Facture du Brexit : le Royaume-Uni, "une nation qui honore ses obligations"

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Philip Hammond, ministre des Finances britannique
Philip Hammond, ministre des Finances britannique (Crédits : Reuters)
Le Royaume-Uni est une "nation qui honore ses obligations", a affirmé dimanche le ministre des Finances britannique Philip Hammond, interrogé sur la facture de départ de l'Union européenne que Londres pourrait avoir à régler.

Samedi, une commission parlementaire britannique avait conclu que le Londres pourrait légalement quitter l'UE sans régler sa facture de départ si aucun accord commercial n'était trouvé avec Bruxelles à l'issue des négociations sur le Brexit.

"Nous sommes une nation qui honore ses obligations, et si nous avons une facture à régler, alors bien évidemment nous nous en occuperons comme il se doit", a déclaré le ministre des Finances britannique sur la BBC.

Une facture de 60 milliards d'euros

Selon différentes sources européennes, Bruxelles pourrait exiger jusqu'à 60 milliards d'euros. Un montant qui correspond aux engagements déjà pris par Londres en termes de contribution au budget de l'UE.

La Première ministre britannique Theresa May, qui a promis de déclencher formellement la procédure de divorce avec l'UE avant le 31 mars, a prévenu qu'elle préférait "pas d'accord" à un "mauvais accord" avec Bruxelles.

Interrogé sur le scénario d'une absence d'accord commercial entre Londres et Bruxelles, le ministre des Finances a affirmé que, dans ce cas, le Royaume-Uni se "battrait" et "ferait tout le nécessaire pour rendre l'économie britannique compétitive".

"Si quelqu'un au sein de l'UE pense que, si nous ne nouons pas d'accord avec l'UE et que nous ne travaillons plus main dans la main, la Grande-Bretagne ira se cacher comme un animal blessé, sachez que ça n'arrivera pas", a-t-il ajouté, rappelant la volonté du Royaume-Uni de "nouer de nouveaux accords commerciaux à travers le monde".

(avec l'AFP)

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Commentaires
a écrit le 06/03/2017 à 14:15 :
Mais ils se prennent pour qui ces anglais ? s'ils pense que la France va accepter qu'ils soient gagnant dans les négociations, ils se trompent.
Le thé leurs monte à la tête ma parole.
Réponse de le 06/03/2017 à 14:27 :
@tinou69: sûr qu'ils tremblent déjà sous les menaces de Hollande :-)
Réponse de le 06/03/2017 à 14:48 :
Parce que vous croyez que la France est vraiment en position d'imposer son point de vue???
a écrit le 06/03/2017 à 10:04 :
2 fois le même article en moins de 20 heures... juste en changeant la photo, quel intérêt?

http://www.latribune.fr/economie/international/brexit-s-il-faut-payer-la-facture-a-bruxelles-le-royaume-uni-paiera-t-il-653988.html

Radotage...
a écrit le 06/03/2017 à 9:08 :
Ça y est l’Angleterre quitte l'UE et malgré la rage des prêcheurs néolibéraux, le sol ne s'est pas effondré sous ses pieds. A mettre en perspective avec l'hystérie du moins de juin 2016.

Ben ouais les gars, votre europe de l'oligarchie elle fait pas rêver et que l’Angleterre soit la première à partir est logique puisque premier pays a avoir subi les foudres de la finance et donc de la paupérisation générale.

D'habitude je ne lis pas les commentaires des néolibéraux mais de les voir revanchards et haineux de la sorte parce qu'ils ont perdu me rempli de bonne humeur.

"« Brexit », les raisons de la colère" http://www.monde-diplomatique.fr/2016/08/MASON/56082 (article gratuit)
Réponse de le 06/03/2017 à 9:49 :
Oui, sauf que le Brexit n'a jamais eu lieu. Le RU est toujours dans l'UE comme avant le vote. Attendez qu'il soit mis en route, pas avant 2-3 ans à mon avis, pour commencer à tirer des conclusions basées sur des faits et non sur vos souhaits.
Réponse de le 06/03/2017 à 11:02 :
N'importe quoi;
L'ultra-libéralisme et la financiarisation britannique ne vient pas de l'Ue mais de la politique nationale britannique, enclenchée par Thatcher, continuée par la suite.
Mettre cela sur le dos de l'Europe, c'est clairement ne rien comprendre à l'évolution britannique depuis 30 ans.
Et les contours de l'UK hors UE dessinés par May, cela fait d'avantage penser à un système Singapourien qu'à une démocratie populaire.
Etre le pays le plus attractif fiscalement du monde, comme le veut May, c'est mettre à la poubelle pas mal de recettes fiscales, de services publics etc...
Réponse de le 06/03/2017 à 11:15 :
Merci beaucoup d'illustrer mon commentaire à merveille, un régale je peux toujours compter sur vous c'est un fait... :-)

"Attendez qu'il soit mis en route, pas avant 2-3 ans"

Ah bon c'est deux-trois ans maintenant, ben écoutez "attendez" c'est ce que je vous disais quand vous professiez la chute immédiate du royaume uni si son peuple votait le brexit, je suis bien content de constater que vous vous êtes enfin rangé du côté de la sagesse hein.
Réponse de le 06/03/2017 à 13:38 :
Brice: je vois que vous manquez cruellement de connaissances concernant cette union européenne, et je n'ai pas le temps de revenir sur toutes vos données erronées, aussi je vous propose la lecture de cet excellent article du monde diplomatique afin de pallier déjà à de nombreuses d'entre elles.

"En Europe, 
la dette contre la démocratie" https://www.monde-diplomatique.fr/publications/manuel_d_economie_critique/a57212 (abonnés ou payant)

Mais d'une façon générale je ne saurais trop vous conseiller de varier vos lectures et vos sources d'informations, vous manquez cruellement d'arguments alors que pourtant vous avez une ambition démesurée, donner de la crédibilité à cette europe là, vous partez donc vraiment de très loin.

Allez courage.

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