Les 5 tendances qui ont bouleversé les marchés cette année
latribune.fr

(Image d'illustration)
Reuters
latribune.fr

(Image d'illustration)
Reuters
En 2024, le Dow Jones, l'indice S&P 500 et le Nasdaq ont pulvérisé leurs records à Wall Street, dépassant respectivement les caps des 45.000, 6.000 et 20.000 points. « C'était une année exceptionnelle, permise par la performance des valeurs tech qui bénéficient de l'intelligence artificielle », explique Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement au sein de Pictet AM. Le cours du géant des puces Nvidia a bondi de plus de 170 %.
En Europe, les records ont aussi été au rendez-vous, mais dans une moindre mesure. L'indice Dax de Francfort, porté par son géant des logiciels SAP (+70 %) et Siemens Energy (+319 %), a tout de même dépassé les 20.000 points.
A Wall Street, la victoire de Donald Trump a donné un coup de fouet aux indices américains, emballés par les promesses de dérégulation et de baisses d'impôts du Républicain. « Le marché considère que cela fera plus de croissance, pour plus longtemps », explique Pierre Bismuth, directeur général et responsable des gestions de Myria AM.
En France, la dissolution de l'Assemblée Nationale a au contraire coupé l'herbe sous le pied du CAC 40, qui affichait une croissance de 6 % sur l'année avant juin... pour finalement reculer de 2,15 %.
Signes du doute des investisseurs : l'écart entre les taux d'intérêt sur dix ans entre la France et l'Allemagne s'est agrandi, évoluant autour des 0,80 point de pourcentage fin décembre, contre 0,50 point en début d'année.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

En 2025, les investisseurs seront attentifs à la mise en œuvre de la politique de Donald Trump en matière de tarifs douaniers, et aux élections anticipées en Allemagne en février.
Bénéficiant des promesses de dérégulation de Trump, le bitcoin a dépassé en 2024 les 100.000 dollars et grimpé de près de 120 %. L'ethereum, au deuxième rang des cryptomonnaies les plus fortes, a pris près de 50 % sur l'année.
Des matières premières, comme le café et le cacao ont aussi atteint des sommets, dopées par de mauvaises conditions météorologiques.
Les grandes banques centrales ont entamé des cycles de baisses de taux cette année, après les avoir hissés à des niveaux historiquement élevés pour lutter contre l'inflation.
La Banque nationale suisse a ouvert la voie en mars, avant la Banque centrale européenne (BCE) en juin, la Banque d'Angleterre en août et la Réserve fédérale américaine (Fed) en septembre.
Les investisseurs se sont interrogés sur le rythme adéquat à adopter : pas trop vite pour éviter de relancer l'inflation, pas trop lentement pour soutenir suffisamment l'activité. Le 5 août, de faibles chiffres sur l'emploi aux États-Unis ont fait craindre l'imminence d'une récession, provoquant un petit « lundi noir », avec des reculs de plus de 3 % à Wall Street.
Pour 2025, on souligne au contraire « la résilience de l'économie américaine et la résistance de l'inflation », selon Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marchés au sein de IG France. La Réserve fédérale américaine (Fed) a prévenu lors de sa dernière réunion le 18 décembre qu'elle se montrerait « plus prudente », provoquant le lendemain une plongée de 2 à 3 % des indices à Wall Street.
En zone euro, où la croissance reste atone, les investisseurs sont davantage optimistes quant aux perspectives de baisses de taux.
L'année 2024 a vu le fossé se creuser entre actions américaines et européennes, avec un « écart de performance de 25 %, du jamais vu », selon Catherine Garrigues, gestionnaire à Allianz GI. C'est le reflet d'une « économie américaine forte, avec une croissance et des gains de productivité importants », explique Christopher Dembik.
Au contraire, la faible performance de la zone euro et la mauvaise conjoncture en Chine, un partenaire crucial, ont plombé les valeurs européennes.
(AFP)
latribune.fr