C’est un contrat qui pourrait avoisiner les 15 milliards d’euros. Selon plusieurs sources concordantes, confirmant les informations des Echos, EDF est en discussions avec un consortium regroupant cinq entreprises (Eiffage, Bouygues, Vinci, NGE, Razel-Bec) en vue d’un accord portant sur l’ensemble du génie civil des six futurs réacteurs nucléaires de type EPR 2. « Je suis convaincu qu’il est possible de finaliser ce contrat au cours de l’été », assure à La Tribune un proche de ce dossier. Contactés par la rédaction, EDF, Vinci, NGE et Razel-Bec ne font pas de commentaires. Bouygues n’a pas répondu à nos sollicitations tandis qu’Eiffage renvoie la balle à EDF.
Il s’agit là d’un changement d’approche majeur. EDF avait, en effet, organisé un appel d’offres pour le génie civil des deux premières tranches atomiques, dont la mise en service est attendue au plus tôt en 2038 à Penly. Fin 2023, Eiffage remporte alors ce marché estimé à plus de 4 milliards d’euros. Mais pour les deux autres paires de réacteurs, prévues respectivement à Gravelines (Nord) et Bugey (Ain), l’électricien n’a pas opté pour de nouveaux appels d’offres. Il a lancé, en mars dernier, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour l’ensemble du génie civil du nouveau programme nucléaire.