Grèce : la présidente de la Cour suprême nommée Premier ministre de transition

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La nouvelle Premier ministre grecque Vassiliki Thanou, ici à côté de son prédéceseur, a été promue juge de la Cour suprême en 2008.
La nouvelle Premier ministre grecque Vassiliki Thanou, ici à côté de son prédéceseur, a été promue juge de la Cour suprême en 2008. (Crédits : REUTERS/Evi Fylaktou/Eurokinissi)
Evangelos Meimarakis, chef du parti conservateur puis Panagiotis Lafazanis, chef d'Unité populaire, n'ont pas réussi à former un gouvernement de coalition. Conformément à la Constitution, le président Grec vient, donc, de nommer Vassiliki Thanou, présidente de la Cour suprême grecque, Premier ministre par intérim jusqu'aux élections législatives anticipée de septembre.

Le président grec Prokopis Pavlopoulos a désigné, jeudi 27 août, la présidente de la Cour suprême Vassiliki Thanou comme Premier ministre d'un gouvernement intérimaire chargé d'expédier les affaires courantes, d'ici la tenue d'élections législatives anticipées qui pourraient avoir lieu le 20 septembre.  Prokopis Pavlopoulos applique, ainsi, la constitution grecque qui exige que le président de la Cour suprême dirige le pays si aucun parti n'arrive à former un gouvernement de transition, ce qui est le cas aujourd'hui.

La présidente de 65 ans, qui est la première femme à accéder à la tête d'un gouvernement en Grèce, prêtera serment, jeudi 27 août à 19h00, et le nouveau gouvernement de transition prendra ses fonctions le lendemain.

Une juge a la tête du pays

Diplômée de l'école de droit d'Athènes, Vassiliki Thanou a suivi des études supérieures à la faculté de Paris II en droit européen. Elle exerce son métier de juge depuis 1975, et a enseigné pendant six ans à l'Ecole de la magistrature de Thessalonique, rappelle RFI.

Depuis 2012, elle est la présidente de l'Union des juges de Grèce. En 2008, elle est promue juge de la Cour suprême dont elle devient la Vice-présidente l'année dernière, détaille le site Greek reporter.

Les partis n'ont pas su former un gouvernement de coalition

Cette nomination intervient après deux échecs successifs pour former un gouvernement de coalition. Le président Grec avait d'abord demandé à Evangelos Meimarakis, le chef du parti conservateur, deuxième partie de la Vouli, qui a renoncé le 24 août. Le délai de trois jours pour former un gouvernement était impossible, compte tenu des oppositions politiques, notamment concernant le troisième plan de renflouement financier accordé à la Grèce en échange de nouvelles mesures d'austérité.

Prokopis Pavlopoulos a, alors, proposé à Panagiotis Lafazanis, chef d'Unité populaire, fruit d'une scission de 25 députés de Syriza et troisième force du parlement, qui a renoncé, à son tour, le 27 août. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a présenté sa démission la semaine passée.

(Avec Reuters et AFP)

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Commentaires
a écrit le 27/08/2015 à 23:48 :
la pantalonnade grotesque... le pire c'est que le seuropeens ne voient rien venir!
ils reliront mes posts dans 5 ans!
Réponse de le 28/08/2015 à 16:06 :
Dans 5 ans, heureusement, l'Union Européenne, dans sa forme présente, bureaucratique et non démocratique, ne sera plus qu'un souvenir, un peu comme la Société des Nations.

Ou alors, c'est fort possible, si l'oligarchie européiste reste déraisonnable, on sera dans une claire dictature, dirigée depuis Bruxelles, avec un monnaie sans billets; eurocoin ou pire atlanticoin (parité fixe de l'Euro et du Dollar, pour sauver ce dernier, "monnaie de singe"), à l'offensive contre les "dangereux" BRICS, policée par une coûteuse gendarmerie de robocops, officiellement anti-terroristes ou anti-migrants, mais en fait dirigée contre les contestataires (ceux qui voudront sortir de cette "prison des peuples"), une force équipée de dizaines de milliers de mini-drones de surveillance, voire létals.

5 ans, si loin et si proche.
a écrit le 27/08/2015 à 21:46 :
"deuxième partie de la Douma" : on parle la Grèce, pas de la Russie !
Le parlement s'appelle "Vouli". Merci de corriger.
a écrit le 27/08/2015 à 21:25 :
Maintenant que le Quarteron (ex-Troïka) a montré son vrai visage, hideux et cynique, la colère monte dans le peuple et on pourrait bien avoir des surprises.
Réponse de le 28/08/2015 à 13:39 :
@Lionel Gilles: vas voir ta banque et dis-lui que tu n'a aucune intention de rembourser tes prêts et tu vas voir qui c'est le hideux cynique :-) Un peu culotté le voleur qui se fait passer pour la victime, non ???
Réponse de le 28/08/2015 à 15:47 :
En principe, une banque ne prête pas à quelqu'un de déjà endetté.
En 2012, on a reprêté au gouvernement grec pour payer ses dettes, "roule ma poule". D'où la discussion sur l'illégimité de la dette (passée de 120 à 180 % du PIB, grâce aux recettes ingénieuses de la Troïka). Car il est criminel d'endetter sciemment une personne ou un Etat, j'espère que vous êtes d'accord !?
La Grèce aurait dû faire défaut à ce moment-là, c'est ce que ne cesse de répéter depuis lors Varoufakis (entre autres économistes lucides).

Plutôt que de passer votre temps à taper sur "les voleurs Grecs", pourquoi n'useriez-vous pas intelligemment de votre temps libre pour réclamer l'extradition des Allemands (de Siemens au premier chef) inculpés de corruption ? Là on ne parle pas de restaurateurs qui ne donnent pas de reçus pour joindre les deux bouts (résultat magnifique du matraquage fiscal à 23%), mais de vrais criminels en cravate, qui brassent des millions, protégés par les oligarches, les gouvernements et même l'UE (voir les scandales du Luxembourg, paradis fiscal).
a écrit le 27/08/2015 à 19:14 :
Et encore quelques semaines de perdues...
Réponse de le 27/08/2015 à 21:23 :
Normal, avant de vendre ses bijoux de famille sur ordre et a vil prix, demander leur avis aux Grecs n'est pas un luxe.

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