L'Allemagne veut rendre à la Grèce les intérêts perçus sur sa dette

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Le ministre allemand des finances a évoqué un malentendu avec les grecs, et a assuré que les profits engrangés leurs seraient restitués.
Le ministre allemand des finances a évoqué un malentendu avec les grecs, et a assuré que les profits engrangés leurs seraient restitués. (Crédits : Reuters)
Le ministre allemand des finances a indiqué que tous les bénéfices engrangés par les banques centrales acheteuses de dettes grecques depuis la crise en 2010, seraient rendus à la Grèce. Il a indiqué que c'était une décision qui avait été prise par l'Eurogroupe. "Personne ne veut profiter de la crise grecque", a-t-il indiqué dans une interview à un quotidien grec.

Les intérêts perçus depuis 2010 sur les obligations grecques achetées pour alléger la dette du pays, surtout par l'Allemagne, seront rendus à la Grèce, a assuré samedi le ministre des Finances allemand Olaf Scholz, soulignant que "personne ne veut profiter de la crise grecque".

Interrogé, lors d'un entretien au quotidien grec Ta Néa, sur le point de savoir si Berlin était "l'un des bénéficiaires" de la crise de la dette grecque puisque la Bundesbank a conservé 2,9 milliards d'euros d'intérêts réalisés depuis 2010 sur les obligations grecques, le ministre a répondu qu'"il semblait y avoir un malentendu sur ce sujet".

Le montant des bénéfices de la Bundesbank, grande acheteuse d'obligations grecques à côté d'autres banques centrales, dans le cadre du programme de rachat de la dette de la Grèce, mené entre 2010 et 2011, a été confirmé par un rapport parlementaire allemand dont l'AFP avait obtenu copie en juin.

"Personne ne veut profiter de la crise grecque. En réalité, l'objectif est que tous les bénéfices des banques centrales soient régulièrement rendus à l'Etat grec", affirme M. Scholz dans cet entretien paru samedi.

"C'est ce que nous avons décidé à l'Eurogroupe (réunion des ministres des finances de la zone euro, ndlr), lors de la fin du troisième programme grec", a-t-il ajouté.

Le 20 août, de nombreux dirigeants européens ont salué la fin du troisième et dernier programme d'aide à la Grèce et la sortie du pays de la stricte tutelle des ses créanciers, UE et FMI.

Ils ont toutefois prévenu que le pays était toujours contraint de réaliser des excédents budgétaires et les "réformes" nécessaires pour pouvoir rembourser son énorme dette.

L'Eurogroupe débat depuis des mois sur la reprise du transfert des intérêts de la dette à Athènes, mais en remontant seulement au début de l'année 2017.

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Commentaires
a écrit le 27/08/2018 à 5:43 :
a
a écrit le 26/08/2018 à 18:41 :
Il faudrait déjà que l'article soit précis ...
s'agit il de rembourser les interets perçus ( article), ou les bénéfices dégagés par ces prets (titre de l'article)?
ce qui n'est pas exactement la meme chose ....
Quant aux commentaires anti germaniques sur cet article , je plains juste leurs auteurs
Réponse de le 30/08/2018 à 23:27 :
Au fait, il s'agit des bénéfices tirés des titres achetés souvent avec une forte décote sur les marchés financiers et remboursés intégralement par la Grèce.

Garder ces bénéfices réalisés dans le cadre d'une opération supposée de solidarité envers la Grèce rabaisserait les banques centrales européennes au niveau d'un vulgaire fund spéculatif.
a écrit le 26/08/2018 à 10:24 :
On aurait préféré que l'Allemagne paie la Dette qu elle doit à la Grèce depuis la fin de la deuxième Guerre Mondiale , Dette qu elle a "escamoté" lors de la chute du Mur de Berlin !!!
a écrit le 25/08/2018 à 20:25 :
Les allemands veulent redorer leur image. Le vieux Schauble n'était pas aussi conciliant.
L'Allemagne est et restera toujours une nation prédatrice. L'Europe, l'Union ne sont qu'un moyen pour écraser les autres.
Réponse de le 26/08/2018 à 9:25 :
Schaüble et Tsipras (qui s'est assis sur les résultats du référendum de 2015 et a refusé le jeu de bonneteau de Varoufakis) ont sauvé la Grèce.
Réponse de le 26/08/2018 à 10:20 :
C‘est toi le prédateur ! Tu ne connais RIEN de l‘Allemagne !

