Cofinoga prévoit de supprimer 433 postes, surtout à Mérignac

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Cofinoga, spécialiste du crédit à la consommation, a annoncé vendredi qu'il prévoyait de supprimer 433 postes en France, dont l'essentiel concerne son site de Mérignac en Gironde.

La filiale du groupe LaSer, détenu à parité par les Galeries Lafayette et la banque BNP Paribas, a tenu dans la matinée un comité central d'entreprise (CCE) très attendu par les salariés.

Des rumeurs persistantes de suppressions de postes circulaient depuis plusieurs semaines au sein de l'entreprise qui emploie plus de 2.500 salariés.

"Le plan de sauvegarde de l'emploi tel qu'il est envisagé pourrait se traduire par la suppression de 462 postes (...) ramenés en pratique à 433 postes en net grâce à 29 créations de poste à Mérignac", explique la société dans un communiqué.

Le site de Mérignac sera le plus touché avec 397 postes supprimés. Quarante-quatre postes le seront aussi à Paris, ainsi que deux à Jurançon près de Pau dans les Pyrénées-Atlantiques.

Les 19 postes restants seront supprimés dans différentes agences en France, mais Cofinoga ne donne pas plus de détails.

"Nous demandons aux Galeries Lafayette et à BNP de nous aider à reclasser le personnel", a réagi à l'issue du CCE un délégué syndical de Cofinoga qui n'a pas souhaité être nommé.

"Bien sûr il y aura peut-être des personnes qui partiront dans le cadre de plan de volontariat mais il vaut mieux qu'un maximum de personnes puisse retrouver un emploi ou qu'on leur propose quelque chose."

"Tous les services seront impactés, le recouvrement, les administratifs, la comptabilité, le développement stratégique, le marketing, sous forme de saupoudrage mais nous ne savons pas encore de quelle manière", a de son côté déclaré à Mérignac Jean-Louis Gayon, délégué syndical CGT.

En fin de matinée, alors que le CCE se déroulait à Paris, une assemblée générale a réuni environ 200 salariés sur le site de Mérignac.

Les élus de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) ont annoncé leur venue sur le site en début d'après-midi à la rencontre des représentants des salariés.

Selon les syndicats, la crise et la loi Lagarde de 2010 destinée à encadrer les crédits renouvelables dits "revolving", spécialité de Cofinoga, ont entraîné une baisse d'activité.

"La crise provoque une baisse de la demande du crédit à la consommation avec un taux d'endettement des Français au plus bas depuis quinze ans", souligne Eric Delannoy, vice-président du cabinet de conseil en stratégie Wave.

"De plus, la mise en ouvre progressive de la réforme du taux de l'usure prévue par la loi Lagarde portant la réforme du crédit à la consommation a des conséquences financières lourdes", ajoute le consultant.

