L'auteur de l'attaque terroriste de Londres déjà condamné pour terrorisme

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Le périmètre est encore bloqué sur le London Bridge ce samedi 30 novembre, au lendemain de l'attaque au couteau qui a fait deux morts, en plus de l'auteur, déjà condamné pour des faits de terrorisme.
Le périmètre est encore bloqué sur le London Bridge ce samedi 30 novembre, au lendemain de l'attaque au couteau qui a fait deux morts, en plus de l'auteur, déjà condamné pour des faits de terrorisme. (Crédits : Reuters)
L'individu qui a poignardé plusieurs personnes vendredi sur le London Bridge, en blessant deux mortellement, a été abattu par la police. Il avait déjà été condamné pour des faits de terrorisme.

Un homme portant une ceinture d'explosifs factice a tué deux personnes et en a blessé trois autres à l'arme blanche, vendredi sur le London Bridge, dans le centre de Londres, avant d'être abattu par la police, qui parle d'un acte "terroriste".

La police britannique a identifié l'assaillant sous le nom de Usman Khan, un homme de 28 ans, qui avait déjà été condamné pour des faits de terrorisme et était sorti de prison l'an dernier.

"L'individu était connu des autorités, il avait été condamné en 2012 pour des faits de terrorisme", a déclaré Neil Basu, un des responsables des services antiterroristes britanniques, ajoutant qu'il avait bénéficié d'une remise en liberté conditionnelle en décembre 2018.

Le Times, citant des sources gouvernementales, a rapporté vendredi soir que l'assaillant était sorti de prison après avoir accepté de porter un bracelet électronique.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré vendredi soir qu'il était primordial que les criminels violents purgent leur peines.

"C'était une erreur de permettre aux criminels et violents de sortir plus tôt de la prison et il est très important de sortir de cette habitude et d'appliquer les peines appropriées aux criminels dangereux, en particulier les terroristes", a-t-il affirmé.

Le ministre d'Etat à la Sécurité, Brandon Lewis, a fait savoir samedi sur Sky News que la police ne cherchait pas d'autre suspect dans cette enquête.

Les forces de l'ordre ont été alertées à 13h58 d'un incident sur le London Bridge ("Pont de Londres"), théâtre d'un attentat djihadiste en juin 2017. Des assaillants avaient alors foncé au volant d'un véhicule sur des passants, avant des attaques au couteau dans le quartier proche de Borough Market.

Ces actes, qui avaient fait huit morts (hors les assaillants) et 48 blessés, avaient été revendiqués par le groupe Etat islamique (EI).

La campagne suspendue temporairement

Une vidéo de 14 secondes postée sur Twitter montre trois policiers armés s'éloignant à reculons d'un homme qui gît sur la chaussée. Deux des policiers pointent leur arme sur l'homme, qui bouge légèrement.

Sur une autre vidéo prise d'un autre angle diffusée sur le réseau social, on voit une demi-douzaine d'hommes plaquant le suspect au sol et lui arrachant son arme. Deux coups de feu retentissent peu après et l'homme s'immobilise.

Des photos et vidéos sur Twitter montrent également des bus et des voitures à l'arrêt sur le pont, ainsi que plusieurs véhicules de police et un poids-lourd blanc en travers de la voie.

"Nous travaillons également pour bien comprendre ce qui s'est passé et déterminer si d'autres personnes sont impliquées", a dit à la presse Cressida Dick, cheffe de la police de la ville.

Boris Johnson a réuni dans vendredi soir son cabinet de sécurité.

"Je veux rendre hommage à l'extraordinaire bravoure des passants qui sont intervenus physiquement pour sauver la vie d'autres personnes", a-t-il déclaré à la presse. "Ce pays ne sera jamais impressionné, divisé ni intimidé."

Sadiq Khan, maire de Londres a salué pour sa part "l'héroïsme" de passants qui ont maîtrisé l'homme armé d'un couteau.

"Mes pensées accompagnent le peuple britannique, les victimes et leurs proches, après l'attaque terroriste survenue en plein cœur de Londres. Je redis avec force notre détermination à lutter ensemble contre ceux qui veulent nous atteindre par la terreur et la violence", a déclaré pour sa part le président de la République française, Emmanuel Macron, sur Twitter.

La campagne pour les élections générales du 12 décembre a été suspendue temporairement.

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Commentaires
a écrit le 01/12/2019 à 14:37 :
En France par idéologie positive sur l'immigration, on ne peut que constater que le ver est dans le fruit, et que celui-là pourrira.
a écrit le 01/12/2019 à 9:46 :
C'est une information économique ça ?
a écrit le 30/11/2019 à 20:11 :
"condamné pour faits de terrorisme".... Le truc qui ne veut rien dire en l'occurrence mais qui n'est pas une spécialité anglaise.

Il n'y a des centaines de prisonniers en France dans le même cas et pour certains tout ce qu'on peut leur reprocher c'est une appartenance hypothétique à un groupe hypothétique pour préparerait un attentat hypothétique.

Alors on les fourre en prison. Et comme on n'est pas foutu de leur donner d'autres raisons de vivre que la haîne, on les relâche dans un état pire qu'à leur arrivée.

Soyons clairs, on n'a toujours rien compris à ce terrorisme polymorphe qui résulte d'autant de motivations différentes que d'individu, d'oû l'échec retentissant des entreprises de dé-radicalisation de masse.

Il faudrait faire du sur-mesure, mais avec des prisons surchargée et une justice clochardisée, c'est un doux rêve.
a écrit le 30/11/2019 à 19:12 :
ce qui est bien, cest que la justice dans les pays occidentaux se trompe de guerre
pas la peine de chercher des discours fumeux aux montees des populisme
vous voulez du hitler? he ben vous allez l'avoir, pas la peine de baver de la bonne morale baveuse de gauche quand ca va arriver...
les citoyens lambda en ont marre de se faire egorger ou tirer dessus par des innocents multirecidivistes
Réponse de le 01/12/2019 à 19:22 :
@churchill
"La morale baveuse de la gauche"!!!!
La morale n'a rien à voir avec la gauche, ni avec aucun parti démocrate. Vous confondez la morale et le Droit.
La morale, c'est pour les curés, les ayatollah, les prédicateurs de toute religion, qui peuplent le Monde et généralement les alliés des dictateurs.
Les propos que vous tenez vous assimilent à ces cliques.
a écrit le 30/11/2019 à 17:00 :
Déjà condamné ... pour terrorisme...
Les juges qui les laissent en liberté sont «  autant responsables « 
Il faudrait les «  badger «  à vie ces fous
Condoléances aux familles des victimes.
a écrit le 30/11/2019 à 13:33 :
La démocratie , les droits de l'homme ce n'est pas pour ces fous islamistes . Les chinois savent faire . Ils sont l'avenir .
a écrit le 30/11/2019 à 13:01 :
Le "plus tot" est de trop.
Il faut mettre ces fous a l'ombre ou bien des quartiers definitivement fermes ou ils pourront croupir.
Pas de mansuetude.
a écrit le 30/11/2019 à 11:52 :
Ce sont des assassins en puissance que l'on relâche vraiment trop vite. Tristesse pour les victimes de ce meurtrier et condoléances aux familles qui subissent avec leur peine aussi ce laxisme

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