C‘est une chise normale pour l‘Allemagne pas comme en France où les gens se font toujours du fric sur le dos des autres.

Un exemple de normalité en Allemagne ? La caution que l‘on donne pour un logement locatif. Le proprio va la mettre sur un compte oui mais les intérêt reviennent au locataire à la rupture du bail.

Donc, le gouvernement ne fait qu‘appliquer ce qu‘ils font déjà en Allemagne dans d‘autres domaines.
Réponse de le 26/08/2018 à 11:37 :
Dommage que la dernière décennie me donne raison concernant le comportement de l'Allemagne vis à vis de l'union. Bon courage auprès de vos maitres.
Réponse de le 26/08/2018 à 16:14 :
Quand on refuse d'effacer une ardoise contractée par menfoutisme et superficialité, on est prédateur, comme c'est commode.
En mettant les Grecs face à leurs reponsabilité, les Allamands et Schauble en premier ont obligé les Grecs et tous les autres peuples endettés pour leur confort à regarder leurs reponsabilités bien en face, fini l'excuse d faire porter la fautes aux politiques, c'est au peuple de comprendre qu'on ne s'endette pas indefiniement et sans consequences, et ca vaut pour nous.
Réponse de le 27/08/2018 à 18:57 :
@bruno_db - "...ont sauvé la Grèce"...vous êtes sérieux ?
Réponse de le 27/08/2018 à 19:05 :
@Steph, je ne sais pas ce que le peuple a compris mais toi, tu ne comprends pas que l'Allemagne et la Grèce ne peuvent pas partager la même monnaie. Ton utopie européiste est vouée à l’échec. Quant à accepter que l'Allemagne dicte aux autres ce qui est bien ou pas, j'ai honte pour toi !
a écrit le 25/08/2018 à 18:50 :
Le ministre des finances allemand ferait mieux de ne rien dire, car l'effet d'annonce cache une triste réalité : " L'Eurogroupe débat depuis des mois sur la reprise du transfert des intérêts de la dette à Athènes, mais en remontant seulement au début de l'année 2017 " ! La Grèce n'est donc pas prête de revoir les bénéfices encaissés de 2014 à 2016 : soit plus de 6 milliards, qui laissent un pays dévasté par les fameuses réformes structurelles, conditions imposées par la toîka aux malheureux emprunteurs .
Moscovici, commissaire européen aux affaires économiques, sur France Inter le 20/8 : " la Grèce est sortie d'affaire, elle peut marcher seule sur ses deux pieds" : Lire: Le monde parallèle de Pierre Moscovici -et- La dette grecque est une poule aux œufs d'or, le pillage va continuer .
a écrit le 25/08/2018 à 18:33 :
Un geste bienvenu pour soulager le peuple grec qui a bien souffert ...
Réponse de le 26/08/2018 à 9:26 :
Il faut évidemment que la Grèce ne redistribue pas ces sommes et les consacre intégralement au désendettement.
a écrit le 25/08/2018 à 17:06 :
Personne ne veut s'enrichir sur le peuple Grec ? Arrêtons l'hypocrisie !
Ce sont quand même les grecs qui se sont surendettés.
Le prêteur court toujours un risque. Et concernant la Grèce, le marché jugeait le risque très grand, d'où des taux élevés.
Or les autres États européens ont aidé la Grèce avec des taux nettement inférieurs comparés à ceux du marché ... le peuple Grec devrait s'estimer heureux de cette aide au lieu de toujours blâmer ses partenaires européens. Nous n'aurions pas dû aider la Grèce et la laisser assumer toute seule son endettement.

