C'est « le » rendez-vous des marchés financiers : les résultats trimestriels de Nvidia, le fournisseur officiel des puces ultra-sophistiquées qui font tourner les moteurs de l'intelligence artificielle (IA) générative et dont la capitalisation boursière représente, à elle seule, 8 % de l'indice boursier S&P 500, donnent en effet le ton aux valeurs tech, principaux moteurs de performance des actions américaines depuis trois ans.
La publication ce soir des résultats du deuxième trimestre (année décalée 2025-2026) sera d'autant plus scrutée que les premiers doutes commencent à se manifester sur la poursuite du rythme de croissance effréné des investissements dans le domaine de l'IA. Le moment est en effet délicat.
L'essentiel du rebond des actions américaines depuis le mois de mai est alimenté par la tech, comme s'il n'y avait à nouveau pas d'autre choix que d'acheter des grandes capitalisations de ce secteur. Dans le détail, c'est même quatre géants de la tech, tous liés au développement de l'IA, qui focalisent la performance, à savoir Nvidia, Meta Platforms (Facebook), Microsoft et Broadcom (télécoms).
Ces quatre sociétés ne représentent pas moins de 60 % de la performance du S&P 500 depuis ses plus bas atteints lors du « jour de la libération » (des droits de douane) du 2 avril, selon les estimations de DataTrek Research à la mi-août. C'est donc le grand retour de l'hyperconcentration des marchés américains autour de quelques valeurs phares de Wall Street, alors que le niveau de valorisation globale des actions américaines est revenu à des niveaux élevés, de l'ordre de 22 fois les profits estimés durant les douze prochains mois.