Marchés : le CAC 40 est le seul indice boursier à terminer l'année 2024 dans le rouge
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Le CAC 40 enregistre une vraie contre performance par rapport aux autres indices européens.
SARAH MEYSSONNIER
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Le CAC 40 enregistre une vraie contre performance par rapport aux autres indices européens.
SARAH MEYSSONNIER
Luxe et politique ne font pas toujours bon ménage, surtout à la Bourse de Paris. A deux séances de la clôture de l'année, mardi prochain, le CAC 40 est en perte de 2,49% depuis le début de l'année, l'une de ses pires performances depuis la crise de l'euro. Et l'indice parisien est même le seul indice d'une grande place à terminer dans le rouge (sous réserve d'un rebond de dernière minute).
Ainsi, l'indice Stoxx Europe 600 gagne, à la clôture de vendredi 27 décembre, gagne 6 % depuis janvier, l'indice britannique FTSE 100 près de 5,4%, l'indice italien MIB 30 plus de 12,5%, l'indice espagnol IBEX 35 plus de 14% et, enfin, le DAX allemand, un pays en quasi-récession industrielle, s'envole de 19 % ! Et n'évoquons pas les performances (historiques) des indices américains.
Que s'est-il passé ? Bien sûr, c'est la conjugaison de plusieurs facteurs. Mais l'examen de l'évolution du CAC 40 au cours de l'année montre une cassure très nette à partir de l'annonce en juin de la dissolution de l'Assemblée nationale par le président Emmanuel Macron. Une décision qui a suscité une grave crise d'instabilité politique, et ce en pleine dérive des finances publiques.
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Cette crise politique, inédite sous la Ve république, alors que François Bayrou, devenu le quatrième premier ministre cette année, est déjà considéré comme en sursis, a lourdement pesé sur les grandes valeurs françaises « domestiques », comme les banques ou les services collectifs. Une sorte de prime de risque général est appliquée au secteur France, sans réel discernement de la part des investisseurs internationaux. Ce sentiment de défiance est aussi mesuré par la prime de risque payée par la dette d'État française, qui navigue actuellement autour de 80 points de base - soit dix points de base de plus que sous le gouvernement Barnier - alors que cette prime (par rapport à la dette allemande de référence) n'était que de 50 points de base avant la dissolution.