"Hard Brexit" : les patrons britanniques très inquiets

Plusieurs organisations patronales britanniques ont appelé samedi le gouvernement de Theresa May à éviter les "pires aspects" d'une sortie sans concession du Royaume-Uni de l'Union européenne, estimant que l'incertitude actuelle affectait les décisions d'investissements.
La Première ministre britannique Theresa May a annoncé qu'elle comptait activer l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui lance officiellement la procédure de divorce avec l'UE, d'ici la fin mars.
La Première ministre britannique Theresa May a annoncé qu'elle comptait activer l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui lance officiellement la procédure de divorce avec l'UE, d'ici la fin mars. (Crédits : © POOL New / Reuters)

Les patrons britanniques sont très inquiets à cause du Brexit et le font savoir. Ce samedi, les organisations patronales les plus importantes ont appelé le gouvernement de Teresa May à éviter les "pires aspects" d'une sortie sans concession de l'Union européenne.

"Ce que nous voulons c'est que les options vraiment les pires soient exclues. Se retrouver à fonctionner selon les règles de l'OMC dans seulement 29 mois, ce qui est le calendrier prévu, signifierait que jusqu'à 90% des biens pourraient être sous le coup de taxes. Il n'y aurait pas de passeports pour notre industrie de services", a déclaré samedi sur BBC Radio la directrice générale de l'organisation patronale CBI,Carolyn Fairbairn.

Urgence de mettre fin à l'incertitude

"L'urgence concerne l'investissement. Ce sont les décisions d'investissement qui sont prises actuellement qui créent cette urgence", a-t-elle ajouté.

Carolyn Fairbairn a développé ces inquiétudes dans une lettre ouverte signée par les dirigeants de plusieurs autres organisations patronales dont l'organisation des constructeurs britanniques (EEF), la Chambre internationale de commerce (ICC) et TechUK qui rassemble nombre d'entreprises du secteur des hautes technologies.

Dans cette lettre, ces dirigeants appellent au maintien d'un accès libre au marché unique européen, en particulier pour les services financiers, et à ce qu'un accord transitoire soit trouvé avec l'UE pour donner des garanties aux entreprises.

Plus bas historiques pour la livre face au dollar et à l'euro

Ces interventions interviennent après une semaine particulièrement agitée qui a vu la livre plonger à des plus bas historiques face au dollar et à l'euro et les marchés se montrer nerveux face à la perspective d'un Brexit dur.

La Première ministre britannique Theresa May a annoncé qu'elle comptait activer l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui lance officiellement la procédure de divorce avec l'UE, d'ici la fin mars.

Sans détailler la stratégie qu'elle comptait adopter, elle a dit vouloir donner la priorité au contrôle de l'immigration qui a été une question centrale lors du référendum du 23 juin.

"Le gouvernement doit établir une feuille de route claire pour que les entreprises de toutes tailles et de tous les secteurs puissent la consulter afin de renforcer la confiance sur le fait que ces décisions complexes et importantes sont prises sur la base de faits et d'une véritable compréhension des implications économiques", ont souligné les dirigeants dans leur lettre ouverte.

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Commentaires 29
à écrit le 11/10/2016 à 9:02
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@Jubon et l'autre : effarant, oui, 1793, vous savez ce que cela veut dire, oui ou non ? La Terreur, la guillotine, c'est cela que vous appelez de vos vœux !! Oui, complètement effarant, c'est un constat, pas une insulte.

à écrit le 09/10/2016 à 11:58
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Une sortie sans concession mais qui sont les demandeurs dans cette affaire? Quand on vient avec son article 50, on n'est pas à priori en position de force. C'est avant qu'il fallait négocier, ce qui a été déjà fait par Cameron mais avec les anglais r...

à écrit le 09/10/2016 à 11:23
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"Les patrons britanniques sont très inquiets à cause du Brexit et le font savoir" ? Pas tous que je sache ! Du reste les experts ne se sont-ils pas lamentablement plantés, une fois de plus, puisqu'ils nous avaient prédit l'effondrement dès le lend...

le 09/10/2016 à 14:18
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Cameron avait annoncé qu'au lendemain du référendum en cas de Brexit l'article 50 serait activé. Non seulement il n'en a rien fait, mais les Farrage et autres Johnson se sont immédiatement défilés. Résultat, au plus tôt cet article 50 sera activé en ...

le 09/10/2016 à 20:05
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NON! vous fabulez...!

à écrit le 09/10/2016 à 10:50
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Si ce brexit est plein d'exceptions, ça enverra le message qu'on peut faire n'importe quoi avec l'UE, que ça aura aucune conséquence, bref, la crédibilité de l'UE est là le vrai enjeu.

à écrit le 09/10/2016 à 0:13
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Si l'UE est complaisante avec la Grande Bretagne, on dira que "c'est pas grave de quitter l'Europe et qu'on devrait en faire autant", et si elle très dure ça fera sans doute des dégats dans l'économie européenne - pour la France en particulier - !

à écrit le 08/10/2016 à 22:32
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Les politiques nationaux et européens (Lamy) ont une occasion unique de montrer leur sens des valeurs européennes. On nous a martelé qu'il ne pouvait y avoir de liberté pour le commerce des biens et services, sans libre circulation des personnes. T...

à écrit le 08/10/2016 à 22:02
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Prendre une décision en demi-teinte ne donnera qu'une confiance en demi-teinte! C'est ce que désire l'UE pour continuer a suivre son dogme!

