C'est le cœur de la bataille entre les États-Unis et la Chine : les puces. Cette semaine, les autorités chinoises ont convoqué plusieurs grandes entreprises comme Tencent, Alibaba et ByteDance pour les inciter à ne plus acheter les machines H20 du géant américain Nvidia. Avec un objectif : ne plus être à la merci de Washington.
Une leçon apprise après que Donald Trump a coupé l'herbe sous le pied des ingénieurs chinois en interdisant l'export des H20 dans le pays en avril. Un stress test pour les entreprises chinoises puisque cette puce, l'une des plus puissantes disponibles sur le sol chinois, est indispensable pour entraîner et améliorer les modèles d'intelligence artificielle. Si son envoi de l'autre côté du pacifique est de nouveau autorisé depuis fin juillet, cet épisode semble avoir fait l'effet d'un électrochoc pour Pékin. Dépendre de la technologie américaine est dangereux, surtout en pleine guerre commerciale.
Pour sortir de cette situation, la Chine compte sur son champion national : Huawei. Conscient du vide laissé par Nvidia, le géant technologique chinois a annoncé en avril l'arrivée de l'Ascend 920, une puce promise comme aussi puissante que sa concurrente américaine dont la production en série devrait démarrer au second semestre 2025. Pile au moment où le gouvernement chinois commence à faire pression pour que ses entreprises arrêtent d'acheter des H20.