En plus rembourser la totalité des intérêts signifirait que ce sont les partenaires qui payeraient l'inflation ...
Garder un taux au minimum égal à celui de l'inflation aurait été du bon sens...
a écrit le 25/08/2018 à 16:12 :
Il ne suffira pas à panser les plaies grecques, qui sont encore à vif, mais ça permettra d'y passer un peu de baume apaisant.

Plus important, et je pense que c'est la raison principale. l'Europe et la BCE ne veulent pas laisser le sentiment qu'ils font des bénéfices financiers que les malheurs du peuple grecque.

Dont acte, mais cela ne suffira pas à faire n'oublier que les banques privées ont largement profité et abusé des taux usuraires avec la complicité passive de la BCE, et de la grande braderie des biens grecs imposée par l'Europe, dictateur économique et social..

On approche des élections et le pire cauchemar des européens les plus lucides serait une majorité de nationalistes fanatiques au parlement européen qui bloquerait son fonctionnement et mettrait tout l'édifice en danger.
Il est peut être trop tard et l'Europe est peu être à l'aube d'une implosion.
a écrit le 25/08/2018 à 15:17 :
Trop sympa...

Et tous les ports grecs vendus au rabais à certains groupes étrangers triés sur le volet ?
Et les centaines de milliers de propriétés saisies par le fisc et revendues aux banques une bouchée de pain ?
Et tout le secteur public démantelé au profit des mêmes groupes étrangers ?

Ca aussi ils vont le rendre ?

Laissez moi rire...
La finance s'est gavée sur la crise grecque.. Crise prévue avant même l'entrée dans l'UE.
Réponse de le 25/08/2018 à 15:47 :
Souvenons-nous que personne n’a forcé les grecs à se surendetter...

L’Allemagne est tout sauf exempte de fautes, mais il faudrait quand même que chacun assume ses responsabilités.

Bref, la mauvaise foi anti-UE atteint des sommets stratosphériques.
Réponse de le 25/08/2018 à 17:01 :
A Tom : C'est vrai personne n'a forcé les grecs à s'endetter.De même, personne n'oblige un toxico à acheter sa dope à un trafiquant. Parce que, dans l'histoire, les banques qui ont prêté ne savaient pas ce qu'elles faisaient ? ....
Réponse de le 25/08/2018 à 17:16 :
Delenda Europa!
Réponse de le 25/08/2018 à 18:34 :
Peut-être que si les gouvernements Grecs successifs ne s'étaient pas gavés de prêts, ils n'en seraient pas là aujourd'hui aussi ?

Non parce qu'avec un tel niveau d'endettement, ils auraient peut-être dû se poser des questions avant, que les Européens aident je veux bien, qu'on paie à leur place franchement ce serait trop facile !

Donc c'est un peu facile d'accuser les autres de la situation dans laquelle ils se sont mis tout seul...
Réponse de le 26/08/2018 à 9:28 :
@nasrudin : les stats grecques étaient maquillées, les prêteurs avaient donc une vision faussée de la situation.
Réponse de le 26/08/2018 à 20:19 :
les stats grecques étaient maquillées : certes, mais, sous le manteau, toutes les banques le savaient plus ou moins, et d'ailleurs, certaines le savaient même de source sûre. A quoi sert un taux d'intéret sur un prêt, si ce n'est, entre autre, à faire son métier de banquier qui consiste à évaluer la fiabilité de l'emprunteur, la fiabilité de ses garanties, etc.
Par contre, les banques savaient aussi qu'en cas de défaut la BCE serait là, tout comme les états européens.
a écrit le 25/08/2018 à 14:53 :
décidément nous resterons toujours les vassaux de nos hommes politiques.Eux ils vivent au-dessus de leurs moyens qu'à cela ne tienne les intérêts des capitaux nécessaires à combler les déficits seront remboursés logique: c'est nous qui remboursons capital et intérêts dans nos impôts et taxes de toutes sortes. Moi si j'ai le malheur de sombrer dans des dettes je paierais des intérêts au taux fort , je rembourserais le capital et en plus ci cela tourne mal je serais fiché à la banque de france. Cherchez l'erreur. Quand comprendrons-nous qu'il est temps de faire rendre des comptes à ces ursupateurs.

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