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Commentaires
a écrit le 23/01/2012 à 15:04 :
c'est malheureux pour ces employés,mais aux taux d'usures auquels ces boites de crédit prêtent, cela devrait les faire réfléchir. ils ont tué la poule aux oeuf d'or!
proposer des taux de 20% c'est la faute du gouvernement, qui devrait interdire ce genre de pratique!
et malheureusement,ceux qui se font prendre, subissent la pub, et n'ont malheureusement pas la jugeottte pour ne pas choisir ce genre de prêts
a écrit le 23/01/2012 à 10:37 :
Désolé, je ne suis pas assez riche pour prendre des crédits !!!
a écrit le 23/01/2012 à 1:20 :
Une autre raison est sans doute la fin du contrat entre Cofinoga et le groupe Casino pour la gestion des cartes de paiement, qui sont désormais gérées par un autre établissement.
Réponse de le 23/01/2012 à 11:46 :
Absolument. Et c'est même la raison principale car le nombre des dossiers de sur-endettement explose.
a écrit le 22/01/2012 à 10:59 :
avec cette banque la B N P ne se grandie pas elle a fait croire aux pauvre en realisant des profitS HONTEUX
Réponse de le 22/01/2012 à 13:34 :
Vous avez des chiffres comparatifs?
a écrit le 22/01/2012 à 10:53 :
Le malheur des uns fait le bonheur des autres !! C est comme les gens qui fument, ils me semble que c est bien écrit sur le paquet que "fumer tué" et ben pourtant beaucoup fument. Pareil pour le crédit, le taux est écrit non ?! Les gens n'ont qu'à lire au lieu de dépenser leur pognon comme des moutons dans les centres commerciaux le dimanche...
a écrit le 21/01/2012 à 10:02 :
moi ce qui m'étonne c'est qu'avec des taux usuriers, cette boite n'est pas capable de garder ses salariés.
a écrit le 21/01/2012 à 9:13 :
Donc 433 futurs utilisateurs de la fameuse carte de crédit.
Réponse de le 23/01/2012 à 10:38 :
NON il n'y a que les riches qui peuvent prendre des crédits ...... faites le calcul du cout du crédit, vous verrez !!!
a écrit le 20/01/2012 à 19:34 :
Espérons que la BNP s'engagera à reclasser toutes ces personnes.... mais une fois de plus 433 suppressions de postes (même sans licenciement... espérons le)
c'est encore une catastrophe pour les demandeurs d'emplois car si la BNP reclasse
les salariés de cofinoga, c'est 433 postes que la BNP ne proposera pas à pôle emploi...!!
a écrit le 20/01/2012 à 17:58 :
Bienvenu dans le monde fantastique du chômage, où même l'air est figé, où il à des gentils conseiller pour l'emploi qui en général sont bien embéter par rapport à vôtre situation de ne pas pouvoir répondre à vos attentes.
a écrit le 20/01/2012 à 17:38 :
Il est clair que pour les salariés les supressions de poste sont un drame mais que dire des clients qui ont du SUBIR des taux d'intérêts autour de 20% pendant des années et le harcèlement des recouvreurs pour ceux qui avaient des difficultés à rembourser, je me demande d'ailleurs comment on peut faire ce métier.
Certains citoyens pour des raisons liées aux difficultés de la vie ont du se plier à ce racket de ce type d'entreprise mais a-t-elle le droit de se nommer entreprise? il faut noter que parfois les banques refusent un crédit à un client en difficulté mais le dirige vers sa filiale racket belle moralité du banquier.
J'ai toujours été surpris que ce racket ne soit pas plus dénoncé. Il faut remarquer que les nouveaux d'intérêts fixés par l'Etat sont toujours sur la même ligne pour 2012.
Réponse de le 20/01/2012 à 19:44 :
La misère, les travailleurs pauvres, les chomeurs, les malades qui ne peuvent pas se soigner, les sans logis, toutes ces catégories cumulées sont devenues majoritaires dans cette France en déclin, en décomposition ...il est certain que ces catégories ne peuvent pas consommer, ils ne peuvent déjà pas vivre décemment... les Cofinoga, et autres systèmes voyous de la finance pervers d'endettement devraient être purement et simplement bouclés, fermés...
Réponse de le 20/01/2012 à 22:55 :
certes mais les gens qui signent ces contrats on devrait aussi leur couper les mains... parce que de toute évidence, si leur cerveau leur dit que c'est une connerie il s signent quand même... Ce besoin de consommation les tue mais ça, c'est pas grave?
Réponse de le 21/01/2012 à 8:30 :
la responsabilité individuelle devrait de nouveau e^tre enseigner à l'ecole car on voit à l'age adulte ce que ça fait. Des assistés. ces personnes sont pauvres et veulent consommer comme les autres. ces societes n'y peuvent rien. Elles en dépannent beaucoup. seul les gens qui en abusent se retrouvent pris à la gorge. tout les surendettés n'ont pas perdu leur emploi, loin s'en faut.

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