rôle audacieux dans le monde et d'unir notre pays alors que nous avançons vers l'avenir", a-t-elle dit. "Et avec nos partenaires internationaux, nous devons travailler ensemble à promouvoir le commerce, augmenter la prospérité et affronter les défis menaçant la paix et la sécurité dans le monde".

Le message d'unité est en particulier adressé à l'Ecosse et sa Première ministre Nicola Sturgeon. Celle-ci a déposé cette semaine son plan pour que la région britannique reste incluse dans le marché unique européen, tout en restant une partie intégrante du Royaume-Uni après le Brexit. Toutefois, l'Écossaise a menacé d'un nouveau référendum sur l'indépendance de la région, si Londres n'acceptait pas ses exigences.

Theresa May avait indiqué mardi qu'elle prévoyait de négocier le Brexit et les relations futures de la Grande-Bretagne avec l'UE d'ici 2019, mais qu'une période de transition pourrait être nécessaire après cette date. La Cour suprême britannique doit décider en janvier si l'approbation du Parlement est nécessaire pour que Mme May puisse lancer le processus de sortie de l'UE.

> Lire aussi : Brexit : la croissance britannique résiste mieux que prévu

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 25/12/2016 à 20:02 :
"Au moment où nous quittons l'Union européenne" C'est enfin fait..???? Tu paaarles.. Comme si les Ecossais ET les Gallois se sentaient Anglais...! Le Royaume-"uni" est comme les états-zunis ou tout ce qui est déclaré uni d'OFFICE alors que le pouvoir ne PEUT PLUS justifier d'une centralisation réellement BENEFIQUE pour les peuples. Et avec la joyeuse crise des rentiers actuelle, ça craque logiquement. Tout simplement. VOUS l'avez cherché : VOUS l'avez.
Réponse de le 26/12/2016 à 9:40 :
Vous parlez de l'Europe ou de l'Angleterre ? Difficile de vous comprendre avec "déclaré uni ..." Vous avez surement oublié qu'on a voté non à traité de Rome ? Bon en gros vous êtes pour qu'ils restent en partant !
a écrit le 25/12/2016 à 19:20 :
De Londres, première capitale sortie de l'enfer européen. Enfin peut-être les financiers ne semblent pas près de lâcher.
Réponse de le 26/12/2016 à 11:10 :
La question est de savoir à partir de quand les britanniques qui ont voté pour le brexit (51,9% avec une participation de 72,2%, une majorité "écrasante" comme vous le voyez...) se rendront compte qu'ils ont été roulés dans la farine par les Johnson et Farrage, qui se sont empressés de se défiler ensuite de leurs responsabilités.
Réponse de le 28/12/2016 à 20:31 :
Parce que vous croyez que l'UE ne nous roule pas dans la faine vous ?
a écrit le 25/12/2016 à 12:46 :
L'unité du R-U est en mauvaise posture, non? Seuls deux pays, England + Wales ont choisi de sortir de l'EU, deux ont décidé de rester, Scotland + N-Ireland.... cela pose un gros problème pour le futur du R-U. Les européens eux aussi doivent restés unis et faire de 2017 l'année du bond politique en avant....je m'étais résigné à voter blanc aux élections présidentielles mais avec Macron dans la course, un Fillon président n'est plus si sûr que cela....Quand a MLP et sac lique, elle fait feu de tout bois car la raison d'être de ce parti c'est son refus viscéral d'une EU politique. Sans cette EU, le FN n'aurait pas grand chose à dire......
a écrit le 24/12/2016 à 19:08 :
> La Première ministre a déclaré que le Royaume-Uni avait besoin d'unité [...] Elle a déclaré que la Grande-Bretagne avait besoin d'unité

Il faudrait savoir. Dans un cas, elle souhaite embarquer tout le monde dans le Brexit. Dans l'autre, elle a déjà renoncé à garder l'Irlande du Nord (mais ça m'étonnerais quand même beaucoup). Royaume-Uni et Grande-Bretagne ne sont pas des termes interchangeables.
a écrit le 24/12/2016 à 14:38 :
Pauvres British, il ne sont pas sortis de l'auberge européenne !
C'est quand même cocasse que ce soit une ile qui ait déclenché tout ce binz sur les ressorts de la peur. Les peurs changent maintenant de nature, mais le sort des peuples britanniques abusés ne va pas changer pour autant, même débarrassés de leur bouc-émissaire favori.

En France, on imagine bien les suites d'un référendum "européâtre" de l'entreprise LE PEN au pouvoir !
Même en colère, ne faites pas confiance à ces aboyeurs (-euses) des abysses !
Mot-clé : bouc-émissaire.

Au fait, que sont devenus les tabloïds anglais on ne les entend plus ?
Réponse de le 24/12/2016 à 16:33 :
@Leo: tu viens de soulever un gros problème: si c'est pas écrit dans le journal et si on en parle pas à la télé, c'est que cela n'existe pas. Ce qui est parfaitement faux bien entendu. Si tu lisais la presse britannique, tu le saurais. Les Tabloids sont en contre-attaque et on saura plus à la mi-janvier (http://www.independent.co.uk/voices/supreme-court-brexit-ruling-verdict-judges-europe-dug-up-wives-spouses-twitter-tabloids-daily-mail-a7455206.html). Faut quand même leur donner une pause pour les Fêtes, non :-)

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