Citigroup : l'Etat américain garantit 306 milliards d'actifs

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Le gouvernement américain va apporter sa garantie sur 306 milliards de dollars d'actifs de Citigroup, afin de tenter d'enrayer la crise de confiance sans précédent dont est victime la banque sur les marchés.

Une fois de plus, Washington accourt au chevet de Citigroup, l'ex-géant bancaire américain pris au piège de la crise des subprimes. L'Etat a accepté de garantir pour 306 milliards de dollars d'actifs "pourris" du groupe, afin d'éviter de nouvelles pertes sèches. En échange, le Trésor et le fonds de garantie FDIC (Federal Deposit Insurance Corp) vont recevoir des actions préférentielles. (Retrouvez le communiqué de Citigroup sur la garantie apportée par le gouvernement américain).

Le gouvernement va également injecter 20 milliards de dollars dans l'établissement, via son plan de soutien aux banques doté de 700 milliards. Citigroup a déjà bénéficié d'une aide de 25 milliards venus du désormais célèbre "plan Paulson". (Retrouvez la décision de la Fed).

Les négociations entre la direction de la banque et les autorités américaines ont duré tout le week-end. La presse s'est longuement interrogée sur la provenance des fonds qui vont permettre d'éponger les pertes de Citigroup. Mais pour l'instant, le gouvernement américain n'a pas donné de précision sur le sujet.

D'après le "Wall Street Journal" et le "Financial Times", il est possible que les actifs invendables du groupe, qui s'avèrent être des pertes sèches, pourraient être regroupés dans une structure dédiée. Ce scénario intervient alors que le Trésor avait précédemment annoncé qu'il renonçait à racheter les actifs toxiques de banques américaines.

La semaine dernière, le titre de Citigroup s'est effondré de 60% à Wall Street (-23% mercredi, -26% jeudi et -20% vendredi). Les marchés ne croient plus que l'ex-colosse du secteur bancaire américain puisse traverser la crise actuelle tout en conservant son indépendance. Les propos rassurants de la direction, le nettoyage de ses comptes et un plan social draconien (50.000 suppression d'emplois) n'ont pas suffi à restaurer la confiance des investisseurs jusqu'à maintenant. Au cours des quatre derniers trimestres, Citigroup a cumulé plus de 20 milliards de dollars de pertes nettes.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pourquoi l'Etat américain a-t-il cèder à City Group alors que le Trésor était contre ? Pourquoi imputer les erreurs des banques au contribuable qui devient malgré lui endetté pour l'avenir et dépendant des fonds des pays souverains ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
L'ancien patron de Citigroup Charles "Chuck" Prince a été remercié avec un chèque de 72 millions de dollars. La ruine de l'établissement qu'il dirigeait était d'autant plus inéluctable que l'homme confondait allègrement liquidités monétaires et liquidités des actifs (voir son interview surréaliste par le Financial Time du 9 juillet 2007 http://www.ft.com/cms/s/0/80e2987a-2e50-11dc-821c-0000779fd2ac.html?nclick_check=1)
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
L'ancien patron de Citigroup Charles "Chuck" Prince a été remercié avec un chèque de 72 millions de dollars. La ruine de l'établissement qu'il dirigeait était d'autant plus inéluctable que l'homme confondait allègrement liquidités monétaires et liquidités des actifs (voir son interview surréaliste par le Financial Time du 9 juillet 2007 http://www.ft.com/cms/s/0/80e2987a-2e50-11dc-821c-0000779fd2ac.html?nclick_check=1)
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
QUAND EST CE QU'ON MANGE
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A mon avis Citigroup sera racheté par un géant Chinois, mais quand ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
@Rachid : parce qu'une nouvelle faillite bancaire, surtout d'une banque d'une telle importance, et c une crise pire que 29 qu'on aura à traverser (on a vu ce que la faillite de LB a engendré). Les banques restent le poumon de l'économie réelle donc les refinancer c reculer pour mieux avancer. De plus il y a en contrepartie des actions préférentielles, ce n'est pas de l'argent perdu.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Parler "d'actifs" dans le cas présent est un abus de langage manifeste. Mais au point où l'on en est quelle importance ? Les mots ont perdu jusqu'à leur sens et cela permet aux traders de s'amuser en bourse .......

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