Quand le club des "low cost" se rebiffe

En créant un club, ces compagnies revendiquent la force de leur modèle en temps de crise, et veulent redorer leur blason.
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Des entreprises françaises se revendiquant low-cost ont fondé un club pour tenter de corriger leur image, qu'elles jugent écornée par les pratiques de la compagnie Ryanair. Elles veulent en outre profiter de la crise pour mettre en avant un modèle qui « rend du pouvoir d'achat aux consommateurs ». « Nous en avons assez d'être caricaturés, à cause des provocations de Michael O' Leary (le patron de Ryanair). Nous payons nos impôts et nos cotisations sociales. Nous appliquons les conventions collectives », s'insurge le publicitaire Jean-Paul Tréguet, coprésident du nouveau « Club des entreprises low-cost ».

Les « chevaliers blancs »

Parmi la dizaine d'adhérents, la chaîne d'hôtels Formule 1 (Accor), pionnière de l'hôtellerie low-cost, le hard discounter alimentaire Netto, la compagnie aérienne Transavia, l'enseigne de coiffure Tchip... Pour l'économiste Pascal Perri, coprésident du Club, ces entreprises sont les chevaliers blancs des consommateurs, en lutte contre les « rentes », les « monopoles » ou encore les « packages », ces « ennemis du pouvoir d'achat ». Les entreprises low-cost revendiquent aussi le fait d'élargir le marché sur lequel elles opèrent. Comme les hôtels Formule 1, qui ont accueilli une clientèle qui n'allait pas à l'hôtel. Ou les salons de coiffure Beauty Bubble, et leur coupe sur cheveux secs à 10 euros, qui ont fait le pari d'attirer une clientèle jugeant inutile de payer pour se faire laver les cheveux. « On a isolé le besoin de base, enlevé les fioritures. Le reste est laissé à l'appréciation du consommateur », explique Pascal Perri. La qualité des produits, les salaires comprimés ? Objections rejetées par les animateurs du Club. 

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Commentaires 5
à écrit le 05/12/2011 à 11:33
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Je les soutiens totalement et dommage qu a la SNCF on ne puisse choisir. J ai connu air inter et le prix des billets etaient aussi cher qu un Paris NY et on etait traite comme du betail et comme la SNCF toujours en greve,,,la concurrence a du bon SNC...

à écrit le 05/12/2011 à 10:05
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Je me fais coiffer à Londres régulièrement. Il est vrai que mon crâne est un peu beaucoup dégarni. Je demande une coupe "back & side". Prix : 8£ dans un salon très propre du East End (Charlton).

à écrit le 05/12/2011 à 7:19
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Pourquoi personne ne rappelle jamais à ces compagnie que leur viabilité vient du seul fait qu'elle perçoivent des aides financées par les contribuables!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

le 05/12/2011 à 8:04
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Parce qu'Orange, Air France et divers ex-monopoles n'ont jamais bénéficié d'aides? c'est une plaisanterie? ils étaient sous perfusion constante jusqu' a peu et AF n'a pas été foutu de faire un benef sur les 3 dernieres années alors qu'ADP leur fait u...

le 05/12/2011 à 11:03
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A3340AMIRI, vous avez raison, mais au mois AirFrance et les ex Monopoles ne venaient pas nous faire la lecon du low cost et ne se vantaient pas grossièrement facon O'Leary. Car c'est un fait régulièrement dénoncé par la Cour des Comptes que RyanAi...

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