à écrit le 08/10/2016 à 19:25
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Il faut se calmer et attendre de voir l'attitude de l'Allemagne. Les déclarations fantaisistes et inflammatoires de Hollande ne sont que gesticulations susceptibles d'être désavouées au fil du temps. A cet égard, certains se souviendront de ses décla...

à écrit le 08/10/2016 à 19:24
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Les élections et la date du début de la sortie choisit par la GB vont imposer aux politiques de la présidentielle de prendre position. Belle perspective de débat car le sujet britannique prend en compte l'économie, l'immigration et l'avenir de l'Euro...

à écrit le 08/10/2016 à 19:12
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Tiens, pourtant la presse économique nous ressassait il y a peu, à longueur de colonnes que tout allait bien chez la perfide d’Albion et le Brexit tout à fait indolore; on retombe d'un coup sur terre !

le 09/10/2016 à 10:04
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Sur ce sujet, je tiens a souligner une chose: toutes les annonces cataclysmique pre-referendum ont ete baties sur l'annonce non effectuee de Cameron qui consistait a activer l'article 50 des le lendemain en cas de victoire du non. Les principales con...

à écrit le 08/10/2016 à 18:50
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c'est le pb quand des politicards braillent n'importe quoi et que les gens les suivent... quand ca va taper, je sais qui va hurler admettons pour une fois l'egalitarisme avec la france ( non, c'est pas une faute semantique, c'est rapport au nivelle...

à écrit le 08/10/2016 à 18:12
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Pourquoi depuis des années les mêmes crachaient sur l'Europe avec leurs gvt successifs complaisants....on peut faire confiance aux requins de la finance pour contourner tout cela....agitation pour justifier ensuite quelques bonnes réformes qui affect...

à écrit le 08/10/2016 à 17:17
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"en particulier pour les services financiers," Ben tiens ça y est les financiers commencent à voir que l'époque des milliards faciles est terminée et commencent à couiner. Vite un frexit ! SInon donc c'est bien ça, aucun indice majeur de ...

le 08/10/2016 à 19:23
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moi je rêve du passé qu'il faisait bon en 1793

le 09/10/2016 à 9:24
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Je ne suis pas un europeen convaincu mais le Brexit n'a pas encore eu lieu , on ne sait pas comment il va se derouler. Les indicateurs economiques resistent bien, mais la livre est sous pression.Bref il est bien trop tot pour tirer des conclusions.

le 09/10/2016 à 19:47
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Jubon: Hélas les gens n'ont pas encore assez faim mais à ce rythme d'hégémonie oligarchique ça devrait aller vite. johnmckagan: C'est ce que je me tues à expliquer aux médias de masse, il est bien trop tôt et un peu stupide aussi, d’enterrer les ...

le 10/10/2016 à 8:56
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@jubon et l'autre : 1793 !!? C'est quand même effarant ce que vous dites !!! J'espère que vous ne le pensez pas !!! Soyez un peu plus raisonnables dans vos propos ou le débat perd tout intérêt.

le 10/10/2016 à 8:59
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@johnmckagan : d'accord, il faut voir, mais les indicateurs actuels commencent à s'infléchir sérieusement... Les intentions d'investissement au UK sont au plus bas depuis 4 ans et la £ continue à baisser...

le 10/10/2016 à 12:14
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"@jubon et l'autre" Quelle façon méprisante de s'adresser à un interlocuteur, en général cela se traduit par une pensée bien médiocre. "Echelle de mesure pour tous les jours. - On se trompera rarement si l' on ramène les actions extrêmes à la...

le 10/10/2016 à 14:06
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"@jubon et l'autre" Quel mépris envers ceux auxquels vous vous adressez je ne comprendrais jamais pourquoi la modération vous laisse tout faire et n'importe quoi. Un mal nécessaire comme on aime bien dire pour se donner bonne conscience je suppos...

à écrit le 08/10/2016 à 17:01
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les ANGLAIS ont toujours voulu le beurre,l'argent du beurre et le sourire de la crémiere.

le 08/10/2016 à 19:27
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Mais non ! mais non . Ils nous ont constamment damé le pion dans l'histoire. Alors peut-être qu'il faudrait réfléchir ils ne sont sont peut-être pas si bête

le 09/10/2016 à 14:02
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@jubon : inexact. L'Angleterre a toujours eu des ambitions continentales qu'elle n'a jamais pu concrétiser, notamment à cause de la France... Songez qu'au XII ieme siècle, elle possédait quasiment tout l'ouest de la France et à la fin de la guerre de...

à écrit le 08/10/2016 à 16:47
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Si les patrons britanniques étaient "très inquiets", la Bourse de Londres chuterait lourdement. Or au contraire, elle est au plus haut. Ce sont les patrons qui font de la politique qui étalent leurs craintes...

le 09/10/2016 à 1:46
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Le FTSE monte, car certains investisseurs en profitent pour faire une entrée sur le marché anglais à moindre cout, la livre étant complètement dévaluée. Nous verrons si ce parie était payant dans quelques années.

à écrit le 08/10/2016 à 16:37
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il semble que les patrons britanniques sont en train de siffler la fin de la partie. Et ils ont bien raison, le délire collectif du brexit doit cesser, pour aller vers un brexit de pure forme qui ne change en fait pas grand chose.

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