En Auvergne Rhône-Alpes, les montagnards et élus saisissent le Conseil d'Etat

Marie Lyan
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Les stations et leurs remontées mécaniques s'élèvent désormais au rang du symbole, suscitant une union des tissus politiques et économiques au sein des territoires d'Auvergne Rhône-Alpes.
Alors que l'annonce d'une fermeture des domaines skiables jusqu'à la mi-janvier par Emmanuel Macron, ensuite confirmée par Jean Castex, avait suscité l'ire des professionnels de la montagne, ces derniers annoncent ce mercredi le dépôt d'un recours auprès du Conseil d'Etat, aux côtés de la Région Auvergne Rhône-Alpes. Et n'attendront pas leur prochaine réunion, prévue le 11 décembre prochain avec le premier ministre, pour donner de la voix. Leur objectif : contraindre l'Etat à revenir en urgence sur sa décision visant à empêcher l'ouverture de l'ensemble des remontées mécaniques en France avant les fêtes de fin d'année.
Un débat alimenté au cours des dernières semaines par plusieurs réunions, demeurées infructueuses, mais également par des propos tenus ce mercredi matin dans une interview par Jean Castex, qui évoquait, face à l'ouverture de certains domaines étrangers, la possibilité d'instaurer des contrôles aléatoires aux frontières afin de s'assurer que les Français n'aillent pas skier à l'étranger.
Tous rappellent désormais d'une même voix : « Nous avons essayé et nous essayons toujours de faire évoluer les positions nationales dans un esprit de dialogue, mais sans aucune avancée concrète à ce stade ».
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S'estimant « sollicités par de très nombreux acteurs de la montagne qui ne comprennent pas » les positions défendues par le gouvernement, ils ont ainsi décidé de saisir ensemble la justice avec un référé devant le Conseil d'Etat visant à annuler la décision de fermeture de leurs domaines skiables.
Marie Lyan