Profits 2009 du CAC 40 : les gagnants et les perdants, Lagardère a clos le bal

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Malgré la crise économique la plus violente depuis les années 1930, les grandes entreprises françaises ont dégagé un bénéfice de 49 milliards d'euros l'an dernier en baisse de 13,6 % par rapport à 2008. Dernier à publier, Lagardère subit une chute de 77% de son bénéfice net part du groupe à 137 millions d'euros... mais maintient son dividende.

C'est ce mercredi soir que Lagardère a clos la saison des résultats annuels des sociétés du CAC 40, en annonçant que son résultat net part du groupe a chuté à 137 millions d'euros en 2009, après 593 millions un an plus tôt. Le millésime 2009 est d'autant plus intéressant que la crise a rebattu les cartes d'un palmarès que l'on croyait relativement figé.

Pour seulement 30 millions d'euros de différence, Total a ainsi été détrôné de son éternelle place de premier contributeur aux bénéfices de l'indice parisien, par Sanofi-Aventis.

Autre fait saillant, le retour en force des "financières" qui, à l'image de BNP Paribas et d'Axa, sont à nouveau en bonne place dans le peloton de tête des plus gros bénéfices du CAC 40.

La pléiade de chiffres publiés depuis un mois porte indéniablement les stigmates de la crise. Au total, si l'on exclut les performances des groupes aux exercices à cheval, les quarante plus grandes entreprises françaises ont dégagé l'an dernier un résultat net part du groupe de 49 milliards d'euros en baisse de 13,6 % par rapport à l'année précédente.

Trésoreries reconstituées

Finalement, et malgré une baisse de 8,8 % du chiffre d'affaires global à 1.147 milliards d'euros, les grandes entreprises françaises n'ont pas si mal résisté à la tempête. Elles sont désormais sept à afficher des pertes contre six en 2008. Il faut dire que, dans l'ensemble, les entreprises ont surtout concentré leurs efforts sur la gestion de leurs coûts. D'où la reconstitution de la trésorerie de la plupart d'entre elles. Face au ralentissement conjoncturel, elles ont majoritairement réduit la voilure. En puisant dans les stocks et en ayant parallèlement recours au chômage partiel ou à des fermetures de sites.

Reste que les entreprises n'ont désormais plus trop de marge de manoeuvre. Leur seul espoir réside dans une reprise de l'activité. Or les prévisions délivrées à l'occasion des résultats montrent surtout un gros manque de visibilité pour l'année en cours. Une tendance confirmée par les analystes dont le consensus table à l'heure actuelle sur un rebond de seulement 6,5 % de l'activité des sociétés européennes (hors financières) en 2010.

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